
- 208 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
Faites danser votre cerveau
Ă propos de ce livre
La danse est une activitĂ© qui permet de booster son corps, mais aussi son cerveau. Partant des progrĂšs rĂ©alisĂ©s par la neurobiologie au cours de ces vingt derniĂšres annĂ©es, Lucy Vincent nous explique ici en quoi la coordination de mouvements complexes au rythme de la musique stimule nos connexions cĂ©rĂ©brales, en mĂȘme temps qu'elle prĂ©serve notre santĂ© et renforce notre estime de soi. Vie stressante, Ă©puisement psychique, troubles de l'humeur, difficultĂ©s relationnelles, kilos en tropâŠÂ : il n'y a guĂšre de problĂšme qui reste insensible Ă la pratique rĂ©guliĂšre de la danse ! Neurobiologiste, Lucy Vincent est l'auteur de plusieurs ouvrages qui ont Ă©tĂ© de trĂšs grands succĂšs, parmi lesquels Comment devient-on amoureux ? et L'Amour de A Ă XY.
Foire aux questions
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Informations
Ăditeur
Odile JacobAnnée
2018Imprimer l'ISBN
9782738143761ISBN de l'eBook
9782738143778CHAPITRE 1
Danser,
ça fait du bien au cerveau !
« Celui qui ne danse pas est coupé de la réalité. »
Friedrich NIETZSCHE.
« Il nây a rien qui soit si nĂ©cessaire aux hommes que la danse. Sans la danse, un homme ne saurait rien faire. Tous les malheurs des hommes, les travers funestes dont les histoires sont remplies, les bĂ©vues des politiques et les manquements des grands capitaines, tout cela nâest venu que faute de savoir danser. »
MOLIĂRE.
« Fais attention à ce que tu danses, car ce que tu danses, tu le deviens. »
Susan BUIRGE.
On parle la plupart du temps des « activitĂ©s sportives » comme si elles Ă©taient interchangeables, mais câest loin dâĂȘtre le cas. Pour faire votre jogging, il vous faut un bon entraĂźnement cardio-vasculaire, mais vous ne vous demandez pas si vous allez oublier les pas. MĂȘme chose pour le cycliste ou le nageur qui peuvent avoir des soucis de stratĂ©gie de course, mais pas dâexpression Ă©motionnelle. Et la danse ? Eh bien, la danse se distingue par le fait quâelle mobilise toutes sortes dâaptitudes. En fait, peu de sports en mobilisent autant. Ăquilibre, travail musculaire de tout le corps, coordination, expressivitĂ©, interactions avec un partenaire, respect du rythme : quand on y rĂ©flĂ©chit, il nây a guĂšre de fonction corporelle ou cĂ©rĂ©brale qui ne soit pas sollicitĂ©e. Et, cerise sur la pirouette, Ă la diffĂ©rence de beaucoup dâautres activitĂ©s, on danse toujours pour le plaisir, et pas en se disant quâon va-souffrir-mais-que-câest-pour-son-bien. Sans dire que la danse soit le seul sport qui vaille la peine, disons quâelle comporte beaucoup dâavantages spĂ©cifiques, Ă commencer par le travail cognitif quâelle impose. Dans ce premier chapitre, nous allons voir plus en dĂ©tail comment le travail du corps agit directement sur nos neurones quand nous dansons.
Le brain-building
Les effets dâun programme dâapprentissage de danse ont Ă©tĂ© comparĂ©s avec les effets dâune sĂ©rie dâexercices rĂ©pĂ©titifs (Muller, Rehfeld et al., 2017). 22 seniors en bonne santĂ©, ĂągĂ©s de 63 Ă 80 ans, sâĂ©taient portĂ©s volontaires pour une pĂ©riode de dix-huit mois. AprĂšs six mois seulement, on sâest aperçu que les danseurs pouvaient sâenorgueillir dâun gonflement significatif de la matiĂšre grise dans leur gyrus prĂ©central (partie du cortex moteur qui dirige les mouvements), ce qui signifie que la danse (et pas les mouvements rĂ©pĂ©titifs) crĂ©e de la matiĂšre cĂ©rĂ©brale. Dâautre part, ces mĂȘmes danseurs prĂ©sentaient un accroissement de leurs facteurs de croissance neuronale, ce qui dĂ©montre que le lien danse-cerveau passe par la voie hormonale. Enfin, on pouvait observer chez eux une augmentation du volume de la rĂ©gion parahippocampique (structure centrale dans le fonctionnement de la mĂ©moire), ce qui est une façon trĂšs concrĂšte de confirmer ce que lâon sait sur les effets de la danse sur la mĂ©moire. Les chercheurs en ont conclu quâun programme de danse, avec apprentissage constant de nouveaux pas, Ă©tait plus bĂ©nĂ©fique que la simple rĂ©pĂ©tition de mouvements pour amĂ©liorer le fonctionnement du cerveau.
La danse comme fonction supérieure du cerveau
Est-ce si Ă©tonnant ? Quand on y pense, tout ce quâon connaĂźt du monde est entrĂ© dans notre cerveau par le biais de nos sens : on a Ă©coutĂ© des explications, regardĂ© des schĂ©mas, perçu des diffĂ©rences de tempĂ©rature ou de pression, respirĂ© des arĂŽmes, goĂ»tĂ© Ă des plats⊠Ensuite, et ensuite seulement, notre cerveau a ordonnĂ© ces informations en les classant et les associant de maniĂšre Ă en tirer des stratĂ©gies pour assurer notre survie et notre reproduction. Tout au long de notre vie, de nouvelles informations arrivent ainsi jusquâĂ nous, et lâorganisation de nos rĂ©seaux sâajuste pour pouvoir incorporer les nouvelles donnĂ©es. Dans nos apprentissages, le corps joue un rĂŽle central. Câest lui qui affronte le monde extĂ©rieur, qui lâexpĂ©rimente, et il est dâune sensibilitĂ© et dâune finesse remarquables dans le traitement de toutes ces informations.
Peut-ĂȘtre ĂȘtes-vous convaincu comme beaucoup que lâintelligence liĂ©e Ă notre corps reste dĂ©risoire par rapport Ă celle que fournit la lecture dâun livre ou lâĂ©coute dâun cours de philo. Ce nâest pas le cas. En vĂ©ritĂ©, toute lecture, toute leçon ne peut ĂȘtre absorbĂ©e que par un cerveau qui a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©. Cette prĂ©paration, câest le corps qui sâen charge grĂące Ă son systĂšme sensoriel et elle sâenrichit au fil des expĂ©riences vĂ©cues, rendant notre cerveau de plus en plus apte Ă manier des concepts complexes et virtuels. Alors mens sana in corpore sano ? Disons plutĂŽt mens intelligens in corpore movens !
Le mouvement crée le cerveau
Premier point qui mĂ©rite rĂ©flexion : seuls les ĂȘtres vivants qui bougent sont dotĂ©s dâun systĂšme nerveux central. Si le cerveau a Ă©tĂ© « inventĂ© » par lâĂ©volution, câest dâabord pour gĂ©rer les mouvements du corps et la coordination des organes. Des animaux relativement Ă©voluĂ©s comme la mĂ©duse ou lâoursin nâen ont mĂȘme pas, car leur survie peut ĂȘtre garantie par une simple sĂ©rie de rĂ©flexes. Câest lâĂ©volution vers un corps complexe qui a imposĂ© lâexistence dâun cerveau. Vu ainsi, on comprend que mieux utiliser son corps puisse permettre dâoptimiser le fonctionnement de son cerveau.
Quand il ne se déplace plus,
son cerveau se résorbe !
son cerveau se résorbe !
Les Tunicata illustrent trĂšs bien Ă quel point le cerveau est au service du corps. Cette espĂšce de limace de mer passe la plupart de sa vie attachĂ©e Ă un support fixe. Ce nâest que pendant la premiĂšre pĂ©riode de son existence, quand elle est Ă lâĂ©tat de larve, quâelle garde une Ă©bauche de systĂšme nerveux â une « notocorde » â qui lui permet de se dĂ©placer Ă la recherche dâune niche idĂ©ale Ă laquelle sâattacher pour sa vie future. Par la suite, cette notocorde se rĂ©sorbe, nâayant plus dâutilitĂ©.
Chez lâĂȘtre humain, on sait que la mise en place du cerveau se fait sous lâinfluence de contractions musculaires spontanĂ©es chez le fĆtus. Ces micromouvements stimulent la mise en place des rĂ©seaux nerveux qui commencent Ă sâactiver, envoyant en retour des stimuli aux muscles pour affiner progressivement le contrĂŽle moteur.
Câest dâabord le muscle qui commande au cerveau
Les muscles, pendant leur formation in utero mais aussi durant lâenfance, produisent des petites contractions, quâon appelle twitches, pendant le sommeil REM, câest-Ă -dire le sommeil des rĂȘves. Le REM (rapid eye movement) Ă©tant caractĂ©risĂ© par une paralysie des muscles, on a longtemps cru que ces microcontractions Ă©taient sans importance. Aujourdâhui, on sait quâelles sont cruciales pour le dĂ©veloppement de lâensemble corps-cerveau. Loin dâĂȘtre alĂ©atoires, elles se font suivant un rythme coordonnĂ© et contribuent Ă la formation du systĂšme nerveux, mais aussi des os et des articulations.
PS. Il existe un site Internet (www.twitchsleep.net) oĂč il est possible de voir des vidĂ©os dâespĂšces en train de « twitcher » pendant leur sommeil (Blumberg et Dooley, 2017).
Les connexions dans le cerveau ou entre le cerveau et le corps sont liĂ©es Ă lâactivitĂ© des muscles qui, dĂšs leur apparition, commencent Ă effectuer des mouvements sans utilitĂ© apparente, mais qui, en rĂ©alitĂ©, fournissent les stimuli Ă©lectriques permettant dâorganiser les systĂšmes sensori-moteurs cĂ©rĂ©braux. Les neurones ainsi mis en place stimulent Ă leur tour les muscles qui les ont formĂ©s. Ces allers-retours de stimuli-rĂ©ponses consolident les circuits qui produisent les mouvements typiques quâon peut voir chez le fĆtus et le nouveau-nĂ©. Le mouvement et le cerveau sont si Ă©troitement liĂ©s quâil est mĂȘme possible de diagnostiquer des lĂ©sions cĂ©rĂ©brales simplement en observant les mouvements de nouveau-nĂ©s ou leur posture au repos. Chez des enfants prĂ©sentant une paralysie cĂ©rĂ©brale, on a ainsi pu relever des anomalies de posture, lâabsence totale de certains mouvements typiques dans le rĂ©pertoire dâun nouveau-nĂ© et la coordination de mouvements insolites (Ferrari, Prechtl et al., 1997).
Des bĂȘtises pas si bĂȘtes
Les enfants pratiquent spontanĂ©ment des petits mouvements sans but apparent quâon appelle « fidgets » â les Anglais disent trĂšs souvent Ă leurs enfants : « Stop fidgeting ! », lĂ oĂč en français on dirait : « Tiens-toi tranquille. » Cette activitĂ© qui paraĂźt totalement inutile a fait lâobjet dâune Ă©tude trĂšs sĂ©rieuse. Les chercheurs ont rĂ©guliĂšrement filmĂ© 130 enfants jusquâĂ leur deuxiĂšme anniversaire afin dâanalyser tous les fidgets quâils produisaient. Ils ont observĂ© que 67 des 70 enfants (soit 96 %) qui avaient des mouvements « fidgety » normaux prĂ©sentaient un dĂ©veloppement neurologique Ă©galement normal. En revanche, lâabsence totale de fidgets ou leur caractĂšre « anormal » Ă©taient corrĂ©lĂ©s Ă des anomalies neurologiques (infirmitĂ© motrice cĂ©rĂ©brale, retard dĂ©veloppemental, signes neurologiques mineurs). La spĂ©cificitĂ© et la sensibilitĂ© de cette mĂ©thode dâobservation des fidgets Ă©taient meilleures que celles des diagnostics par Ă©chographie cĂ©rĂ©brale (Prechtl, Einspieler et al., 1997).
Le dĂ©veloppement de notre cerveau dĂ©pend donc des nombreuses expĂ©rimentations que font tout naturellement les enfants laissĂ©s libres de leurs mouvements : tout goĂ»ter, tout Ă©prouver, tout toucher⊠Toutes leurs bĂȘtises sont en fait des graines dâintelligence ! Ce sont des comportements qui leur permettent dâincorporer dans leur cerveau les propriĂ©tĂ©s du monde pour mieux sâorienter, se nourrir, se chauffer, se protĂ©ger et, plus tard, se reproduire. Par bonheur, il nây a pas de date limite Ă ce processus et, mĂȘme si on est moins portĂ© Ă tout mettre Ă la bouche Ă 25 ans, on continue Ă intĂ©grer de nouvelles expĂ©riences qui renouvellent nos rĂ©seaux cĂ©rĂ©braux tout au long de la vie⊠à condition, toutefois, de continuer Ă expĂ©rimenter physiquement son environnement !
Maintenant, est-ce que les effets du mouvement sur le cerveau se limitent Ă la construction des circuits qui gĂšrent la motricitĂ© ? Cette question est au cĆur dâun domaine de recherche quâon appelle embodiment et qui vise Ă comprendre comment les parties du corps en dehors du cerveau contribuent aux processus cognitifs et aux Ă©motions. Historiquement, on a commencĂ© Ă rĂ©flĂ©chir Ă lâexploitation des effets du mouvement sur le cerveau quand on sâest rendu compte que lâexercice physique Ă©tait un antidĂ©presseur « naturel ». Comme on venait Ă lâĂ©poque (les annĂ©es 1970) de dĂ©couvrir les endorphines et leur effet euphorisant, il a Ă©tĂ© facile de montrer quâeffectivement lâexercice libĂšre bien des endorphines. On a alors trouvĂ© une explication toute simple : lâexercice assure la libĂ©ration dâendorphines, lesquelles ont un effet euphorisant et, donc, antidĂ©presseur. Sauf que les endorphines ne fournissent pas lâexplication spĂ©cifique de ce mieux-ĂȘtre puisquâelles augmentent aussi en cas de douleur (pour la rendre supportable)⊠Reste que la dĂ©couverte de cet effet antidĂ©presseur a ouvert la voie Ă de nombreuses recherches approfondies sur les autres effets de lâexercice physique.
La notion dâexercice a longtemps Ă©tĂ© comprise, y compris par les chercheurs, comme une activitĂ© intense entraĂźnant des dĂ©penses importantes et dont lâefficacitĂ© se mesure quantitativement (taux cardiaque ou volume respiratoire), lâeffort se comptabilisant en calories dĂ©pensĂ©es. Nous allons voir que lâintĂ©rĂȘt de lâactivitĂ© physique pour le cerveau ne tient pas uniquement aux bouffĂ©es dâendorphines quâelle procure ou Ă la meilleure oxygĂ©nation quâelle entraĂźne ; en fait, bouger son corps rend aussi plus intelligent !
Le cerebellum ou comment le mouvement crĂ©e lâintelligence
On sait depuis longtemps que le cerebellum, ou cervelet, joue un rĂŽle essentiel dans la coordination des mouvements. Sans doute parce que nous sommes obnubilĂ©s par la puissance du cortex humain, roi de la pensĂ©e, nous jugeons a priori le cerebellum qui sâoccupe de mouvements moins « noble », moins digne dâintĂ©rĂȘt. En rĂ©alitĂ©, lâexpansion du cerebellum humain par rapport Ă celui des autres primates est plus importante encore que ne lâest celle du cortex. Le nombre de cellules quâil contient (69 milliards !) est de loin supĂ©rieur Ă celui prĂ©sent dans tout le reste du cerveau et, a fortiori, dans le seul cortex (16 milliards) (Lent, Azevedo et al., 2012). Bref, câest un organe un peu mystĂ©rieux avec des fonctions inexplorĂ©es, mais pas pour longtempsâŠ
Avant dâavancer dans lâexploration du rĂŽle du cerebellum dans lâintelligence, revenons sur son action bien connue dans la programmation des mouvements. Ceux qui ont appris Ă conduire se rappellent tous leur ...
Table des matiĂšres
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Introduction
- CHAPITRE 1 - Danser, ça fait du bien au cerveau !
- CHAPITRE 2 - Danser pour séduire, mais aussi mieux travailler⊠- Danses et rites de la vie moderne
- CHAPITRE 3 - Danser, c'est bon pour la santé ! - Devenir un chaman d'aujourd'hui
- CHAPITRE 4 - La danse pour prendre connaissance de soi
- Table
- Conclusion
- Bibliographie
- Remerciements
- Du mĂȘme auteur chez Odile Jacob