
- 352 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
À propos de ce livre
Certains ne ferment pas l'œil de la nuit : trop de stress, de soucis, de contrariétés. D'autres dorment, mais mal, pas assez profondément ou plus comme avant : leur sommeil est dérangé, ils se réveillent fatigués. D'autres aussi dorment, et même plutôt bien, mais ils somnolent, piquent du nez, voire s'endorment carrément en pleine journée. Insomnie, perturbations du sommeil, somnolence diurne : derrière ces trois grands motifs de consultation se cachent des situations variées et des histoires singulières. Bien identifier votre problème pour mieux définir les solutions qui vous conviennent, voici ce que le docteur Chantal Hausser-Hauw vous propose de faire ici avec elle. Contre le stress du dimanche soir, les crampes, les apnées ou les migraines qui réveillent en pleine nuit, parce que votre sommeil est devenu plus fragile depuis que vous êtes enceinte, parce que votre conjoint ronfle, grince des dents ou parle la nuit et que vous n'en pouvez plus, pour toutes ces raisons et pour bien d'autres encore, voici donc le guide clair et complet, que vous attendiez, conçu à la manière d'une consultation personnalisée, avec toutes les explications nécessaires et tous les traitements possibles !Chantal Hausser-Hauw est neurologue et neurophysiologiste. Elle est responsable de l'unité de neurophysiologie de l'hôpital Foch à Suresnes et exerce aussi à l'Hôpital américain de Paris.
Foire aux questions
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Informations
1
« Je ne dors pas,
je ne dors plus ! »
je ne dors plus ! »
L’âge et les circonstances
de la vie ont rendu votre
sommeil plus fragile
de la vie ont rendu votre
sommeil plus fragile
Un bon sommeil dépend de l’action de multiples hormones et neurotransmetteurs sur de nombreux circuits neuroanatomiques dédiés au sommeil. Par exemple, les variations hormonales survenant lors de la grossesse ou de la ménopause peuvent altérer la qualité du sommeil. Le vieillissement, même s’il est tout à fait physiologique, va également, le plus souvent, s’accompagner de modifications des neurones, des circuits neuronaux et des neurotransmetteurs, ces substances qui transmettent l’information d’un neurone à l’autre : le sommeil tient alors moins bien, il est mal organisé et souvent interrompu. Bref, notre sommeil bouge à mesure que nous vieillissons ; nous n’avons pas, adultes, les mêmes nuits que lorsque nous étions enfants ou adolescents. Et cela est parfaitement normal.
Toutefois, si la gêne occasionnée est trop importante, il existe des solutions pour mieux supporter ces variations ; un médecin peut aussi vous aider à les trouver.
Le sommeil durant la grossesse
« Je suis si contente d’attendre mon bébé, mais je suis très fatiguée, et je dors de plus en plus mal… »
Mme L. A. a 38 ans. Elle est décoratrice. Elle est enceinte pour la première fois et en est très heureuse : elle attendait ce bébé depuis bientôt trois ans. Elle vient me consulter car elle dort mal.
Cela a débuté il y a deux mois par quelques réveils nocturnes. Au 6e mois de la grossesse, les troubles de sommeil ne font cependant que s’aggraver. Mme L. A. s’endort difficilement, puis un mal de dos, parfois des régurgitations acides la réveillent. D’autres fois, rien ne vient expliquer les épisodes d’insomnie de plus en plus fréquents. Dans la journée, elle est fatiguée, nerveuse, parfois somnolente. Cela commence à la gêner dans son travail. Elle a même eu récemment une dispute avec son mari.
Elle qui était si active, avide des toutes dernières expositions, abonnée à l’Opéra, ne sort plus le soir, reste cloîtrée chez elle et refuse toutes les invitations. Elle est mieux chez elle bien installée devant la télévision.
« Souffrez-vous d’impatiences dans les jambes le soir ou dans la journée ?
– Non, il ne me semble pas qu’il y en ait.
– Vous êtes-vous mise à ronfler depuis que vous êtes enceinte ?
– Peut-être un peu d’après mon mari, mais rien de gênant.
– Des crampes la nuit ?
– Non.
– Une inquiétude concernant la venue du bébé ?
– Oui, la peur que l’accouchement ne se passe pas bien, que l’enfant soit mal formé. Je suis peut-être un peu soucieuse devant l’organisation à mettre en œuvre pour ma nouvelle vie, mais je ne suis ni anxieuse ni déprimée. Mon mari est attentionné et lui aussi est heureux d’être bientôt papa.
– Buvez-vous de l’alcool pour vous endormir ?
– Jamais, il n’en est pas question pendant la grossesse, ni de tabac. »
En consultation, Mme L. A. est joyeuse, Elle est habillée de façon ample, très moderne et colorée, d’inspiration ouzbek. Dans la salle d’attente, elle a rempli le questionnaire sur les troubles du sommeil avec beaucoup de sérieux. Ce questionnaire comporte toutes les informations sur les horaires du sommeil, ses éventuelles interruptions, la liste des phénomènes qui le perturbent, et son caractère reposant ou non. Il renseigne aussi sur les conséquences d’un mauvais sommeil comme les troubles de la mémoire, de la concentration, un état dépressif et un manque d’énergie. C’est un instrument très précieux qui permet au patient d’organiser ses idées et au médecin de comprendre très vite quelles sont ses plaintes.
L’examen est normal. On note seulement un poids de 68 kilos pour une taille de 1,58 mètre, ce qui est limite à sept mois de grossesse.
Mon diagnostic
L’insomnie, plus ou moins sévère, semble faire partie intégrante des symptômes de la grossesse et rares sont les femmes enceintes qui y échappent. Maintenir un sommeil ininterrompu devient de plus en plus difficile d’un trimestre à l’autre. L’insomnie a plusieurs causes : modifications physiques et physiologiques importantes, vulnérabilité psychique accrue, stress engendré par les douleurs, perspective de l’accouchement et des changements de la vie qui lui succéderont. Toute anxiété préexistante, source d’insomnie, est augmentée par la grossesse. La prise d’alcool et de tabac l’aggrave d’autant plus qu’elle est déconseillée et entraîne réprobation et sentiment de culpabilité. Les impatiences dans les jambes, très fréquentes pendant cette période, contribuent encore à retarder le sommeil. Le ronflement s’installe souvent pendant la grossesse et surtout pendant les trois derniers mois (voir aussi « Mon diagnostic »). Il concerne 14 % à 55 % des patientes, selon les études. La prise de poids, les changements hormonaux, la congestion nasale et l’œdème pharyngé peuvent en expliquer l’apparition. De ces patientes, environ 10 % font un syndrome d’apnées obstructives du sommeil, le syndrome n’est en général pas sévère car les fortes concentrations de progestérone pendant la grossesse protègent des apnées. Il est pourtant source de fatigue et de somnolence, mais dans une proportion difficile à évaluer, car des femmes enceintes qui ne souffrent pas de syndrome d’apnées du sommeil peuvent être, elles aussi, somnolentes en fin de grossesse (voir aussi « Mon diagnostic »). Lors de la grossesse, les enregistrements du sommeil (en fait, rarement nécessaires !) ont montré que le sommeil léger est augmenté aux dépens du sommeil profond et que les éveils sont fréquents.
Les conséquences de l’insomnie sur l’évolution de la grossesse ne sont pas vraiment connues. Pour certains médecins, elle allongerait le temps de travail et favoriserait les accouchements par césarienne. Mais cette opinion n’est pas partagée par d’autres spécialistes qui considèrent que l’allongement du temps de travail comme les troubles du sommeil ont en fait les mêmes causes : le surpoids et l’âge élevé de la femme enceinte. Le rôle de l’insomnie sur les perturbations de l’humeur, notamment le « baby blues » (la dépression qui suit l’accouchement) n’est pas prouvé. De nombreux autres facteurs peuvent les expliquer, qu’ils se produisent pendant la grossesse ou la période postnatale. Il n’a pas été démontré non plus la moindre relation entre l’insomnie de la grossesse et la psychose du post-partum, affection psychiatrique encore plus grave que la dépression, comportant des hallucinations et parfois un désir de suicide ou de mort du bébé.
En résumé, l’insomnie est très fréquente pendant la grossesse, presque inévitable, mais elle a peu de conséquences et elle est rarement suffisamment grave pour justifier un traitement. D’ailleurs, la plupart des femmes ne s’en plaignent ni à leur obstétricien ni à la sage-femme.
Les traitements possibles
Les traitements proposés sont peu nombreux, et le recours aux médicaments doit être réduit au maximum.
1. Le médecin prescrira, bien entendu, des mesures d’hygiène de sommeil : il vaut mieux, notamment, éviter la prise de liquide au coucher et conserver des horaires de coucher et de lever réguliers et normaux.
2. Les thérapeutiques non médicamenteuses doivent être utilisées en priorité. Le traitement des douleurs dorsales et pelviennes par la gymnastique dans l’eau, les oreillers abdominaux ou les massages, par exemple, fait disparaître ce facteur très important d’insomnie de la grossesse qui est l’inconfort dans le lit. L’acupuncture favorise un bon sommeil et réduit l’anxiété lorsqu’elle existe. C’est un traitement qui a fait ses preuves contre les douleurs dorsales et les sciatiques. Rappelons qu’en Chine elle est utilisée pour réguler le système de reproduction féminin. D’après une étude concernant 1 366 femmes recourant à une FIV (fécondation in vitro), l’acupuncture effectuée immédiatement avant ou immédiatement après le transfert d’embryon dans l’utérus augmente de 65 % les chances de grossesse. La phytothérapie peut aussi être utilisée, à la condition de respecter les contre-indications de la grossesse : la passiflore donne de bons résultats. Une préparation d’aubépine et de valériane est également sans danger et a l’avantage de pouvoir être poursuivie pendant l’allaitement. L’homéopathe propose Sumbul et KaliPhos.
3. Les somnifères et anxiolytiques sont en revanche généralement déconseillés pendant la grossesse. Les benzodiazépines augmentent le risque de malformations congénitales lorsqu’elles sont administrées en début de grossesse et favorisent l’hypotonie néonatale (perte du tonus musculaire) et les difficultés respiratoires en fin de grossesse. D’après le CRAT (Centre de référence sur les agents tératogènes), le traitement hypnotique doit être aussi bref que possible. On choisira la doxylamine (Donormyl®) qui est l’hypnotique le mieux connu en cours de grossesse. En cas d’inefficacité de la doxylamine, on pourra avoir recours au nitrazépam (Mogadon®) ou à un anxiolytique comme l’oxazépam (Séresta®) ou l’hydroxyzine (Atarax®). Si les options précédentes sont inefficaces ou mal tolérées, l’utilisation ponctuelle d’une molécule apparentée aux benzodiazépines, le zolpidem (Stilnox®) ou le zopiclone (Imovane®) est envisageable.
4. Chez les femmes enceintes, un syndrome de jambes sans repos, qui se manifeste par des impatiences dans les jambes, apparaît fréquemment au deuxième et au troisième trimestre de la grossesse (voir aussi « Le syndrome des jambes sans repos »). Chez elles, le médecin peut difficilement prescrire les médicaments habituels. La dédramatisation du problème, l’assurance que le syndrome disparaîtra après l’accouchement suffisent en général à améliorer nettement l’état de la patiente. Si la gêne est importante, seul l’oxycodone (OxyContin®, Oxynorm®) pris au coucher pendant une courte période, est jugé sans risque.
5. Lorsqu’il existe un syndrome d’apnées du sommeil (voir aussi « Le ronflement et les apnées du sommeil ») sérieux détecté par le questionnaire et un enregistrement, les patientes méritent d’être traitées par ventilation nocturne, jusqu’à l’accouchement et même au-delà, tant qu’il n’a pas disparu. Les facteurs de réduction d...
Table des matières
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Sommaire
- Avant-propos
- 1 - « Je ne dors pas, je ne dors plus ! »
- 2 - « Je dors mal, je suis dérangé dans mon sommeil… »
- 3 - « Rien ne va plus, je m’endors même dans la journée ! »
- Pour conclure
- Annexes
- Glossaire
- Index
- Remerciements
- Du même auteur