
eBook - ePub
Comment utiliser les écrans en famille
Petit guide à l'usage des parents 3.0
- 224 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
À propos de ce livre
Smartphones, consoles de jeux, tablettes, ordinateurs… : quel est l'impact du numérique sur le cerveau de nos enfants ? Comment les écrans affectent-ils leurs capacités de concentration et d'attention ? L'usage d'Internet est-il une aide ou une menace pour leur mémoire ? Améliore-t-il ou entrave-t-il leurs capacités d'apprentissage, à l'école ou ailleurs ? Comment réagir face à l'utilisation simultanée de deux ou trois appareils ? au téléphone posé sur la table où se font les devoirs, ou à côté du lit ? Et pourquoi est-il si difficile de résister à un bon jeu vidéo ou à un texto envoyé tard le soir par un ami ou un camarade de classe ? À toutes ces questions de parents inquiets ou désorientés, Elena Pasquinelli, spécialiste de l'apprentissage et des technologies numériques, répond posément et avec clarté, en s'appuyant sur ce que les neurosciences et les sciences cognitives nous permettent de savoir sur les capacités de notre cerveau quand il est confronté quotidiennement aux écrans. Tout sur les stratégies à adopter pour favoriser un usage réfléchi des écrans pour nos enfants et… pour nous-mêmes ! Elena Pasquinelli est chercheuse en sciences cognitives et philosophe, spécialiste de l'apprentissage. Responsable du Pôle Recherche, innovation, expérimentation de La Main à la pâte, chercheuse associée à l'Institut Jean-Nicod (Institut d'études de la cognition de l'ENS de Paris), elle est également membre du Conseil scientifique de l'Éducation nationale.
Foire aux questions
Oui, vous pouvez résilier à tout moment à partir de l'onglet Abonnement dans les paramètres de votre compte sur le site Web de Perlego. Votre abonnement restera actif jusqu'à la fin de votre période de facturation actuelle. Découvrez comment résilier votre abonnement.
Non, les livres ne peuvent pas être téléchargés sous forme de fichiers externes, tels que des PDF, pour être utilisés en dehors de Perlego. Cependant, vous pouvez télécharger des livres dans l'application Perlego pour les lire hors ligne sur votre téléphone portable ou votre tablette. Découvrez-en plus ici.
Perlego propose deux abonnements : Essentiel et Complet
- Essentiel est idéal pour les étudiants et les professionnels qui aiment explorer un large éventail de sujets. Accédez à la bibliothèque Essentiel comprenant plus de 800 000 titres de référence et best-sellers dans les domaines du commerce, du développement personnel et des sciences humaines. Il comprend un temps de lecture illimité et la voix standard de la fonction Écouter.
- Complet est parfait pour les étudiants avancés et les chercheurs qui ont besoin d'un accès complet et illimité. Accédez à plus de 1,4 million de livres sur des centaines de sujets, y compris des titres académiques et spécialisés. L'abonnement Complet comprend également des fonctionnalités avancées telles que la fonction Écouter Premium et l'Assistant de recherche.
Nous sommes un service d'abonnement à des ouvrages universitaires en ligne, où vous pouvez accéder à toute une bibliothèque pour un prix inférieur à celui d'un seul livre par mois. Avec plus d'un million de livres sur plus de 1 000 sujets, nous avons ce qu'il vous faut ! Découvrez-en plus ici.
Recherchez le symbole Écouter sur votre prochain livre pour voir si vous pouvez l'écouter. L'outil Écouter lit le texte à haute voix pour vous, en surlignant le passage qui est en cours de lecture. Vous pouvez le mettre sur pause, l'accélérer ou le ralentir. Découvrez-en plus ici.
Oui ! Vous pouvez utiliser l'application Perlego sur les appareils iOS ou Android pour lire à tout moment, n'importe où, même hors ligne. Parfait pour les trajets quotidiens ou lorsque vous êtes en déplacement.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Oui, vous pouvez accéder à Comment utiliser les écrans en famille par Elena Pasquinelli en format PDF et/ou ePUB. Nous disposons de plus d'un million d'ouvrages à découvrir dans notre catalogue.
Informations
Éditeur
Odile JacobAnnée
2018Imprimer l'ISBN
9782738145161ISBN de l'eBook
9782738145178CHAPITRE 1
Attention à l’attention !
« Depuis que les technologies permettent aux enfants et aux adolescents d’accéder aux médias pratiquement 24 heures sur 24 au cours de leurs activités quotidiennes, le temps passé par les jeunes sur des moyens de divertissement a terriblement augmenté, surtout au sein des minorités sociales – indique un sondage national réalisé aux États-Unis par la Fondation de la famille Kaiser. Lors d’une journée type, les jeunes de 8 à 18 ans consacrent en moyenne 7 h 38 à ces médias de divertissement (soit plus de 53 heures par semaine). Et comme sur une grande partie de cette durée, ils font du multitasking (ils utilisent plus d’un moyen à la fois), ces 7 heures consacrées aux contenus multimédias s’élèvent en réalité à 10 h 45. »
V. J. RIDEOUT et al., Generation M2 :
Media in the Lives of 8- to 18-Year-Olds, 2010.
Media in the Lives of 8- to 18-Year-Olds, 2010.
Multitasking est un terme d’ingénierie. Il signifie qu’un processeur unique est capable d’effectuer plusieurs calculs à la fois, sans qu’il soit nécessaire de recourir à plusieurs unités parallèles, et ce grâce à sa capacité à passer rapidement d’une tâche à une autre. Dans le langage courant, ce terme est toutefois utilisé pour décrire nos comportements, et non pas ceux des machines avec lesquelles nous interagissons : conduire et téléphoner simultanément, faire ses devoirs devant la télévision, parler avec quelqu’un tout en envoyant des messages à une autre personne, suivre un cours tout en vérifiant son compte Facebook et tout en envoyant des tweets et des SMS… On parle de multitasking notamment pour signifier l’usage simultané de divers médias : télévision et téléphone, par exemple. On en parle de plus en plus comme d’une faculté, et non plus simplement comme d’un comportement.
Dans ce chapitre, nous allons tenter de comprendre s’il est vraiment possible, à quelles conditions et à quel prix de faire plusieurs choses en même temps et s’il s’agit véritablement d’une nouvelle faculté, fruit de l’interaction de notre cerveau avec les supports numériques et électroniques. Nous débuterons par une petite expérience que vous pourrez faire en famille avec des adultes et des enfants. Pour mieux cerner les problèmes en jeu, nous évoquerons ensuite brièvement l’organisation et les rouages de l’attention. Il s’agit en effet d’une fonction fondamentale de notre esprit, ses limites naturelles impactent fortement notre capacité à accomplir avec succès plusieurs tâches simultanées. Nous analyserons ensuite quelques résultats d’expérience sur l’impact du multitasking sur notre cerveau. Nous tenterons aussi de comprendre s’il est possible d’apprendre à devenir de bons multitaskers (ou à ne pas le devenir…). Nous porterons alors notre attention sur une activité particulière : la lecture. À ce stade, nous serons en mesure de tirer quelques conclusions et d’imaginer des stratégies pour un usage plus réfléchi des technologies.
Une petite expérience pour commencer
Avant de poursuivre plus avant votre lecture, ouvrez ce lien sur votre tablette ou votre smartphone pour mettre votre capacité d’attention à l’épreuve : http://www.theinvisiblegorilla.com/videos.html. Choisissez la vidéo « Selective attention task ». Il s’agit d’un test conçu par Daniel Simons (professeur à l’Université de l’Illinois, Beckman Institute for Advanced Science and Technology, Department of Psychology). Dans la vidéo, des jeunes hommes et des jeunes filles, vêtus de blanc ou de noir, se passent un ballon. Il vous est demandé de respecter attentivement cette consigne : comptez les passages du ballon effectués uniquement entre les joueurs vêtus de blanc. Seule la moitié des personnes faisant ce test se rend compte qu’une chose étrange se produit : un gorille passe entre les joueurs alors qu’ils s’envoient le ballon.
Cette expérience permet d’illustrer un phénomène connu sous le nom de « cécité d’inattention ». En effet, pour voir et percevoir le monde qui nous entoure, les yeux ne suffisent pas. Il est nécessaire de solliciter notre attention (Simons et Chabris, 2010). Cette dernière est cependant un « bien » limité. Lorsque l’on prête attention à une chose, on devient forcément inattentif à une autre. La vidéo du gorille permet de mettre en évidence les limites de notre attention et de nous rendre compte qu’il est important d’être attentif… à l’attention.
L’attention, c’est quoi ?
Comment notre cerveau (d’adultes ou d’enfants) fait-il pour être attentif ? Et qu’advient-il lorsque nous sommes distraits ? Pour mieux nous représenter un aspect fondamental de l’attention, recourons à une image : l’attention ressemble à un faisceau de lumière qui éclaire une partie du monde extérieur ou de nos pensées, les isolant ainsi du reste de nos processus mentaux, qui continuent à fonctionner dans l’obscurité. L’attention constitue donc un processus de sélection qui porte sur les informations provenant du monde extérieur ou sur les processus en action au sein de notre cerveau (Lachaux, 2011, 2015, 2016).
Les divers types d’attention
Les recherches en neurosciences cognitives ont permis de démontrer l’existence de diverses formes d’attention liées au fonctionnement de différents groupes de neurones (Rueda et al., 2004). Certaines régions profondes du cerveau, outre leur implication dans l’état général de vigilance, sont particulièrement impliquées dans l’attention soutenue. Le contrôleur aérien dans la tour de contrôle d’un aéroport fait ainsi preuve d’attention soutenue lorsqu’il reste en alerte permanente vis-à-vis de tout événement anormal. Nous en faisons aussi l’expérience lorsque nous jouons à un jeu vidéo et que nous guettons l’arrivée d’un ennemi. Nous y recourons également en montagne lorsque nous nous tenons prêts à éviter les obstacles et les dangers d’un parcours accidenté, sans nous focaliser plus particulièrement sur l’un ou l’autre.
Certaines régions du cortex cérébral qui sont situées au niveau de l’os temporal (c’est-à-dire derrière les oreilles) et dans la partie supérieure ou postérieure du crâne au niveau de l’os pariétal sont, quant à elles, sollicitées lorsque l’attention sélective s’active. Cette fonction dirige notre attention vers certains stimuli plutôt que vers d’autres, parmi les myriades de sollicitations présentes dans notre environnement visuel, sonore et tactile. On parle alors d’attention visuelle, auditive, tactile en fonction des stimuli plus particulièrement sélectionnés. Disons que l’attention sélective est le véritable faisceau lumineux dont nous parlions plus haut. Lorsqu’un avion s’apprête à atterrir, lorsque les ennemis sont en vue dans un jeu vidéo ou lorsque les obstacles se font plus ardus lors de notre randonnée, il ne nous suffit plus de rester en état d’alerte : il faut diriger notre projecteur sur un objet ou un événement précis, en faisant fi de tout le reste. Ou presque.
Impossible de savoir, en effet, si, à un moment donné, d’autres stimuli externes attireront notre attention, que nous le voulions ou pas. Par exemple le klaxon qui nous fait sursauter alors que nous sommes en train de traverser une route, l’alarme anti-incendie qui nous fait cesser toute activité, le camarade de classe qui parle alors que son voisin de table essaie d’écouter l’enseignant. Dans certains cas, se laisser distraire est un bien (l’alarme, le klaxon). Dans d’autres cas, cela empêche de mener correctement un travail à terme. Mais soyons clairs : la capacité à se laisser distraire et à focaliser son attention sur une nouvelle tâche est aussi importante que la capacité à se concentrer. Hors de question de renoncer à l’une plus qu’à l’autre. Chez nos ancêtres, ceux qui ont été capables de se laisser distraire par un bruit inattendu dans la forêt ou la savane sont ceux qui ont survécu à l’attaque soudaine d’un prédateur. Ce sont donc eux qui ont transmis aux générations suivantes leurs gènes et leurs dispositions à répondre à certaines classes de stimuli et donc… à se laisser distraire. Bien que le problème des prédateurs ne soit plus d’actualité, le mécanisme qui nous incite à réagir promptement à des stimuli visuels, sonores et olfactifs inhabituels, à nous mettre en état d’alerte en présence d’anomalies dans notre environnement demeure essentiel à notre survie. Il n’y a qu’à voir notre capacité à réagir lorsque nous sentons une odeur de fumée ou entendons le klaxon d’une voiture qui se rapproche. Il est bon toutefois d’être conscient qu’à chaque fois que notre cerveau suit une direction imprévue, il nous faut faire l’effort de le ramener en arrière et de mettre en place la bonne stratégie, celle qui nous permettra de résoudre notre nouvelle tâche.
Le dernier type d’attention qui nous intéresse dans le cadre des écrans est l’attention exécutive. Elle s’active pour nous permettre de rester concentrés sur notre tâche et d’écarter tout ce qui n’y a pas trait. C’est elle qui bloque les distractions et les réponses automatiques (comme celles que nous apportons au klaxon ou à l’odeur de fumée, si les circonstances indiquent que nous ne courons aucun danger). C’est elle qui résout les conflits entre les différents stimuli grâce à l’activation de régions spécifiques du lobe frontal (les régions situées au niveau du front et, plus particulièrement, celles situées le plus en avant sur ce lobe frontal).
Chacune de ces formes d’attention se développe, en partie, indépendamment des autres. Il arrive qu’elles soient « perturbées » par des lésions et des dysfonctionnements cérébraux particuliers. Mais dans la vie quotidienne, il est difficile de les distinguer les unes des autres tant elles travaillent de concert.
Le développement de l’attention chez l’enfant
Comme l’ensemble des fonctions cérébrales, les compétences liées à l’attention se développent au cours de l’enfance (Posner et Rothbart, 2007). Pendant les premiers mois de vie, l’orientation du regard s’affranchit des stimuli externes et passe progressivement sous le contrôle des régions du cerveau impliquées dans l’attention sélective sensorielle. Cette compétence gagne ainsi en rapidité et en précision pour devenir un acte volontaire. Vers l’âge de 6 mois, la partie préfrontale du cerveau joue un rôle croissant dans le contrôle de l’attention. Notamment pour la diriger vers un objectif précis. Ces régions préfrontales connaissent cependant un parcours plus tortueux que les autres régions cérébrales : lente, leur maturation se poursuit jusqu’à la fin de l’adolescence (deuxième décennie de la vie).
Pour éclairer notre propos, examinons deux tests de laboratoire classiques, utilisés pour étudier et mesurer le fonctionnement de l’attention sélective et exécutive.
Dans le premier, l’enfant (ou l’adulte) est assis devant son ordinateur. Sur l’écran sont projetées les images d’un canard ou d’un lapin et le sujet doit répondre en appuyant sur une touche sur laquelle figure soit un canard soit un lapin. Ici la difficulté réside dans la résolution d’un conflit spatial. Dans certains cas, le canard apparaît en effet à droite sur l’écran, mais l’image du canard se trouve à gauche sur le clavier. Il faut donc utiliser une touche située à gauche pour répondre à un stimulus apparaissant à droite dans le champ visuel. Même chose avec le lapin. Insoluble pour les enfants âgés de 2 ans, cette tâche devient progressivement plus facile. À 4 ans, on la maîtrise totalement. C’est donc autour de cet âge que se situe une étape importante du développement de l’attention.
Passons à présent au second test : il s’agit, dans la version la plus simple – que vous pouvez reproduire chez vous –, de répondre en frappant dans ses mains une fois lorsque l’animateur (l’un de vos complices dans ce cas) frappe deux fois dans les siennes et deux fois si lui ne les frappe qu’une seule fois. Libre à vous d’imaginer des combinaisons et des rythmes plus complexes. Ce qui importe, c’est qu’après une période où l’on nous a enseigné à « suivre le maître » et où l’on s’est donc habitué à faire comme lui, on nous invite à faire différemment. Si lui fait « x », on fait « y », si lui fait « y », on fait « x ». La capacité de répondre à ce type de tâche s’améliore fortement à partir de 6 ans et jusqu’à 10-13 ans, période à laquelle les capacités de l’enfant égalent celles de l’adulte.
Ces expériences nous montrent que le contrôle actif sur l’attention n’est pas encore mature chez un enfant. Réponses impulsives, difficulté à être attentif en présence de distractions, telles sont les manifestations naturelles du développement progressif de cette fonction. Ce qui implique, par conséquent, une fragilité particulière de l’enfant face à des stimuli multiples et à des tâches simultanées, comme ceux qui sont très souvent imposés par les technologies numériques telles que les tablettes, ordinateurs et smartphones. Mais attention, le développement de l’attention peut varier d’un individu à l’autre. Il n’est, en outre, jamais « parfait ». Même l’attention d’un adulte est loin d’être imperméable aux distractions. Les situations d’« attention partagée » sur des tâches multiples nous demandent à tous des efforts.
Le multitasking : quel effort !
Notre cerveau est capable de mener de front plusieurs « calculs ». Sans que nous nous en rendions compte, il maintient la stabilité de notre température corporelle et de notre tension, il adapte notre respiration et notre rythme cardiaque aux circonstances, il nous maintient en position debout, assise ou couchée, tout en recevant et en analysant simultanément une partie des stimuli visuels qui arrivent jusqu’à lui par le biais des organes de nos sens. Pour tout cela, notre cerveau n’a aucun besoin de recourir à l’attention. Le « programme de gestion » pour ce type de réaction fonctionne en mode automatique. Le cerveau a emmagasiné une telle connaissance de la tâche qu’il n’a plus aucun besoin d’un contrôle particulier de l’attention. Rappelez-vous de l’attention que vous avez dû consacrer à vos gestes lorsque vous avez appris à faire du vélo, à utiliser le clavier d’un ordinateur ou une raquette de tennis. Par la pratique, ces gestes sont devenus automatiques. Et cet apprentissage vous a permis de faire des choses toujours plus difficiles avec des outils identiques. Notre cerveau est donc capable de mener de front plusieurs tâches, à condition que ces tâches ne mobilisent pas simultanément notre attention.
Mais que se passe-t-il dans le cas contraire ?
Ressources limitées
Remémorez-vous la métaphore du faisceau lumineux que je vous ai proposée au début de ce chapitre. Si l’attention ressemble à un faisceau lumineux, impossible de le diriger simultanément sur deux processus cérébraux. La plupart des modèles du fonctionnement cognitif montrent d’ailleurs que nos ressources sont limitées (Pashler, 1997). En effet, de nombreuses expériences de laboratoire révèlent que le fait d’effectuer dans un même temps diverses tâches entraîne un effort et une dégradation des performances (plus d’erreurs et plus de temps nécessaire à leur réalisation). Par exemple, si nous tentons de faire un calcul mental tout en suivant du regard un objet, nous risquons de faire des erreurs dans l’une ou l’autre tâche. Erreurs que nous ne commettrions pas si nous exécutions ces deux tâches séparément. Lorsque nous décidons de compter les passages de ballon entre les joueurs vêtus de blanc dans l’expérience du gorille, nous avo...
Table des matières
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Introduction
- Chapitre 1 - Attention à l'attention !
- Chapitre 2 - Ici la tour de contrôle…
- Chapitre 3 - Tu te souviens ? - Le rôle de la mémoire à l'époque de Wikipédia
- Chapitre 4 - Apprend-on différemment à l'ère numérique ?
- Chapitre 5 - Moi, toi, les autres
- Chapitre 6 - Tempus fugit
- Conclusion
- Quelques considérations pratiques - (mais pas de recettes de cuisine !) avec des enfants petits et moins petits
- Références bibliographiques et lectures conseillées
- Table