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Triggers
Transformer lâentreprise pour prendre un temps dâavance
- 352 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
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Triggers
Transformer lâentreprise pour prendre un temps dâavance
Ă propos de ce livre
Diriger une entreprise, c'est savoir la transformer pour prendre un temps d'avance. C'est décider de ne pas subir quand le monde bouge en profondeur. Quelles sont alors les mutations décisives ? Comment mieux les comprendre pour donner les nouvelles orientations ? Et comment les intégrer pour déclencher dans la réalité du travail les transformations qui permettront la réussite future ?Cas concrets passés à la loupe et adaptés à tous les types de structures ; éclairages apportés par des dirigeants de tous horizons sur leurs décisions et leur vision de l'avenir ; décryptage des mutations sociétales et économiques en cours : cet ouvrage, élaboré à partir de l'expertise des équipes de Capgemini Consulting, marque de conseil en stratégie et transformation du Groupe Capgemini, ouvre de nouvelles pistes de réflexion et d'action aux décideurs et gestionnaires des secteurs les plus divers, en entreprise ou dans la sphÚre publique. Xavier Hochet est directeur exécutif de Capgemini Consulting France. Il est aussi responsable des activités de conseil pour l'Europe du Sud et la Chine. André-Benoit De Jaegere est vice-président, directeur de l'innovation de Capgemini Consulting France.
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ManagementSECONDE PARTIE
MUTATIONS
Chapitre 1
La fin des temps modernes
« Avouons-le sans amertume, lâindividu a son intĂ©rĂȘt distinct, et peut sans forfaiture stipuler pour cet intĂ©rĂȘt et le dĂ©fendre ; le prĂ©sent a sa quantitĂ© excusable dâĂ©goĂŻsme ; la vie momentanĂ©e a son droit, et nâest pas tenue de se sacrifier sans cesse Ă lâavenir. »
Victor HUGO1
« Ă lâimpĂ©ratif catĂ©gorique kantien, impĂ©ratif moral, actif et rationnel, succĂšde [âŠ] un âimpĂ©ratif atmosphĂ©riqueâ que lâon peut comprendre comme une ambiance esthĂ©tique oĂč, seule, importe la dimension transindividuelle, collective, voire cosmique. »
Michel MAFFESOLI2
Dans cette Ă©poque pressĂ©e, on a tĂŽt fait dâĂ©riger en « ruptures dĂ©cisives » des Ă©vĂ©nements qui, quelques mois, voire quelques semaines plus tard, rejoignent la masse immense des non-Ă©vĂ©nements dont le Web devient le dĂ©positaire indiffĂ©rent. Le discours de la rupture, particuliĂšrement florissant dans les domaines politique, Ă©conomique et technique, a ceci de particulier quâil rĂ©duit Ă une mince ligne ce qui sĂ©pare lâavant de lâaprĂšs, entretenant lâidĂ©e que les sociĂ©tĂ©s humaines peuvent, du jour au lendemain, changer du tout au tout.
Les yeux rivĂ©s sur le temps court, lâOccident oublie que, pas plus quâelles ne se dĂ©crĂštent, les mutations sociĂ©tales ne sont rĂ©ductibles aux Ă©vĂ©nements qui servent a posteriori Ă les dĂ©crire, Ă les expliquer et Ă les dater. Ces mutations ne sont ni instant, ni rupture ; elles sont durĂ©e. Elles sont ce temps hybride entre lâavant et lâaprĂšs ; elles sont cet espace des tableaux dâEscher oĂč dans les interstices de lâĂ©vidence premiĂšre lâĆil devine, discerne puis voit clairement une nouvelle Ă©vidence. Câest Ă cet exercice de discernement que doit constamment se livrer le dirigeant dâaujourdâhui sâil veut percevoir, comprendre et rĂ©duire les dissonances entre ce que propose lâentreprise â façonnĂ©e, sinon rĂ©gie, par les valeurs des temps modernes â et les attentes de ses clients, de ses collaborateurs, de son Ă©cosystĂšme, oscillant entre ces mĂȘmes valeurs et celles de la postmodernitĂ©.
Ceci devient cela
Les mutations sociĂ©tales sont difficiles Ă apprĂ©hender et Ă caractĂ©riser mais on peut, avec Michel Maffesoli, considĂ©rer que nous sommes en train dâen vivre une â abandonnant les rivages connus du monde moderne pour aborder ceux, plus incertains, du monde postmoderne. « Quand on regarde sur la longue durĂ©e les histoires humaines, dit Michel Maffesoli3, on voit bien que chaque trois siĂšcles, ou quatre, de grands changements de fond sâopĂšrent : de grandes valeurs sur lesquelles avait reposĂ© la sociĂ©tĂ© ne sont plus des valeurs attractives ; elles ne disparaissent pas ; simplement elles perdent leur attractivitĂ©. Pour dĂ©crire ce phĂ©nomĂšne, jâutilise lâidĂ©e de saturation. En chimie, un corps se sature quand les diverses molĂ©cules, pour des raisons dâusure, ne peuvent plus rester ensemble : le corps se dĂ©structure ; le corps est saturĂ©. Mais, et câest sur quoi il faut insister, ces mĂȘmes molĂ©cules rentrent dans une autre composition pour faire un autre corps. »
Il paraĂźt important de souligner que ces grands changements sociĂ©taux, ou changements de paradigme, sâopĂšrent dâune maniĂšre quasi inĂ©luctable et que les individus « nâen peuvent mais » : ce ne sont pas eux qui font la mutation, ils la subissent, et toujours avec retard. « Il y a dâabord la vie, ajoute Michel Maffesoli, puis il y a la prise de conscience de ce quâon vit. Lâentreprise nâĂ©tant pas exterritorialisĂ©e par rapport Ă la sociĂ©tĂ©, elle doit obligatoirement ĂȘtre attentive Ă ce changement de paradigme ; câest un principe de rĂ©alitĂ©. » Pour comprendre en quoi consiste le changement de paradigme, il est intĂ©ressant de revenir sur les trois grandes valeurs qui ont structurĂ© la modernitĂ© â travail, rationalisme, progrĂšs â et qui, depuis les annĂ©es 1950, se recomposent en un nouvel ensemble oĂč brillent dâautres Ă©toiles : la crĂ©ativitĂ©, la raison sensible, le prĂ©sent.
Du travail Ă lâidĂ©e de crĂ©ation
La valeur pivot de la modernitĂ©, celle autour de quoi sâorganise et se structure la vie en sociĂ©tĂ©, est la « valeur travail ». Il est rare de pouvoir dater prĂ©cisĂ©ment la naissance dâune valeur. Celle-ci, qui culmine au XIXe siĂšcle, sâaffirme Ă partir de la fin du XVIIIe siĂšcle, lorsque Kant la pose comme un impĂ©ratif catĂ©gorique auquel il est par consĂ©quent impossible de dĂ©roger : tu dois travailler, cela ne se discute pas. Pourquoi ? Parce que câest par lĂ quâil y a rĂ©alisation de soi et rĂ©alisation du monde. Kant souligne cependant quâil nâen a pas toujours Ă©tĂ© ainsi : jusquâalors, le travail Ă©tait le fait des gens serviles. LâhonnĂȘte homme dĂ©rogeait sâil travaillait, lâaristocrate (lâhomme bon, beau, etc.) ne travaillait pas : homme dâĂglise ou dâĂ©pĂ©e, il servait Dieu et son roi â laissant commerce et autres industries aux bourgeois, ou, sous dâautres latitudes, aux vaishyas. La littĂ©rature europĂ©enne montre bien comment, peu Ă peu, le travail devient une valeur centrale et la vertu par excellence de lâhomme civilisĂ©. Seul sur son Ăźle, vingt-huit annĂ©es durant, que fait le Robinson de Daniel Defoe4 ? Il travaille. Il pourrait jouir de la vie, vivre de ce que lui offre la nature, mais non : il travaille sans relĂąche, bien au-delĂ de ce qui serait nĂ©cessaire pour assurer sa subsistance. Câest le travail qui, en organisant son quotidien, lâempĂȘche de retourner Ă lâĂ©tat de nature. Les grands romans français du XIXe siĂšcle regorgent de hĂ©ros qui, par leur labeur et leur persĂ©vĂ©rance, parviennent à « sortir de leur condition ». Mais que font tous ces hĂ©ros dĂšs quâils le peuvent ? Le paradoxe â mais en est-ce vraiment un ? â veut quâils se retirent des affaires, sâinstallant dans la respectabilitĂ© enviĂ©e de qui peut vivre de ses rentes, aprĂšs avoir bien mariĂ© ses fillesâŠ
Le paradoxe nâest quâapparent car, « dans tous ces cas de figure, câest bien la valeur travail qui fonde lâordre social, mais elle le fait comme âpar dĂ©fautâ. LâidĂ©al, ce Ă quoi chacun aspire, est dây Ă©chapper â de droit, du fait de sa naissance, par un beau mariage ou, au pire et beaucoup plus rarement, aprĂšs avoir beaucoup travaillĂ©5⊠». Si la littĂ©rature romanesque reflĂšte la maniĂšre dont la sociĂ©tĂ© vit le travail, la littĂ©rature Ă©conomique en dĂ©crit la fonction. Pour Adam Smith6, par exemple, le travail est avant tout ce qui crĂ©e la richesse. QuantitĂ© divisible Ă lâinfini, il est aussi lâunitĂ© de mesure qui permet dâĂ©tablir de maniĂšre prĂ©cise la contribution de chaque individu Ă la production (le nouvel objectif central de la sociĂ©tĂ©) et la rĂ©tribution quâil doit en retirer.
On sait combien cette vision, formulĂ©e Ă la fin du XVIIIe siĂšcle, continue dâimprĂ©gner le discours politique et Ă©conomique, mais force est de constater que, depuis quelques dĂ©cennies, « la valeur travail » et lâinjonction « travaillez, prenez de la peine », qui a fait avancer des gĂ©nĂ©rations entiĂšres dans lâespĂ©rance dâun mieux, se sont mises Ă sonner Ă©trangement faux. Pour les gĂ©nĂ©rations montantes, la preuve est faite que le travail ne conduit pas lâhumanitĂ© Ă une vie meilleure â ce qui conforte les plus jeunes dans lâidĂ©e quâil est aussi vain que stupide de perdre sa vie Ă la gagner. Tandis que pĂąlit lâĂ©toile du travail instituĂ© en uniques fin et moyen de lâexistence, lâidĂ©e nietzschĂ©enne de « faire de sa vie une Ćuvre dâart » progresse â poussant, consciemment ou inconsciemment, chacun Ă faire preuve de crĂ©ativitĂ© dans la crĂ©ation de lui-mĂȘme. LâesthĂ©tique de lâexistence prĂŽnĂ©e par Foucault â « lâidĂ©e selon laquelle la principale Ćuvre dâart dont il faut se soucier, la zone majeure oĂč lâon doit appliquer des valeurs esthĂ©tiques, câest soi-mĂȘme, sa propre vie, son existence7 » â trouve ainsi de plus en plus dâĂ©cho et dâadeptes qui sâignorent. Cela nâexclut absolument pas la notion de travail, mais cela en change fondamentalement la nature, comme en tĂ©moigne lâemploi rĂ©current de lâexpression « travailler sur soi », base de toute dĂ©marche de « dĂ©veloppement personnel », autre expression symptomatique.
De la raison Ă la raison sensible
La deuxiĂšme grande valeur de la modernitĂ© est le rationalisme. Sâil naĂźt au XVIIe siĂšcle avec Descartes, ce sont les philosophes des LumiĂšres qui lui donnent toute sa puissance structurante, en faisant de la rationalitĂ© humaine â la capacitĂ© Ă Ă©tablir une relation de cause Ă effet â le principe organisateur dâun monde dĂ©sormais perçu comme un systĂšme. DĂšs lors, le rapport Ă soi, le rapport au monde, aux autres, Ă la sociĂ©tĂ©, sont rĂ©gis et ne sâexpliquent plus que par cette chose universelle : la Raison. Il nâest pas inutile, en ces temps de prĂ©occupations Ă©cologiques et dâĂ©mergence de lâidĂ©e de biens publics mondiaux, de rappeler que, dans la pensĂ©e des Temps modernes, la Nature nâest plus le grand vivant Ă©ternel des stoĂŻciens ; elle devient la machinerie cosmique dont lâhomme doit, dit Descartes, se rendre « maĂźtre et possesseur ». Câest dâailleurs ce que fait Robinson, Ă la modeste Ă©chelle de « son » Ăźle â Ăźle dĂ©serte, comme on le sait, mais quâil sâemploie nĂ©anmoins Ă arpenter, cartographier, inventorier et civiliser, en y faisant rĂ©gner lâordre et la religion.
Ă partir des LumiĂšres, la Raison cesse donc dâĂȘtre une question philosophique dĂ©battue en chambre par les seuls universitaires. Par capillaritĂ©, elle pĂ©nĂštre et se rĂ©pand partout, dans le corps et individuel et collectif. DâoĂč la « rationalisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e de lâexistence » dont parle Max Weber â rationalisation que lâon retrouve, appliquĂ©e au management et Ă lâorganisation du travail, dans les Ă©crits de Taylor8. La rationalisation de la vie et de la sociĂ©tĂ© marque le triomphe du rationalisme ramenant tout au mesurable, Ă lâexplicable, au maĂźtrisable. Il va de soi que cette volontĂ© de maĂźtrise cherche Ă faire taire et soumettre lâanimal qui est en lâhomme. La raison impose nĂ©cessairement le silence aux rĂ©actions primaires, aux Ă©motions et, plus encore, aux sensations. On voit, par exemple, comment Robinson â archĂ©type de lâhomme rationnel, civilisĂ©, sachant se contrĂŽler â est choquĂ© par lâanimalitĂ© de Vendredi, Ă commencer par sa nuditĂ©. Que fait-il aprĂšs lui avoir sauvĂ© la vie ? Il lui donne des vĂȘtements ; ensuite, il lui signifie quâil doit, sous peine de mort, renoncer au cannibalisme ; enfin, il fait son Ă©ducation, lui enseignant « Ă faire tout ce qui Ă©tait propre Ă le rendre utile » et lâinstruisant « dans la connaissance du vrai Dieu9 ».
La raison cependant nâempĂȘche pas les Ă©motions, les passions et les sensations dâĂȘtre. Elle les contient, elle les empĂȘche de sâexprimer â ce qui est loin dâĂȘtre la mĂȘme chose. Ainsi, le roman victorien Ă©rige-t-il en idĂ©al fĂ©minin un ĂȘtre dâapparence raisonnable, rĂ©primant sa sensualitĂ©, tout de retenue, policĂ© et biensĂ©ant, bien que souvent en proie Ă des sentiments dâautant plus exaltĂ©s quâils sont tus. Cela explique, en outre, la naissance (dans le XIXe siĂšcle finissant) de la psychanalyse, si lâon accepte de voir cette discipline comme la mise en mots de ce qui ne peut/doit pas ĂȘtre exprimĂ© et, partant, comme une (re)crĂ©ation de soi par le verbe.
Mais, depuis quelques dĂ©cennies, le monde rationalisĂ© craque de toutes parts et le corps â ce corps quâon sâĂ©tait appliquĂ© Ă contenir, Ă faire taire, Ă tenir pour quantitĂ© nĂ©gligeable et mĂ©prisable par rapport aux choses de lâesprit â reprend ses droits. Le corps nâest plus simplement outil de production et de reproduction, comme au XIXe siĂšcle. On le soigne, on lâĂ©coute, on le montre, on le valorise. On pourrait citer maints exemples, mais le dĂ©veloppement des mĂ©decines non conventionnelles auquel on assiste en Occident est une bonne illustration de lâĂ©mergence de cette « raison sensible », comme lâappelle Michel Maffesoli. MĂ©decines douces, soins Ă©nergĂ©tiques, chromothĂ©rapie, lithotĂ©rapie, rĂ©flexologie, aromathĂ©rapie⊠toutes ont (au moins) un point commun : visant au bien-ĂȘtre global, Ă lâharmonie du corps, de lâesprit et de lâĂąme (laquelle fait dâailleurs un retour en force), elles mettent lâaccent sur lâentiĂšretĂ© de lâĂȘtre.
Du progrÚs antérieur au plus-que-présent
La troisiĂšme valeur qui structure la modernitĂ© est la foi en lâavenir, la confiance dans « les lendemains qui chantent » â sur terre et dans lâau-delĂ . Ă partir du XVIIIe siĂšcle, toute lâĂ©nergie se focalise sur le futur, avec deux grandes manifestations : la philosophie hĂ©gĂ©lienne de lâhistoire qui veut que, la raison gouvernant le monde, lâhumanitĂ© soit partie dâun point A de barbarie et quâelle se dirige inexorablement vers un point B de civilisation absolue ; le mythe du progrĂšs, qui est lâexpression mĂȘme de cette conception de lâhistoire. LâidĂ©e quâen avançant, on va forcĂ©ment vers le mieux et le meilleur a Ă©tĂ© lâun des plus puissants ressorts du monde moderne et du dĂ©veloppement de lâindustrie. Stephan Zweig en dĂ©crit lâemprise en ces termes : « Le XIXe siĂšcle, avec son idĂ©alisme libĂ©ral, Ă©tait sincĂšrement convaincu quâil se trouvait sur la route droite qui mĂšne infailliblement au âmeilleur des mondes possiblesâ. On ne considĂ©rait quâavec dĂ©dain les Ă©poques rĂ©volues, avec leurs guerres, leurs famines et leurs rĂ©voltes, on jugeait que lâhumanitĂ©, faute dâĂȘtre suffisamment Ă©clairĂ©e, nây avait pas atteint la majorité⊠cette foi en un âProgrĂšsâ fatal et continu avait en ce temps-lĂ toute la force dâune religion10. »
LâidĂ©e de progrĂšs nourrit la foi quasi aveugle dans la science et dans la technique qui domine le XIXe, puis le XXe â du moins jusquâau double choc de 1945 : la dĂ©couverte des camps de la mort et le bombardement de Hiroshima et Nagasaki. Si Ă partir de cette date le doute sâinsinue, le mythe ne meurt pour autant ! Il rĂ©siste. Sans cesse, il renaĂźt de ses cendres, aujourdâhui par exemple chez les trans- et posthumanistes, dâoĂč la conviction de James Hugues et de bien dâautres quâon aura probablement vaincu le vieillissement en 2020 et quâon saura tĂ©lĂ©charger le contenu dâun cerveau humain sur un ordinateur avant la fin du siĂšcle. ConjuguĂ© Ă lâidĂ©e de croissance, la « valeur progrĂšs » connaĂźt une Ă©niĂšme jeunesse et reste, pour le commun des mortels, largement positive. Dans une quelconque assemblĂ©e aujourdâhui, qui oserait dire quâil nâest pas un homme ou une femme de progrĂšs ? Personne ! « Si lâon nâest pas progressiste, on nâexiste pas ; on ne peut ĂȘtre que progressiste : câest la consĂ©quence de cette foi sĂ©culaire dans le futur », dit Michel Maffesoli.
Et pourtant, il y a maints indices que le futur nâest plus, aujourdâhui, la temporalitĂ© de rĂ©fĂ©rence des s...
Table des matiĂšres
- Couverture
- Page de titre
- Copyright
- Sommaire
- Remerciements
- Préface
- Une invitation
- PREMIĂRE PARTIE. TRANSFORMATIONS
- SECONDE PARTIE. MUTATIONS
- Des mĂȘmes auteurs chez Odile Jacob
- QuatriĂšme de couverture
Foire aux questions
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