
- 224 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
Comment avoir de bonnes relations avec les autres
À propos de ce livre
Avoir de bonnes relations avec les autres : tout le monde en rêve… Mais comment y parvenir en cas de désaccords, de conflits d'intérêts, de rapports de forces, de mauvaise foi ? Comment contrôler alors la colère, silencieuse ou bruyante, mais toujours dévastatrice ? Comment ne pas s'enliser dans toutes les émotions pénibles qui vont s'ensuivre : culpabilité, frustration et rancœur, irritation contre soi et les autres…Christian Zaczyk nous explique dans ce livre comment il est parfaitement possible de vivre avec des désaccords relationnels sans briser ses relations personnelles. Car avoir de bonnes relations avec les autres permet de vivre en paix avec soi-même. Christian Zaczyk est médecin psychiatre. Il est notamment l'auteur de L'Agressivité au quotidien.
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Informations
Deuxième partie
Devenez un expert
en bonnes relations
en bonnes relations
Chapitre 4
Des difficultés se présentent :
que faire ?
que faire ?
La survenue d’un conflit n’est jamais agréable, et ce d’autant plus que l’on se sent dépassé par les événements. Prendre conscience des mécanismes du conflit, et savoir agir à plusieurs niveaux, va vous aider à mieux gérer les difficultés qui se présentent.
Dans ce chapitre, nous verrons donc les étapes qui mènent au conflit, ce qui se passe chez les personnes qui y sont impliquées, et comment acquérir l’art de les résoudre. Je présente un certain nombre d’outils pour agir avant l’arrivée des difficultés, mais aussi pendant. Certains vous conviendront plus que d’autres : à vous de les tester. Lorsque je suis en colère, en ce qui me concerne, c’est la cohérence cardiaque qui m’apaise le mieux. Vous serez invité plus loin à la tester, et peut-être en tirerez-vous le plus grand bénéfice. Chez d’autres, c’est la relaxation qui est plus opérationnelle.
Pour maîtriser ses émotions, il est utile de mettre en évidence le déroulement des événements. Commençons par comprendre ce qui se passe au tout début des situations conflictuelles.
Repérez vos propres déclics : ce qui vous fait « démarrer » dans un conflit
Qu’est-ce qui fait qu’une relation difficile, conflictuelle se met en place ? Il y a toujours un ou des déclics. Repérer ses déclics, ce qui fait que le conflit démarre, est nécessaire pour progresser. Car ce sont eux qui font que vos émotions prennent le dessus et vous font initier ou donner suite à une relation conflictuelle.
Dans une situation, le déclic est un comportement ou le résultat d’un comportement, d’une attitude, des paroles de l’autre ou de soi-même qui va entraîner une réaction chez soi ou chez l’autre. Par exemple, si vous parlez de façon agressive, cela peut constituer un déclic pour votre interlocuteur qui va penser que vous l’attaquez ; il peut alors être amené à contre-attaquer. Là où cela devient compliqué, c’est que le déclic dépend largement de l’interprétation de la situation. Par exemple, vous vous mettez en colère parce que vous avez l’impression que votre collaborateur a eu un sourire ironique au moment où vous êtes entré dans son bureau. Le déclic est dans ce cas le sourire de l’autre que vous avez interprété comme… que cela soit justifié ou non. C’est pourquoi une critique sera ressentie complètement différemment selon qu’elle est énoncée avec froideur, dédain ou sur un mode plus bienveillant et constructif… Un regard, une mimique, une simple posture peuvent aussi amplifier considérablement l’impact d’une parole critique. Plus que l’objet du désaccord, ce sont ce que la situation représente et les émotions négatives que chacun ressent à ce moment-là qui vont constituer le véritable déclic. Dans une difficulté relationnelle, il peut y avoir une succession de déclics chez l’un ou chez l’autre qui vont aggraver la situation. Le déclic est factuel, pour devenir le point de départ d’un conflit, il est indissociable des émotions qu’il déclenche. Les déclics entraînent une façon de percevoir ou de se représenter la situation. On peut regrouper la façon de se représenter la situation par catégories. Quelles sont ces différentes catégories initia-trices de conflits ?
• Le sentiment que les choses ne sont pas telles qu’elles devraient être (associé à des cognitions du type : « Il ou elle aurait dû faire ceci ou cela », « C’est injuste, cela ne devrait pas être comme ça », « J’en ai marre, on ne fait pas ce que je veux »).
Par exemple :
- – Votre ami n’arrive pas à l’heure (« Il devrait être à l’heure », « Il aurait dû m’appeler pour le prévenir »).
- – On a oublié de vous distribuer votre courrier (« Le facteur ne fait pas son boulot »).
- – On n’a pas augmenté votre salaire (« C’est injuste »).
- – Les transports en commun sont en grève (« Ça ne devrait pas être comme ça »).
• Le sentiment d’une perte réelle ou symbolique (associé à des cognitions du type : « C’est inadmissible », « Je ne peux pas le supporter », « Je ne peux l’accepter »). Une perte réelle comme un objet, une personne. Une perte symbolique comme ne pas obtenir votre promotion alors que vous alliez être promu. La perte symbolique touche par un acte, un objet, la reconnaissance, le lien, l’image de soi.
Par exemple :
- – Vous avez perdu un proche.
- – Votre maison a été détruite.
- – Le fait qu’on ne vous confie pas un dossier représente pour vous une perte symbolique de votre place dans l’entreprise.
- – Vous avez perdu un objet sans valeur matérielle, mais qui vous avait été donné par votre grand-père. C’est une perte symbolique du lien qui vous unit à votre grand-père.
• La perception d’une attaque de l’estime de soi (ou de ses prolongements : travail personnel, famille, amis…). Cela peut être l’impression de ne pas être respecté en tant que personne ou dans ses actions (associée à des cognitions du type : « Il ou elle cherche la bagarre », « On ne me respecte pas »).
Par exemple :
- – On vous critique.
- – On vous insulte.
- – On vous agresse.
- – On critique votre famille.
• Un sentiment d’abandon (associé à des cognitions du type : « Je suis abandonné », « Je ne suis pas intéressant(e) »).
Par exemple :
- – Vous n’êtes pas invité à une soirée où tous vos amis sont invités.
- – Votre partenaire vous a laissé tomber.
- – Votre famille n’a pas pris le temps de venir vous voir.
Myriam est une femme sympathique, plutôt timide, d’un naturel calme et discret. Elle vit avec son compagnon Alain depuis six ans. Leur relation est devenue difficile depuis environ un an. Ce matin, Myriam a remarqué que son ami avait déplacé ses affaires sur son bureau. Elle s’est dit : « Il ne respecte pas mon territoire », « Il ne tient pas compte de moi ». Elle a senti la colère monter en elle tout en pensant : « Il n’en a vraiment rien à faire de moi. » Quand Alain rentre le soir, Myriam le prend violemment à parti. Le ton monte, les insultes fusent…
Le déclic qui va initier la dispute est le fait qu’Alain a déplacé les affaires sur le bureau de Myriam. Myriam a perçu cet événement comme un manque de respect de son territoire et s’est mise en colère. Elle a exprimé sa colère en agressant Alain.
Éric est une personne très motivée dans son travail. On peut dire qu’il « bouillonne » d’idées et prend beaucoup de plaisir à élaborer de nouveaux projets. Il est assez spontané et fait facilement confiance. En début de semaine, Éric a soumis à son chef une idée concernant un projet en cours. Lors de la réunion hebdomadaire, celui-ci s’est réapproprié l’idée en disant : « J’ai pensé que… ce serait bien qu’on fasse ça. » Dans un premier temps, Éric n’en a pas cru ses oreilles. Il se répétait : « C’est pas possible… pas possible… » Quand Éric a bien intégré ce qui se passait, il s’est senti en colère tout en pensant : « Il m’a bien eu », « Ça ne va pas se passer comme ça… » Puis, reprenant ses esprits, il a compris qu’il ne pouvait rien dire. Il a ressenti un sentiment d’injustice et d’impuissance. Depuis cet incident, Éric est démotivé et n’a plus envie de travailler.
Le déclic est ici l’attitude du chef d’Éric dans la réunion. Pour Éric, son chef lui a « volé » son idée. Éric a ressenti d’abord de la colère puis un sentiment d’injustice. C’est le point de départ du conflit. En raison de la position hiérarchique du chef, le conflit risque de rester silencieux car Éric ne peut pas vraiment exprimer sa colère. On peut imaginer, par exemple, qu’Éric ne fera pas ce que lui demande son chef ou traînera dans ce qui lui est demandé.
Nadine se réjouit de passer le week-end avec son ami. La veille, il lui téléphone et lui dit : « Désolé, mais je ne peux pas ce week-end. » Nadine se sent à la fois abandonnée et en colère. Elle se dit : « Il se fout vraiment de moi », « Il n’en a vraiment rien à faire de moi ». Sur l’instant, Nadine a l’impression qu’elle n’a pas eu le réflexe de lui exprimer sa colère. Depuis elle ne répond plus à ses appels.
Le déclic est l’annulation du week-end. Ce qu’en pense Nadine va la conduire à un comportement d’hostilité passive. Nadine veut faire payer son ami en lui faisant ressentir le manque.
Natacha annonce à ses parents qu’elle a décidé d’acheter un appartement. Occupé, son père la critique, sans daigner se retourner pour lui parler. Quand Natacha repense à la scène, elle note que ce qui a généré sa colère, ce n’est pas tant la critique elle-même que le fait que son père ne se soit pas donné la peine de la regarder pour s’adresser à elle. Elle se dit : « Il ne respecte vraiment pas mon opinion », « Il pense que je ne suis pas capable de prendre des décisions ».
Le déclic est ici l’attitude qu’a adoptée le père de Natacha pour émettre la critique. Elle aurait pu se mettre en colère, se fâcher avec lui, mais elle a préféré ne rien dire. Pourtant, l’émotion est toujours là et dans une relation difficile, elle est le point de départ d’un conflit futur.
Sabine est agacée parce que sa collègue ne la salue jamais quand elle traverse son bureau pour aller utiliser la photocopieuse. Dès le début, Sabine n’a pas aimé une critique qu’elle lui a faite. Du coup, Sabine se sent hostile et se montre « cassante » dès que sa collègue lui adresse la parole.
Le déclic initial est probablement la critique de la collègue. On ne connaît pas l’attitude qu’a adoptée Sabine envers sa collègue. Dans la situation où la collègue traverse le bureau, le fait de passer sans dire bonjour est le déclic de l’émotion actuelle. Sabine a des cognitions du type : « Elle ne me respecte pas », « Elle ne m’aime pas ».
En partant d’une soirée familiale, Patrick se fait raccompagner par ses parents. Un de ses oncles lui dit : « Alors, à 34 ans, on se fait encore raccompagner par papa et maman ! » Patrick le prend mal et part sans dire au revoir. Il se dit : « On me prend pour qui », « On croit que je ne suis pas un adulte ».
Le déclic de la colère de Patrick est dans l’intonation avec laquelle son oncle a formulé sa plaisanterie, mais aussi dans le contenu implicite : « Tu n’as pas coupé le cordon, tu n’es pas adulte… » qui est immédiatement perçu par Patrick comme une attaque de son estime de soi.
Repérer vos propres déclics peut aussi vous aider à comprendre ce qui chez vous pourrait servir de déclic chez l’autre et, en quelque sorte, vous rendre initiateur du conflit. Nous pouvons tous à un moment donné être initiateur de conflit sans en avoir l’intention. Peut-être souhaitez-vous accorder plus d’attention à vos comportements et attitudes dans une relation. Rassurez-vous, on ne peut pas tout maîtriser, mais vous serez plus en mesure de comprendre ce qui se passe chez l’autre en comprenant bien ce qui se passe chez vous. C’est le début de l’empathie.
Repérez vos déclics
Essayez de repérer, lors de votre prochaine difficulté relationnelle, ce qui décle...
Table des matières
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Introduction
- Première partie - Quelles difficultés rencontrez-vous avec les autres ? : prenez du recul
- Deuxième partie - Devenez un expert en bonnes relations
- Conclusion
- 48 conseils pour avoir de bonnes relations avec les autres
- Références bibliographiques
- Remerciements
Foire aux questions
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