Bergson
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Bergson

Une philosophie de la nouveauté

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Bergson

Une philosophie de la nouveauté

À propos de ce livre

S'il n'y avait qu'une seule chose Ă  dire de Bergson, ce serait celle-ci: l'expĂ©rience du temps, qu'il appelle la «durĂ©e», est le cƓur de toute son Ɠuvre, ce dont il est parti, ce Ă  quoi il est inlassablement revenu et qu'il invitait Ă  toujours retrouver sous peine de manquer l'essentiel de sa pensĂ©e comme de notre vie. Mais de cette intuition centrale du philosophe on a fini par faire une antienne, et presque une banalitĂ©, en oubliant qu'elle fut, d'un bout Ă  l'autre de son parcours, une source d'Ă©tonnement continue. Car ce fut par hasard, et Ă  la faveur d'un vĂ©ritable choc, que Bergson dĂ©couvrit la durĂ©e. Ce fut aussi sans l'avoir voulu, et mĂȘme Ă  contrecƓur, que, d'abord sĂ©duit par le mĂ©canisme, il se trouva contraint de reconnaĂźtre la contingence et l'imprĂ©visible impliquĂ©s dans la comprĂ©hension rigoureuse du temps. Et ce fut encore sans s'y attendre, sous le coup d'une surprise, qu'en 1907, dans L'Évolution crĂ©atrice, Ă  l'occasion d'une critique de la biologie de son Ă©poque, Bergson vit surgir la nouveautĂ© comme cet aspect ultime de la durĂ©e qui enflamma littĂ©ralement les enjeux critiques et mĂ©taphysiques de sa pensĂ©e. Philosopher «en durĂ©e», ce fut toujours pour lui avancer de maniĂšre expĂ©rimentale, en se mettant Ă  l'Ă©coute du rĂ©el, sans jamais rien considĂ©rer comme acquis. Aimer Bergson, ce serait aller en le lisant, comme il a pensĂ©, de surprise en surprise.

Arnaud Bouaniche est docteur en philosophie et professeur en CPGE. Il a participĂ© Ă  la premiĂšre Ă©dition critique des Ɠuvres complĂštes de Bergson parue aux Presses Universitaires de France. Il est Ă©galement secrĂ©taire de la SociĂ©tĂ© des amis de Bergson.

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Informations

Année
2022
Imprimer l'ISBN
9782340065420

Parcours en pensée

Chapitre 1

Une philosophie de la surprise

Un philosophe sans idée fixe

Il est une image insistante qui accompagne le nom de Bergson, et qui bien souvent prĂ©cĂšde la lecture de son Ɠuvre : celle d’un inlassable chantre du changement, du devenir et de la mobilitĂ©, soucieux de rĂ©tablir la part de contingence et d’inattendu d’une rĂ©alitĂ© mobile, inachevĂ©e, toujours en train de se faire. Il est vrai que c’est lĂ  un leitmotiv qui traverse Ă  ce point tous les livres du philosophe, qu’il serait tentant d’y voir, comme certains, une vĂ©ritable obsession, confinant presque au comique (Bergson a lui-mĂȘme montrĂ© dans son cĂ©lĂšbre essai sur le rire le caractĂšre justement risible de la figure de l’obstinĂ© !) : le grand penseur du changement n’aurait jamais variĂ©, le philosophe de l’imprĂ©visible n’aurait au fond cessĂ© de dire
 toujours la mĂȘme chose.
Une telle impression n’est certes pas sans fondement. Dans toute son Ɠuvre, et dĂšs son premier livre, Bergson s’est efforcĂ© de reconsidĂ©rer la totalitĂ© des problĂšmes de la philosophie, et, au-delĂ , l’existence humaine dans son ensemble, Ă  partir de l’unique expĂ©rience du temps, qu’il appelle plus prĂ©cisĂ©ment « la durĂ©e », et dont il ne cesse de rappeler qu’elle est le « centre mĂȘme de sa doctrine » (EP, p. 443) : ce dont il est parti, Ă  quoi il est « constamment revenu », et vers quoi tout lecteur ou commentateur de son Ɠuvre doit lui-mĂȘme « sans cesse revenir » (ibid.), sous peine de passer Ă  cĂŽtĂ© de l’essentiel.
On aurait tort cependant de conclure ici Ă  une quelconque obsession bergsonienne du temps. En 1924, dans un entretien tardif, Bergson prĂ©cise Ă  son interlocuteur et disciple Jacques Chevalier, que la durĂ©e, pourtant « centrale » dans toute son Ɠuvre, n’est pas pour lui une « idĂ©e fixe » (EP, p. 967). Bergson se dĂ©fend d’ĂȘtre le penseur monomaniaque d’un seul principe qu’il aurait eu pour ambition de retrouver partout et d’imposer Ă  tout prix dans tous les domaines. En aucun cas, il n’est question pour lui d’adhĂ©rer a priori Ă  une vision du monde, et si ĂȘtre bergsonien c’est constamment revenir Ă  la durĂ©e, ce ne sera jamais Ă  la faveur d’un postulat initial, et comme par automatisme, mais toujours Ă  chaque fois au contact et Ă  l’épreuve de l’expĂ©rience, en renonçant Ă  toute idĂ©e prĂ©conçue, fut-elle mĂ©taphysique. Évoquant, dans le mĂȘme entretien, les recherches qui devaient le conduire Ă  son grand livre de 1907, L’Évolution crĂ©atrice, Bergson va mĂȘme jusqu’à dire : « Lorsque j’abordais l’étude de la vie, je doutais que la vie durĂąt, qu’elle Ă©voluait » (EP, p. 967). DĂ©claration stupĂ©fiante quand on connaĂźt l’affinitĂ© ontologique Ă  laquelle Bergson conclura finalement entre la vie et la durĂ©e ! « Partout oĂč quelque chose vit, Ă©crira-t-il, il y a, ouvert quelque part, un registre oĂč le temps s’inscrit » (EC, p. 16 ; c’est Bergson qui souligne cette phrase). On pourrait dire que L’Évolution crĂ©atrice a d’abord Ă©tĂ© une « Ă©volution crĂ©atrice » pour son auteur. Si en dĂ©finitive la durĂ©e a finalement dĂ» ĂȘtre ontologiquement rattachĂ©e Ă  la vie, cela n’aura donc pas Ă©tĂ© pas en vertu d’une dĂ©cision prĂ©alable, et par consĂ©quent arbitrairement, mais parce qu’elle s’y Ă©tait « rĂ©ellement » trouvĂ©e. La recommandation mĂ©thodologique vaudra dĂšs lors pour toute l’Ɠuvre :
« Étendre logiquement une conclusion, l’appliquer Ă  d’autres objets sans avoir rĂ©ellement Ă©largi le cercle de ses investigations, c’est une inclination naturelle Ă  l’esprit humain, mais Ă  laquelle il ne faut jamais cĂ©der » (PM, p. 98).
Lire Bergson, ce sera se souvenir Ă  chaque livre, chaque page, chaque paragraphe, que rien n’est jouĂ©, ni garanti Ă  l’avance. Revenir au temps n’est pas un but en soi, n’est pas « le » but ultime, mais une exigence, dont les effets doivent ĂȘtre eux-mĂȘmes imprĂ©visibles. C’est pourquoi le philosophe qui rĂšgle son effort sur le temps rigoureusement compris, ne peut ĂȘtre, Ă  tout Ăąge, qu’un « Ă©tudiant » (PM, p. 73), et sa philosophie, non pas un systĂšme, mais une multiplicitĂ© de tentatives qui prennent chacune la forme d’un « essai ». Mais « oĂč sera-t-on conduit ? Nul ne le sait. » (PM, p. 72).

« Une surprise nous attendait »

S’il est vrai que les rĂ©sultats philosophiques atteints furent Ă  chaque fois inattendus, leur point de dĂ©part le fut tout autant, en ce sens que rien ne prĂ©destinait Bergson Ă  la durĂ©e et Ă  la thĂšse mĂ©taphysique qui lui est associĂ©e, celle d’une imprĂ©visibilitĂ© constitutive du rĂ©el. Il faudrait mĂȘme aller plus loin : c’est Ă  contrecƓur que la durĂ©e s’est imposĂ©e Ă  lui. Au dĂ©but de La PensĂ©e et le mouvant, dans un texte-testament qu’il fait paraĂźtre sept ans avant sa mort, et dans lequel il retrace sur un registre autobiographique les origines de sa propre philosophie, Bergson Ă©voque une « surprise ». Dans sa « premiĂšre jeunesse », entre 1881 et 1883, Ă  sa sortie de l’École normale supĂ©rieure, son intention Ă©tait, explique-t-il, de poursuivre la philosophie — alors trĂšs commentĂ©e en France — de Spencer, qu’on a dĂ©jĂ  mentionnĂ©e plus haut, non sans cependant la rectifier sur certains points, et notamment en mĂ©canique. Dans sa jeunesse, et selon ses propres mots, Bergson Ă©tait alors tournĂ© vers les sciences et les mathĂ©matiques, avec le projet revendiquĂ© « d’étendre Ă  l’univers entier l’explication mĂ©caniste, seulement prĂ©cisĂ©e et serrĂ©e de plus prĂšs » (EP, p. 966) !
C’est alors qu’un Ă©vĂ©nement se produit, que Bergson relate dans ces termes, en commençant par rappeler sa dĂ©termination de marcher dans les pas de Spencer :
« Nous aurions voulu reprendre cette partie de son Ɠuvre, la complĂ©ter et la consolider. Nous nous y essayĂąmes dans la mesure de nos forces. C’est ainsi que nous fĂ»mes conduits devant l’idĂ©e de Temps. LĂ , une surprise nous attendait » (PM, p. 2).
Tout tient ici dans l’écart entre les deux mots qui encadrent presque ce passage et se rĂ©pondent en Ă©cho : le projet initial d’une « reprise » brusquement contrariĂ© par une « surprise ». En effet, la confrontation avec la notion de temps, qui devait n’ĂȘtre qu’un chapitre parmi d’autres d’un programme de vĂ©rification et de consolidation thĂ©oriques, vint tout Ă  coup enrayer l’entreprise de continuer Spencer, de sorte que le temps apparut d’abord Ă  Bergson, pour emprunter une image de L’Évolution crĂ©atrice pour le dĂ©signer, comme ce qui « met des bĂątons dans les roues » (EC, p. 233). Et voici Bergson, qui n’aurait voulu que prolonger un hĂ©ritage, contraint d’entreprendre quelque chose de nouveau : rien de moins qu’une philosophie.
Mais en quoi consiste au juste cette « surprise » ? « Nous fĂ»mes trĂšs frappĂ©, poursuit Bergson dans le mĂȘme passage, de voir comment le temps rĂ©el [
] Ă©chappe aux mathĂ©matiques » (PM, p. 2) ; ou ailleurs encore, et comme en Ă©cho Ă  ces mĂȘmes lignes : « Je m’aperçus Ă  mon grand Ă©tonnement que le temps scientifique ne dure pas » (EP, p. 745, c’est Bergson qui souligne). C’est une vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation qui s’impose Ă  Bergson : l’incapacitĂ© structurelle des sciences, et singuliĂšrement des mathĂ©matiques, Ă  Ă©treindre le temps dans sa rĂ©alitĂ© la plus simple, la plus concrĂšte, la plus sensible. DerriĂšre le traitement scientifique du temps, Bergson dĂ©couvre, Ă  sa grande stupĂ©faction, une sorte d’objet impossible, comparable au « cercle carrĂ© » ou Ă  la « montagne sans vallĂ©e » de la tradition : un temps qui ne dure pas. En ne considĂ©rant en effet que la « forme » abstraite du passage d’un instant Ă  un autre, applicable Ă  n’importe quel objet, la science invente un temps neutre et indiffĂ©rent, un temps qui donc n’existe pas, au sens fort, mais qui se rĂ©sout en une sĂ©rie indĂ©finie d’instants quelconques, une juxtaposition d’unitĂ©s ou de simultanĂ©itĂ©s valables pour tous et pour tout, un « temps » oĂč plus rien ne (se) passe :
« Entre les simultanĂ©itĂ©s se passera tout ce qu’on voudra, le temps pourrait s’accĂ©lĂ©rer Ă©normĂ©ment, et mĂȘme infiniment, rien ne serait changĂ© pour le mathĂ©maticien, pour le physicien, pour l’astronome » (PM, p. 3).
La science traite le temps comme une variable manipulable Ă  volontĂ© par la pensĂ©e. L’astronome, par exemple, peut, par l’artifice du calcul, se reporter aujourd’hui Ă  l’éclipse de Lune qui se produira dans un an, dans dix ans ou dans mille ans. Ce faisant, ce n’est pas rĂ©ellement au temps qu’il a affaire. Car le temps n’est pas ce cadre immuable qui reste identique Ă  soi, qui peut ĂȘtre accĂ©lĂ©rĂ© sur commande et indiffĂ©remment rempli par n’importe quel contenu. Le seul temps qui existe est celui vĂ©cu par une conscience, car en dehors d’elle qui le fait, il n’y a qu’un pur Ă©vanouissement : chaque moment qui apparaĂźt remplace le prĂ©cĂ©dent qui disparaĂźt, sans qu’aucune succession ne puisse jamais se constituer. Ce temps rĂ©el, la « durĂ©e », est alors ce qui ne cesse de changer, ou mieux : il est le fait mĂȘme du changement, ce qui ne cesse de diffĂ©rer d’avec soi, pure diffĂ©rence, « hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© pure ». La surprise dont parle Bergson n’est donc pas seulement celle qu’il Ă©prouve lui-mĂȘme devant l’écart entre le temps tel qu’il est construit par la science et le temps qu’il est vĂ©cu par la conscience. Elle est surtout pour quiconque le seul mode de donation possible du temps rĂ©el, dĂšs lors que chacun de ses moments est unique et inattendu.
Mais de cette surprise devant le temps dĂ©coule immĂ©diatement une consĂ©quence critique qui n’en finira pas de retentir dans toute l’Ɠuvre : la contestation du dĂ©terminisme. SitĂŽt en effet que la durĂ©e est reconnue dans sa rĂ©alitĂ©, et pour ce qu’elle est, c’est l’idĂ©e mĂȘme d’une « mathĂ©matique universelle » qui est refusĂ©e, c’est-Ă -dire le projet d’application et d’extension du principe de causalitĂ© Ă  l’ensemble de la rĂ©alitĂ©. La durĂ©e oblige Bergson Ă  admettre que le rĂ©el, contrairement Ă  ce qu’il a cru d’abord (et mĂȘme espĂ©rĂ© !) ne peut intĂ©gralement se rĂ©soudre en systĂšmes conservatifs, c’est-Ă -dire en systĂšmes parfaitement dĂ©limitables dont l’état ultĂ©rieur pourrait se dĂ©duire complĂštement de l’état antĂ©rieur. Si le temps existe, tout n’est pas dĂ©terminable Ă  l’avance, chaque moment apportant avec lui, et mĂȘme crĂ©ant par l’effet mĂȘme de sa succession quelque chose qui n’était pas contenu ni prĂ©sent dans le moment prĂ©cĂ©dent. ReconnaĂźtre la rĂ©alitĂ© du temps, c’est admettre qu’à chaque instant quelque chose se fait, qui ne peut pas ĂȘtre « donnĂ© » avant de se faire. La philosophie de Bergson n’est pas seulement un « chant » en l’honneur de la mobilitĂ© et du changement (selon une formule proposĂ©e par Gilles Deleuze), elle est aussi un « cri » contre une certaine rationalitĂ© qui affirme que le mĂȘme succĂšde au mĂȘme, le semblable au semblable, l’identique Ă  l’identique. Pour autant, il ne...

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  7. Parcours en pensée
  8. Parcours en textes
  9. Vocabulaire
  10. ÉlĂ©ments de bibliographie
  11. Table des matiĂšres