e premier dictionnaire des noms difficiles à porter!
L'Evêque Cauchon qui fit brûler Jeanne d'Arc, le gendarme Merda qui tira sur Robespierre, ont fait rire des générations d'écoliers. En puisant dans l'histoire de France et du monde, Bruno Fuligni est allé à la recherche des noms propres à consonance comique, sans oublier les noms adaptés à une qualité ou un métier, ou ' aptonymes ': le docteur Bizard, le franc-maçon Laloge, l'anticlérical Legros-Dévôt, l'évêque Lucifer, le colonel Dominé...
De l'empereur Mongku au peintre Labitte, en passant par le député Chion-Ducollet, le sénateur Pèdebidou, Mgr Lanusse ou le poète Troccon, tous ces personnages ont réellement existé. Certains ont même été censurés des manuels scolaires, comme le chevalier de La Crotte ou le physicien William Prout, grand spécialiste des gaz.
Un livre pour se cultiver tout en ricanant.

- 95 pages
- French
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L'Evêque Cauchon et autres noms de l'Histoire
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9782352046479
C
CABOT (Jean) V. 1450-V. 1500. Nom francisé du navigateur italien Giovanni Caboto, qui se mit au service de la Couronne britannique après le retour de Christophe Colomb. Par une surprenante fatalité qui réjouissait autrefois les instituteurs, ce Cabot ne découvrit que des terres aux noms de chien : le Labrador et Terre-Neuve.

CACA. Déesse étrusque du foyer et du feu, intégrée par les Romains à leur mythologie : sœur de Cacus, qui avait volé huit bêtes du troupeau que Géryon avait confié à Hercule, elle révéla à celui-ci la grotte où le voleur cachait le bétail. Hercule tua Cacus et reprit les bêtes, mais institua un culte envers Caca, pour qui était entretenu un feu perpétuel. La déesse Vesta supplanta ensuite cette religion merdique.
CAILLE Voir : LA CAILLE (Nicolas-Louis de) 1713-1762.
CAMESCASSE (Ernest) 1838-1897. Préfet de police à Paris et député républicain du Finistère de 1881 à 1885 – il fut plus tard député du Pas-de-Calais de 1887 à 1889, puis sénateur de 1891 à sa mort –, il s’illustra en mars 1882 par une répression musclée des étudiants qui défendaient les prostituées du Quartier latin, visées par les rafles de la police. Le journal L’Intransigeant le surnomma « Camescasse-tête » et lui offrit par souscription un casse-tête d’honneur.
CARCARADEC (François Louis Jean Rogon de) 1781-1850. Maire de Lannion, conseiller général, député des Côtes-du-Nord (actuelles Côtes-d’Armor) de 1824 à 1830, ce monarchiste fut moqué pour son nom bretonnant et son silence à la Chambre. Selon le Dictionnaire des parlementaires français, « il ne s’y fit remarquer que par l’étrangeté de son nom, dont s’égayaient les biographes libéraux du temps : ‘‘La France semble ne pas se douter, écrivait l’un d’eux, qu’elle a un représentant du nom de Carcaradec. Déjà un mouvement de curiosité se montre sur la physionomie du lecteur, à ce mot de Carcaradec… On prétend que M. de Carcaradec sait à peine la langue française ; qu’importe, il a un si beau nom qu’on peut bien lui passer cette vétille.’’ »
CAUCHON (Pierre) V. 1371-1442. Prélat français, évêque de Beauvais lié au « parti bourguignon », devenu célèbre pour avoir présidé le procès de Jeanne d’Arc en 1431.
« Et pourtant… Cochon n’est pas Cauchon, écrit Jean Favier dans la biographie qu’il lui a consacrée. Jamais l’habitant de la bauge ne s’est vu désigné comme Cauchon. Porc, cochon, goret, verrat, truie, les noms ne manquent pas, selon l’âge et le sexe, pour l’animal qui fournit le lard. On n’a jamais dit ou écrit “cauchon”. […] Et, s’agissant de l’évêque de Beauvais, pas un de ses contemporains n’a nommé ou écrit Pierre Cochon pour Pierre Cauchon. »
Traduisant soit des origines cauchoises, soit une profession en rapport avec la fabrication de chaussons, ce patronyme est celui de « gens honorablement connus à Reims » et très fortunés : « Veuve d’un Jean Cauchon, Rose de Bezannes que, selon un usage assez général, on appelle Rose la Cauchonne, est en 1413 le premier contribuable de la ville. Nul ne songerait à rire d’elle. »
Au XVIIIe siècle encore, quand Voltaire écrit La Pucelle, il fustige Pierre Cauchon « qu’on appelait l’indigne évêque, l’indigne Français, et l’indigne homme », sans aucun rapprochement avec l’animal aimant à se vautrer dans la boue. Il faut attendre le XXe siècle pour que le jeu de mots d’écolier entre en littérature avec Jeanne d’Arc au bûcher de Paul Claudel, « mystère lyrique » en onze scènes joué pour la première fois en 1938 sur une musique d’Arthur Honegger. La célèbre scène IV en effet, « Jeanne livrée aux bêtes », a l’apparence d’une fable puisque les animaux requis pour juger Jeanne se récusent l’un après l’autre, jusqu’à ce que se manifeste un volontaire :
« Ego nominor Porcus. Je m’appelle Cochon.
Moi ! ...
Table des matières
- Couverture
- Présentation
- Copyright
- Titre
- Caconymes et aptonymes
- A
- B
- C
- D
- E
- F
- G
- H
- I
- J
- K
- L
- M
- N
- O
- P
- Q
- R
- S
- T
- UV
- WX / YZ
- De quelques callonymes en guise de conclusion
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