Marseille, ma ville
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Marseille, ma ville

  1. 255 pages
  2. French
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  4. Disponible sur iOS et Android
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Marseille, ma ville

À propos de ce livre

Xavier Monnier est un ' minot ' qui a grandi Ă  Marseille. Il pratique le journalisme d'enquĂȘte. À Marseille, tout se sait, mais rien ne se dit sur la place publique. Ou trop peu. Il ne s'interdit rien: fouiner dans les affaires GuĂ©rini, enquĂȘter sur les coulisses de l'OM, dĂ©cortiquer les marchĂ©s publics et le clientĂ©lisme, agacer les hommes politiques et rencontrer les figures du grand banditisme. Xavier Monnier ne se contente pas d'en savoir beaucoup: il l'Ă©crit.

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Informations

Éditeur
Les ArĂšnes
Année
2014
Imprimer l'ISBN
9782352042273
ISBN de l'eBook
9782352042686
1.
Le bizut du Cercle Concorde
Je suis nĂ© Ă  Marseille en octobre 1981. La France venait de passer Ă  gauche cinq mois plus tĂŽt et je dois Ă  l’anti­mitterrandisme de mes parents de n’avoir pas Ă©tĂ© prĂ©nommĂ© François. À Marseille, Gaston Defferre, le « Vieux Lion », n’avait pas encore achevĂ© son interminable rĂšgne Ă  la mairie, entamĂ© en 1953. Deux semaines aprĂšs ma venue au monde, ma ville se retrouve sonnĂ©e. Le 21 octobre, un magistrat est assassinĂ© en pleine journĂ©e sur le boulevard Michelet. Trois balles de 9 mm. Deux tueurs Ă  moto. Le crime est signĂ©, c’est une exĂ©cution. Juge d’instruction, Pierre Michel s’était spĂ©cialisĂ© dans la lutte contre la pĂšgre. C’était un ami de Giovanni Falcone, le cĂ©lĂšbre juge italien qui paiera de sa vie, en 1992, son combat contre Cosa Nostra. Marseille traverse une pĂ©riode noire, sulfureuse, excitante, qui ravive le fantasme d’un Chicago provençal.
L’homme qui me fait face vingt-cinq ans plus tard est magistrat, tout comme Pierre Michel, sauf que lui a survĂ©cu. Le milieu marseillais, il l’a longuement pratiquĂ©, Ă©tudiĂ© et combattu. DerriĂšre ses lunettes rondes et son petit rire chuintant se dresse l’ancienne bĂȘte noire des truands des annĂ©es 1980 et 1990. Michel Debacq s’assoit toujours le dos au mur. Le rituel du plat de pĂątes Ă  l’ail que nous partageons s’est instaurĂ© dĂšs nos premiĂšres entrevues, en 2006, dans un restaurant du quartier parisien de l’OpĂ©ra. IntimidĂ©, je l’écoute me conter ma ville.
– J’étais Ă  Marseille durant ces annĂ©es-lĂ , auditeur de justice auprĂšs d’Étienne Ceccaldi, un juge d’instruction ami de Pierre Michel. AprĂšs son assassinat, il a pris les choses en main et m’a dictĂ© le communiquĂ© du Syndicat de la magistrature avant de briefer les journalistes. Le lendemain, toute la presse titrait : « La pĂšgre tue un juge. » Nous savions que les voyous allaient faire courir des bruits, que certains allaient tenter de salir Michel.
D’abord soupçonnĂ©, GaĂ«tan (dit Tany) Zampa, l’un des principaux parrains de la ville, prend la fuite. ArrĂȘtĂ© en 1983 pour divers dĂ©lits financiers, il ne sera pas condamnĂ© pour cet assassinat mais son rĂšgne sur le milieu sera court. L’annĂ©e suivante, il se suicide Ă  la prison des Baumettes. BĂ©nĂ©ficiant de son incarcĂ©ration, son grand rival, Francis le Belge, a pris l’ascendant sur lui.
– Celui-lĂ , je l’ai fait arrĂȘter Ă  Bruxelles, m’apprend Michel Debacq. Le titre des journaux m’a vraiment fait rire : « Le Belge arrĂȘtĂ© en Belgique. » La prison fait du mal aux parrains, Ă  leur emprise, Ă  leur business

C’était en 1993, dans le cadre de la guerre des boĂźtes de nuit de la rĂ©gion. Les truands d’Aix et de Marseille s’en disputent violemment le contrĂŽle. Le Belge sera abattu en 2000. Depuis, le tandem police-justice a du mal Ă  identifier qui lui a succĂ©dĂ© en tant que leader du milieu marseillais.
– Qui reste-t-il de ces grandes luttes entre truands ? La presse a Ă©voquĂ© Roland Cassone Ă  propos des pressions exercĂ©es sur l’OM

– Cassone, c’est une figure, un monument ! Le dernier reprĂ©sentant d’un monde qui n’existe plus. Il a survĂ©cu Ă  tout. À la chute des frĂšres GuĂ©rini dans les annĂ©es 1960. Aux guerres du milieu marseillais entre Zampa et Francis le Belge dans les annĂ©es 1970 et 1980. À la reprise en main par les Corses dans les annĂ©es 1990. C’est un survivant. Un homme secret, qui parle peu. On ne l’a jamais coincĂ© et on ne le coincera probablement jamais

Le vieux routard de la magistrature dĂ©roule un pan d’histoire de ma ville. Enfant, adolescent, minot, j’ai pourtant Ă©voluĂ© en lisiĂšre de ces Ă©vĂ©nements. Mes premiers souvenirs remontent Ă  l’école primaire de l’allĂ©e des Pins, qui se dresse Ă  cinquante mĂštres Ă  peine de la rĂ©sidence de mes parents. Un bruit de sirĂšne au loin, qui se rapproche avant de disparaĂźtre. La prison des Baumettes se trouve Ă  l’entrĂ©e de la calanque de Morgiou, Ă  un jet de pierre. Ces sirĂšnes, qu’elles signalent une Ă©vasion ou un transfert de prisonnier, faisaient partie du dĂ©cor. Un jour, en sortant de chez le pĂ©diatre, j’ai vu un homme qui courait en dissimulant son pistolet dans son pantalon. Cela ne m’avait pas traumatisĂ©.
Ma mĂšre se souvient de ce jour de 1967 oĂč elle a entendu des tirs du cĂŽtĂ© du quartier Saint-Julien. Un petit vieux venait d’ĂȘtre abattu dans une station-service au moment de faire le plein de sa Mercedes. Deux hommes casquĂ©s sont sortis d’une berline rouge avant de tirer onze balles de 11.43 sur le parrain de la ville, Antoine GuĂ©rini. Avec son frĂšre MĂ©mĂ©, il contrĂŽlait la pĂšgre marseillaise – bars, filles, machines Ă  sous
 – tout en bĂ©nĂ©ficiant de solides appuis politiques Ă  la mairie sous Gaston Defferre. Antoine et MĂ©mĂ© avaient Ă©galement leur rond de serviette Ă  la table de la French Connection, Ă  l’époque oĂč Marseille Ă©tait le point de passage obligĂ© des trafiquants d’hĂ©roĂŻne et la principale porte de sortie de la blanche destinĂ©e au marchĂ© amĂ©ricain. La rĂ©putation des chimistes employĂ©s dans les laboratoires clandestins de la ville y est pour beaucoup. Hollywood en tirera deux films, dont le premier vaudra un Oscar Ă  Gene Hackman. Une consĂ©cration pour Marseille et une fascination qui perdure. C’était la pĂ©riode des grands parrains.
Cet environnement me semble si familier qu’il en est devenu banal. Marseille n’apparaĂźt sulfureuse qu’aux « estrangers ». Mais au quotidien, le soufre perd de son odeur. Je vois bien la tonalitĂ© des unes que la presse nationale consacre Ă  ma ville. J’enregistre les questions rĂ©currentes que me posent mes camarades d’études, puis mes jeunes confrĂšres journalistes, quand ils apprennent mon origine. Le grand banditisme, la mafia, une ville sale et corrompue aux mains des voyous, alors qu’à mes yeux elle est la plus belle ville du monde. Jusque-lĂ , Ă©crire sur Marseille ne m’avait pas traversĂ© l’esprit.
En Ă©coutant Michel Debacq, je rĂ©alise que je ne connais pas ma propre ville. Je l’ai parcourue en flĂąnant, sans m’arrĂȘter. Mille fois, j’ai empruntĂ© le boulevard Michelet sans une seule pensĂ©e pour l’assassinat du juge Michel. Ce genre de dossiers relĂšve des mythes marseillais, d’une lĂ©gende noire aussi fascinante qu’inaccessible – si ce n’est dans les discussions de bistrot ou sous la plume de quelques reporters. Face Ă  moi, l’homme qui commande une bouteille de Fraschetti a contribuĂ© Ă  l’écrire avant d’aller exercer Ă  Rome en pleine opĂ©ration Mani Pulite, puis de prendre les commandes du parquet antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris. MalgrĂ© son impressionnant parcours, Debacq me parle en confiance du passĂ©, tandis que je m’interroge sur le prĂ©sent.
Nous sommes en 2006. Tous deux faisons fausse route. Lui, à propos de Roland Cassone. Moi, en imaginant que jamais je n’approcherai le milieu marseillais.
C’est Nicolas Beau qui m’a prĂ©sentĂ© l’ancien juge. À l’époque journaliste au Canard enchaĂźnĂ©, il avait Ă©tĂ© mon professeur au Centre de formation des journalistes (CFJ), Ă  Paris. Son allure et son physique lui ont valu, dĂšs les premiers cours, le surnom de « Jacques Higelin », voire de « Droopy ». Sa façon de dĂ©sacraliser l’enquĂȘte et de partager ses contacts avec nous m’avait Ă©tonnĂ©. Ce n’est pas vraiment la norme dans le milieu des journalistes. Le discours qu’il professait Ă©tait simple : dĂ©nicher l’info, la vĂ©rifier et la publier, sans considĂ©ration pour ceux – syndicats, grands patrons, mĂ©dias
 – qu’elle dĂ©rangera. De cette rencontre dĂ©cisive naĂźtra, en mai 2006, Bakchich.info. Affichant pour devise « EnquĂȘtes, informations et mauvais esprit », ce site Internet satirique est créé sans mĂȘme un euro de fonds propres, avec seulement deux autres journalistes multitĂąches Ă  mes cĂŽtĂ©s, LĂ©a Labaye et Guillaume Barou, 25 ans Ă  peine sonnĂ©s. Nicolas en grand patron de la rĂ©daction, quelques plumes de sa gĂ©nĂ©ration pour nous aider discrĂštement et voilĂ  le vaisseau lancĂ©.
– Ça t’intĂ©resserait de bosser sur une affaire de truands marseillais ? me demande un jour Nicolas, qui ne suit pas spĂ©cialement les affaires marseillaises mais dispose d’un certain flair.
Tu parles si ça m’intĂ©resserait ! Une belle occasion d’étudier les soubresauts qui agitent ma ville.
Mes premiers pas dans les dossiers de grand banditisme dĂ©butent donc au lendemain d’une fusillade, comme dans les livres de Jean-Claude Izzo, l’amant dĂ©sespĂ©rĂ© de ­Marseille qui a rendu immortel le policier Fabio Montale. Le 4 avril 2006, au nord de la ville, un rĂšglement de comptes renvoie la citĂ© Ă  ses vieux dĂ©mons. Les anciens avaient connu la tuerie du Tanagra ou celle du TĂ©lĂ©phone. Cette fois-ci, c’est aux Marronniers, un bar du quartier du Canet, qu’une fusillade s’est dĂ©clenchĂ©e. Vers 21 heures, Ă  la mi-temps du match Lyon-Milan en Ligue des champions, une dizaine d’hommes encagoulĂ©s descendent de trois vĂ©hicules et arrosent copieusement leurs cibles avant de dĂ©camper, laissant derriĂšre eux des douilles chaudes, un fusil Ă  pompe et des traces de sang provenant de l’un des assaillants. Trois cadavres gisent lĂ . Farid Berrahma, figure montante de la pĂšgre des citĂ©s, a Ă©tĂ© abattu avec deux de ses lieutenants. Farid a un sale surnom : « Le RĂŽtisseur. » On le soupçonne d’incinĂ©rer ses victimes dans leur voiture aprĂšs les avoir descendues.
– Je suis arrivĂ© assez rapidement sur place, se rappelle l’un des patrons de la police judiciaire. J’ai appelĂ© le central pour leur dire de ne plus chercher Farid Berrahma, qui se trouvait Ă  mes pieds.
Les flics soupçonnent un rĂšglement de comptes entre le gang de Berrahma et des rivaux corses pour le contrĂŽle du trafic de drogue et des machines Ă  sous. Dix jours plus tĂŽt, Roch Colombani, petit truand dotĂ© de solides amitiĂ©s dans le grand banditisme insulaire, avait Ă©tĂ© transpercĂ© de soixante-dix balles. On le disait proche de la Brise de mer et de la bande des bergers braqueurs de Venzolasca, deux groupes redoutĂ©s. Le 4 avril, jour de l’assassinat de Berrahma, marquait la date de son anniversaire. Vengeance pour le contrĂŽle du territoire marseillais ? La presse embraie : parrains (corses) contre caĂŻds (arabes).
– Des conneries ! me rĂ©sume un avocat pĂ©naliste marseillais. La seule couleur qui importe dans le milieu, c’est l’argent.
Un tuyau anonyme parvient aux enquĂȘteurs. L’un des agresseurs serait Ange-Toussaint Federici, le leader de l’équipe de Venzolasca, implantĂ©e dans la rĂ©gion aixoise. La police fait le tour des hĂŽpitaux, cherche un blessĂ© et finit par trouver une trace. Un homme au fort accent corse a Ă©tĂ© admis dans une clinique du sud de la ville au cours de la nuit du 4 avril pour une « chute Ă  moto » suivie d’une « morsure de chien ». La clinique se trouve Ă  Clairval, sur les collines du Redon, Ă  cinq minutes de l’appartement qu’occupent mes parents, infirmiers, qui y travaillent Ă  l’occasion.
Le lendemain, le patient a levĂ© le camp sans prendre le temps d’enlever sa sonde urinaire. Quelques jours plus tard, l’analyse ADN rĂ©vĂ©lera que le blessĂ© des Marronniers et le disparu de Clairval sont une seule et mĂȘme personne : Ange-Toussaint Federici, dit « Santu ». Lequel entame une cavale atypique. Bien qu’« activement recherchĂ© » il rend visite Ă  son conseiller en insertion le 21 aoĂ»t 2006. Le mois suivant, il rĂ©pond Ă  une convocation de son juge d’application des peines. Ce n’est que le 12 janvier 2007 qu’il sera arrĂȘtĂ© Ă  Paris, au sortir d’un restaurant de la Madeleine.
Federici passe au « tapissage ». Les policiers immortalisent leur prise par un clichĂ© en noir et blanc digne d’une sĂ©rie B. Un numĂ©ro trĂŽne au-dessus de chacun des participants, photographiĂ©s cĂŽte Ă  cĂŽte. Ange-Toussaint et son lieutenant Jacques Butafoghi, arrĂȘtĂ© avec lui, ne sont pas franchement souriants. À droite sur la photo, un homme leur rend une tĂȘte. Il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© peu de temps aprĂšs eux. En quelques coups de fil, grĂące Ă  son entregent et Ă  un tour de passe-passe, Federici a Ă©tĂ© admis Ă  l’hĂŽpital de Clairval sous un faux nom avant de s’évanouir dans la nature. Paul Lantieri, restaurateur Ă©tabli Ă  Aix-en-Provence, est mis en examen pour complicitĂ© d’association de malfaiteurs. L’aide qu’il a apportĂ©e Ă  Federici tombe sous le coup de la loi. Ses soucis ne font que commencer.
L’enseigne de son Ă©tablissement, La Rotonde, fait face Ă  la fontaine qui marque l’entrĂ©e de la citĂ©, dont elle est le symbole. Elle emprunte d’ailleurs le nom du monument. Musique lounge, emplacement soignĂ©, cuisine correcte. Pendant les trois annĂ©es d’études que j’ai passĂ©es Ă  Aix-en-Provence, ce local Ă©tait Ă  l’abandon. DĂ©sormais, c’est le lieu oĂč il est bon de se montrer. Grands flics venus de Marseille (du patron de la PJ au prĂ©fet de police), Ă©lus de la mairie, hommes d’affaires, truands de toutes les gĂ©nĂ©rations sont attablĂ©s lĂ , au vu et au su de tous, au milieu des touristes et des flĂąneurs. Il arrive Ă  mes parents d’y dĂźner aprĂšs une sortie au théùtre.
Paul Lantieri, un gĂ©ant de 1,97 m, a quittĂ© la Corse pour le continent aprĂšs quelques dĂ©boires. En avril 2000, cinq charges de nitrate de fuel de 5 kg chacune ont dĂ©vastĂ© sa boĂźte de nuit ajaccienne, L’AmnĂ©sia. Jamais Ă©lucidĂ©, l’attentat n’a en rien altĂ©rĂ© son esprit d’entreprise. En juin de la mĂȘme annĂ©e, il scelle le rachat du fonds de commerce de ce qui deviendra La Rotonde. MalgrĂ© les soupçons, la procĂ©dure lancĂ©e pour extorsion lors du rachat a Ă©tĂ© classĂ©e en 2004.
Avec la tuerie des Marronniers, les enquĂȘteurs le dĂ©couvrent complice de l’évasion de Federici. Des recherches tĂ©lĂ©phoniques l’ont trahi. Lors d’un dĂźner mondain parisien, Lantieri a favorisĂ© l’entrĂ©e de Federici – habituĂ© de son restaurant aixois – Ă  la clinique de Clairval en contactant un mĂ©decin corse. L’assistance...

Table des matiĂšres

  1. Couverture
  2. Page de titre
  3. Dédicace
  4. Exergue
  5. Prologue
  6. 1. Le bizut du Cercle Concorde
  7. 2. Un parrain au SacrĂ©-CƓur
  8. 3. Cafouche politique
  9. 4. Marseille, fumerie d’opiOM
  10. 5. L’OM mange ses prĂ©sidents
  11. 6. Mamou s’en va
  12. 7. « Gomorra »
  13. 8. Nom de code : dossier Guernica
  14. 9. Patron de FO, vice-roi de Marseille
  15. 10. Le milieu, entreprise publique
  16. 11. La chasse aux Guérini est ouverte
  17. 12. Arnaud « Rastignac » Montebourg en campagne
  18. 13. Gaudin, héritier de Defferre
  19. 14. Libre comme Guérini
  20. 15. Quartiers Nord, terra incognita
  21. 16. « Total Khéops »
  22. 17. RĂȘve de minot
  23. 18. Corsican Connection
  24. 19. Le milieu ratisse le terrain
  25. 20. Jean-Luc Barresi, patrimoine marseillais
  26. 21. 2014, décharge municipale
  27. 22. Mon mariage chez les truands
  28. Épilogue
  29. Remerciements
  30. Bibliographie
  31. Glossaire
  32. Index des personnes citées
  33. Copyright

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