Les aristocrates rebelles
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Les aristocrates rebelles

  1. 257 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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Les aristocrates rebelles

À propos de ce livre

Ils sont nés avec un nom et des privilèges mais ont choisi leur propre destin, au risque de tout perdre. L'histoire de France et du monde recèle une incroyable richesse en aristocrates rebelles. De Cyrano de Bergerac à Olympe de Gouges, de Lord Byron à Alphonse de Lamartine, du comte Tolstoï à Savorgnan de Brazza, de Luchino Visconti à Simone de Beauvoir, ils inventent leur voie. Ils défrichent leur chemin et explorent les horizons lointains. Ils se défont des oripeaux de leur classe pour se vêtir des habits neufs de la découverte.

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Informations

Éditeur
Les Arènes
Année
2017
Imprimer l'ISBN
9782352046462

Lord Byron

(1788-1824)
Entre violence et passion
J’abhorre l’Angleterre et l’Angleterre m’abhorre. Lord Byron
Sur les quais de Londres, le 5 juillet 1824, Gilbert du Motier de La Fayette se prépare, pour la énième fois, à traverser l’Atlantique, cinquante ans après la première. Cette escale, au cœur de la capitale de cette nation qui, jadis, lui a pris son père, et qu’il a lui-même mise à genoux lorsque, en Amérique, il a permis la victoire des insurgents, prend la forme d’une revanche qui ne lui déplaît pas, surtout lorsqu’il constate que le bruit de sa venue s’étant répandu comme une traînée de poudre, chacun veut le voir. D’où un encombrement extraordinaire près de ces docks entourés de brouillard, conformément à l’idée que chacun de fait de la capitale britannique, en particulier cette rive de la Tamise qui sera intégralement détruite par les bombes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Mais un homme s’approche de lui et lui annonce une nouvelle qui le stupéfie : à quelques centaines de mètres à peine, un cercueil vient d’être débarqué d’un navire en provenance de Grèce. Et celui-ci renferme le corps d’un homme au moins aussi célèbre que lui, bien que beaucoup plus jeune, lord Byron. Aussitôt, La Fayette émet le désir d’aller le saluer, mais il n’en a pas le temps, son propre navire devant lever l’ancre. L’extraordinaire rencontre entre le héros des Lumières, bien vivant et celui du romantisme, déjà mort, n’aura pas lieu. Il est temps de remonter sur le navire qui va prendre le large en profitant de la marée descendante, laissant le Français songeur à l’approche du grand large, qui se dit que leurs deux existences ont été plus complémentaires qu’on ne pourrait le croire.
Un jeune lord débauché
Trente-six ans plus tôt, en effet, le 22 janvier 1788, était né à Londres, Holles Street, à Cavendish Square, George Byron, enfant unique du capitaine John Byron et de sa seconde épouse, Catherine Gordon de Gight. Le premier, fils d’un amiral, appartenait à une des plus anciennes familles d’Angleterre, dont le fondateur comptait parmi les proches de Guillaume le Conquérant ; la seconde descendait, via Jacques Ier d’Écosse, des Stuarts. Leur union dura peu, puisque John Byron, sorte de bon à rien ne s’intéressant qu’au vin, aux femmes et aux tables de jeu s’éteignit trois ans plus tard en France, où il résidait afin d’échapper à ses créanciers, laissant, de son premier mariage avec la marquise de Carmarthen, une fille, Augusta, qui allait tenir dans la vie de son demi-frère une certaine importance. L’enfant qui vint au monde était déjà ruiné, mais un espoir planait sur son berceau : il était le plus proche héritier de son grand-oncle, le baron Byron de Rochdale, dit le mauvais lord, un demi-fou richissime qui, après avoir tué en duel son cousin et jeté sa femme dans un lac, vivait en solitaire dans son abbaye de Newstead, en lisière de la forêt de Sherwood, jadis donnée à ses aïeux par Henri VIII, où il entraînait ses grillons à la course… sur son énorme ventre !
En attendant que ce dernier consentît à disparaître, Catherine Byron et son fils s’installèrent à Aberdeen, en Écosse, où la vie était moins chère qu’à Londres, et où George grandit, sinon en beauté, car sa cheville tordue le contraignait à boiter, tandis qu’il était prématurément obèse. Au moins son intelligence paraissait bonne, son précepteur lui inculquant le goût du latin, de l’histoire et de la littérature. Mais la première caractéristique de cet enfant rétif à toute autorité et infatué de son nom et de la devise des siens – Crede Biron (Crois en Byron) – fut la révolte qu’il manifesta contre sa redoutable mère, qui trompait ses frustrations dans l’alcool, jurait comme un charretier et poursuivait son fils avec un tisonnier lorsqu’il lui cherchait querelle et l’appelait son tourment. Byron, vous êtes un monstre, comme vos ancêtres, lui criait-elle dessus, en lui jetant la vaisselle à la tête !
De cette singulière éducation il allait conserver, outre l’impérative nécessité de porter, sa vie durant, une chaussure orthopédique, une irritabilité constante, un caractère ombrageux et une insatisfaction permanente qui allaient être les premiers traits de son caractère rebelle et anticonformiste. Ce long séjour, de surcroît, fit aussi de lui un Écossais de cœur, aimant porter le tartan de son clan et arpenter les landes désertes et brumeuses du royaume de ses ancêtres maternels, y puisant dès son plus jeune âge un profond sentiment romantique. À dix-sept ans, cette existence cessa, puisque le grand-oncle étant enfin mort, le nouveau lord Byron hérita du titre de sixième baron de sa lignée et de la fortune au moment où il passait de la renommée Public School de Harrow au prestigieux Trinity College de Cambridge.
S’opéra alors une extraordinaire mutation : au prix de privations alimentaires, il maigrit et, pratiquant l’équitation, l’escrime, le cricket, la boxe et surtout la natation, se forgea en quelques années, par sa seule volonté, un physique d’athlète parfait. Son visage subit parallèlement une aussi singulière mutation, faisant de ce blond aux yeux gris-bleu, bordés de longs cils, au nez parfaitement droit et à la bouche sensuelle, un garçon d’une stupéfiante beauté qui fit désormais chavirer tous les cœurs, ceux des femmes comme ceux des hommes. Car, dès la fin de son adolescence, lord Byron, parfaitement bisexuel, sacrifia aux deux, divisant en parts égales ses amours entre ses jeunes, très jeunes condisciples de Cambridge, pourvu qu’ils fussent d’une beauté égale à la sienne, et les prostituées de Londres, sans jamais éprouver le moindre désir de se justifier, puisqu’il se considéra toujours au-dessus du conformisme, lui qui envisagea même d’écrire un traité sur les mœurs, dont l’un des principaux chapitres eût été un Éloge de la sodomie et de la pédérastie en tant que pratique digne de louanges d’après les auteurs anciens et l’usage moderne. Ceci ne l’empêche pas de s’éprendre de ses cousines Marie Duff puis Margaret Parker, mais sans rien en espérer, sinon l’inspiration de ses premiers poèmes.
Il sacrifia de surcroît au dandysme ambiant, montant les plus beaux chevaux, commandant ses vêtements aux tailleurs les plus chic, et s’installant bientôt, une fois prêté son serment à la Chambre des lords, à Newstead Abbey, qu’il fit restaurer à grands frais et où il donna de superbes fêtes, dépensant sans compter l’argent dont il venait d’hériter. Travaillant peu ses études, il noua de durables amitiés avec des camarades tels que Skinner, Matthews, Scrope, Davies et Hobhouse, et obtint, selon sa propre expression ses diplômes dans l’art du vice. Il s’installa parallèlement à Londres, où il publia ses premiers poèmes, mais déçu par le frais accueil que lui réserva l’aristocratique assemblée, où il pensait briller, et attristé par la mort de son chien, Boatswain, il se lassa de sa trop superficielle existence et décida d’aller voir ailleurs si le ciel est plus beau.
L’errance d’un homme libre
Au mois de juillet 1809, il quitta donc l’Angleterre avec son ami Hobhouse, un page, le jeune Bob Ruston, et trois domestiques, destination Lisbonne, Séville, Cadix, Gibraltar, Malte, l’Albanie et enfin l’Empire ottoman, via ce qu’on appelle aujourd’hui la Grèce d’abord, la Turquie ensuite. Patras, Smyrne, Athènes, Constantinople furent autant d’étapes où ils se gorgea de soleil, de monuments et d’expériences sexuelles de tous bords, jusqu’à se dégoûter du vice, comme il le dit lui-même, même si, à Malte, il tomba sérieusement amoureux de Constance Spencer Smith, avec laquelle il manqua de s’enfuir, avant de faire de même, à Athènes, avec, cette fois, le beau Nicolo Guraud, qui lui proposa de vivre ou de mourir avec lui, ce que Byron finit par refuser en déclarant : Je suis écœuré jusqu’au fond de l’âme, ni vierge ni jouvenceau ne me donnent plus de plaisir. Ce fut à cette époque que le peintre Thomas Phillips le représenta dans le flamboyant costume albanais, tandis qu’un de ses confrères le montra couché et méditant, à Athènes, dans les ruines du Zeus olympien, ses serviteurs dormant à ses côtés, comme les compagnons d’Ulysse, peut-être ce jour où il a gravé son nom sur ce rocher du cap Sounion, où on peut toujours le voir.
Deux ans plus tard, il était de retour à Londres, avec des sculptures antiques, quatre tortues, et un poème qu’il avait composé pendant ses pérégrinations, Le Chevalier Harold, texte autobiographique sur la quête d’un jeune homme qui, en voyageant du Portugal à la Grèce, cherche à se forger un destin en marge des convenances médiocres, tentant de pousser les peuples à se révolter contre leurs oppresseurs. Publié en 1812, le succès fut colossal. Tout Londres se l’arracha et il ne fut pas jusqu’au roi George III lui-même à demander qu’on lui présentât l’auteur. Un matin, je me réveillai célèbre, dit laconiquement cet aristocrate anticonformiste venant de découvrir sa vocation. Les salons les plus en vue le demandaient, tel celui de lady Melbourne, qui régnait sur Londres, et les femmes, dont certaines s’évanouissaient lorsqu’il paraissait, s’amourachèrent de lui, parmi lesquelles la ravissante lady Caroline Lamb qui lui adressait des lettres éperdues, dans lesquelles elle allait jusqu’à déposer des poils de son pubis. Elle parvint à obtenir ce qu’elle cherchait, mais finit par l’effarer par son caractère fantasque et possessif. Il la quitta. Elle tenta à plusieurs reprises de se suicider, et s’écriait, désespérée : Il a brisé mon cœur, mais je l’aime encore ! Avant de contribuer à édifier la mauvaise réputation de cet amant fugace qu’elle allait définir ainsi : Byron, mad, bad and dangerous to know.
Une, toutefois, retint son attention, la ravissante Annabella Milbanke, propre cousine de Caroline Lamb, à qui il proposa le mariage, mais, méfiante, elle refusa, bien qu’elle fût folle de lui. Il se consola avec lady Oxford, puis avec sa propre demi-sœur, Augusta Leigh, à qui il fut enfin présenté et avec laquelle il ne tarda pas à vivre une intense liaison incestueuse, d’où naquit, au printemps 1814, une fille : Médora. Pour elle il écrivit La Fiancée d’Abydos et Le Corsaire qui furent de nouveaux succès, le premier, surtout, dont 10 000 exemplaires furent vendus le jour de sa sortie.
Le 2 janvier 1815, Byron n’en épousa pas moins Annabella Milbanke, qui avait fini par accepter, vaincue par ses sentiments. Ce n’était cependant plus par amour qu’il avait demandé sa main, mais pour se venger de son premier et humiliant refus. Malgré leur vie brillante dans la société londonienne, où ils se sont installés somptueusement à Piccadilly Terrace, tout près de Hyde Park, il lui mena une vie infernale, dans laquelle, mêlant sadisme et cruauté, il ne lui épargna aucune humiliation, alternant les moments de tendresse et ceux où il se montrait odieux. Et ce, en dépit de la naissance de leur fille, Augusta-Ada, l’hiver 1815. Annabella finit par se réfugier chez ses parents, et ce fut à ce moment que Carolone Lamb lui apprit que, non seulement Byron sacrifiait de temps à autre à l’homosexualité, mais encore entretenait une liaison incestueuse avec sa propre demi-sœur, ce qui, dans cette Grande-Bretagne du premier XIXe siècle, constituait deux transgressions inexcusables, même si nombre de jeunes gens sacrifiaient à la première. Horrifiée, lady Byron, qui dressa elle-même la liste des outrages qu’elle avait reçus – parmi lesquels la sodomie, qu’il lui avait imposée ! – entama une procédure de séparation, après avoir tenté de convaincre le corps médical que son mari était fou.
Ne voulant pas qu’un nouveau scandale éclatât au grand jour, son mari accepta et lui adressa, pour solde de tout compte, un poème intitulé Porte-toi bien. Mais, tout de suite après, il en provoqua un autre en révélant ses amours interdites dans ses Stances à Augusta. Ajoutés au fait qu’il ne cessait, dans les salons, de dire du bien de Napoléon, que les Anglais eurent tant de mal à abattre à peine deux ans auparavant, il fut un jour hué en entrant à la Chambre des lords, tandis qu’un autre, dans un bal chez lady Jersey, où il eut le front de se présenter au bras de sa demi-sœur, chacun s’écarta de lui sans lui adresser la parole.
On le vit trop souvent ivre mort dans les la ville, faisant la fête avec les actrices du théâtre de Drury Lane, dont il était administrateur, traîner avec les jeunes prostitués des bas quartiers ou encore tenter de repousser les huissiers qui, à neuf reprises, vinrent s’emparer de ses meubles et payer ses créanciers, pour qu’on le considérât comme un gentleman ! Si ses lecteurs le jugeaient égal à Southey, Wordsworth ou Keats, il était désormais totalement grillé dans son monde, qui décida de ne plus le recevoir. Seule une admiratrice, Claire Clairmont, ne lui tourna pas le dos et tenta de le consoler ; il commença avec elle une nouvelle liaison.
Persuadé désormais que ses compatriotes étaient de parfaits crétins, Byron, toujours pressé par ses créanciers et désolé de la rupture que sa demi-sœur venait de lui imposer afin de ménager sa propre réputation, décida de quitter à nouveau cette Angleterre qu’il détestait de toutes ses forces et avec laquelle il voulut rompre à jamais.
Quant à l’opinion des Anglais, écrit-il à son éditeur John Murray, qu’ils sachent d’abord ce qu’elle pèse avant de me faire l’injure de leur insolente condescendance. Je n’ai pas écrit pour leur satisfaction. S’ils sont satisfaits, c’est qu’ils choisissent de l’être ...

Table des matières

  1. Couverture
  2. Présentation
  3. Copyright
  4. Titre
  5. Prologue
  6. Louis de Gonzague (1568-1591)
  7. Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655)
  8. Olympe de Gouges (1748-1793)
  9. Gilbert du Motier de La Fayette (1757-1834)
  10. Germaine de Staël (1766-1817)
  11. Esther Stanhope (1776-1839)
  12. Lord Byron (1788-1824)
  13. Alphonse de Lamartine (1790-1869)
  14. George Sand (1804-1876)
  15. Abd el-Kader (1808-1883)
  16. Jérôme-Napoléon (1822-1891)
  17. Léon Tolstoï (1828-1910)
  18. Henri (de) Rochefort (1831-1913)
  19. Élisabeth d’Autriche (1837-1898)
  20. Isabelle du Brésil (1846-1921)
  21. Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905)
  22. Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
  23. Winston Churchill (1874-1965)
  24. Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)
  25. Emmanuel d’Astier de La Vigerie (1900-1969)
  26. Luchino Visconti (1906-1976)
  27. Simone de Beauvoir (1908-1986)
  28. Nelson Mandela (1918-2013)
  29. Épilogue
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