Les auteur-e-s
Anne Eydoux est maîtresse de conférences au Conservatoire national des arts et métiers, chercheuse au Centre d'études de l'emploi et du travail, au Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique, et membre des Économistes atterrés. Ses travaux portent sur le chômage, l'emploi, les politiques de l'emploi, les politiques sociales et les inégalités entre les femmes et les hommes. Elle a notamment coordonné avec Bernard Gomel Apprendre de l'échec du RSA (Éd. Liaisons, 2014).
Didier Gelot est économiste, membre de la Fondation Copernic et ancien secrétaire général de l'Observatoire national de la pauvreté. Ses travaux portent sur les inégalités et l'exclusion sociale au sujet desquels il a publié de nombreux articles de revues.
Jean-Marie Harribey est ancien professeur agrégé de sciences économiques et sociales et maître de conférences à l'Université de Bordeaux. Ses recherches concernent la soutenabilité sociale et écologique du développement. Il est membre des Économistes atterrés, de la Fondation Copernic et du conseil scientifique d'Attac. Il a notamment publié La richesse, la valeur et l'inestimable, Fondements d'une critique socio-écologique de l'économie capitaliste (Les Liens qui libèrent, 2013).
Marc Mangenot est économiste et membre de la Fondation Copernic. Il a été consultant auprès des comités d'entreprises et enseignant à l'Institut des techniques de planification et d'économie appliquée à Alger. Il a publié Les jeunes face à l'emploi (Éd. universitaires, 1972) et La comptabilité au service du capital (J.-P. Delarge, 1976).
Christiane Marty est ingénieure-chercheuse, membre de la Fondation Copernic et du conseil scientifique d'Attac. Ses travaux portent sur l'égalité entre les femmes et les hommes, la fiscalité et les retraites. Elle a notamment dirigé Retraites : l'alternative cachée (Syllepse, 2013) et Un impôt juste pour une société juste (Syllepse, 2014).
Stéphanie Treillet est maîtresse de conférences en économie, chercheure associée au Centre d'économie de l'Université Paris-Nord, membre de la Fondation Copernic et du conseil scientifique d'Attac. Ses travaux portent sur l'économie du développement et les questions de genre. Elle a notamment publié L'Économie du développement, de Bandoeng à la mondialisation (Armand Colin, 2015).
L'association des « Économistes atterrés » vise à rassembler et faire entendre la voix d'économistes critiques vis-à-vis de la pensée néolibérale et des politiques qu'elle inspire : austérité et « réformes structurelles ». L'association, qui conserve une stricte indépendance par rapport aux formations politiques, a également pour objet de proposer des alternatives et d'alimenter le débat public en s'adressant directement aux citoyens, par des conférences, des interventions dans les médias et des publications. Il s'agit d'outiller les citoyens et militants qui œuvrent contre l'hégémonie de la finance et les politiques néolibérales, et qui cherchent à tracer des voies nouvelles.
La Fondation Copernic, résolument engagée pour une société moins inégalitaire, travaille à « remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers ». N'étant liée à aucun parti politique, syndicat ou association, elle vise à construire des convergences entre toutes celles et tous ceux qui s'opposent aux politiques néolibérales. Elle publie régulièrement des Notes qui déconstruisent ces orientations et formulent des arguments et propositions alternatives.
{1} Nous le verrons par la suite, le revenu universel est aussi appelé allocation universelle, revenu d'existence, revenu inconditionnel ou encore revenu de base. Parce qu'on ne peut pas clairement rattacher l'une ou l'autre de ces appellations voisines à une version ou une autre de la proposition, dans ce livre nous emploierons indifféremment ces dénominations.
{2} Voir Anne Eydoux, Anne Fretel, « Réformes du marché du travail, Des réformes contre l'emploi », Note des Économistes atterrés, janvier 2016.
{3} Les revenus primaires sont les revenus versés au stade de la production des biens et services par les entreprises, les administrations publiques ou par certains ménages et associations. Il existe deux grands types de revenus primaires : les salaires et les profits de toutes sortes (dividendes, intérêts et rentes, loyers...). On distingue donc la répartition primaire de la répartition secondaire qui résulte de la redistribution via les prestations sociales et la fiscalité.
{4} Voir Guillaume Allègre, Henri Sterdyniak, « Le revenu universel : une utopie utile ? », OFCE. Policy brief, no 10, 15 décembre 2016.
{5} Marc de Basquiat, Gaspard Koenig, Liber, un revenu de liberté pour tous, Paris, Éditions de l'Onde/Génération libre, 2015.
{6} Milton Friedman, Capitalisme et liberté, Paris, Flammarion, coll. « Champs essais », 2010 (1962).
{7} Le forfait logement est réservé aux allocataires du RSA qui ne perçoivent pas d'aide au logement (sous forme d'hébergement ou d'allocations logement). Son montant dépend de la composition du foyer.
{8} Les indus sont les versements qui doivent être remboursés par l'allocataire lorsque la mise à jour de son dossier fait apparaître un trop-perçu. Le non-recours désigne le fait que des personnes ne fassent pas les démarches pour accéder à leurs droits sociaux (par exemple pour percevoir le RSA). Les causes en sont multiples : défaut d'information, complexité des démarches à accomplir, refus d'être « assisté », etc.
{9} Allocation d'aide aux personnes âgées.
{10} André Gorz, Le socialisme difficile, Paris, Le Seuil 1967.
{11} André Gorz, Métamorphoses ...