Il y a bien sûr ces publicités à la télévision, dans le métro, au bord des nationales, sur lesquelles, en partant au travail, vous lisez ce message si clair, si évident, tout sourires : « Devenez sophrologue, changez de métier, changez de vie ! » Tiens, c’est marrant, vous n’y auriez pas pensé !
Il y a tous ces autres matins... et soirs... Les semaines passent, le stress s’amplifie au travail, vous n’osez pas demander une augmentation, vous préparez une présentation publique qui vous angoisse, vous dormez mal, le médecin suggère quelques jours de congé... Le message, lui, est toujours là, le sourire aussi.
Il y a également l’envie de donner un sens à ce que vous faites. Vous apprenez que Virginie a obtenu un an de formation pour devenir architecte-paysagiste, sa passion. Et vous, votre passion, c’est quoi ?
Une petite voix se fait entendre : « Et si j’osais, moi aussi, changer de métier ? » Le message est toujours là : « Une formation certifiante ». Vous dînez chez des amis et, comme par hasard, l’ex de Jean-Pierre raconte sa reconversion : elle a plaqué son poste de DRH pour ouvrir un cabinet de sophrologie. Elle a bien négocié son départ, le temps de développer une clientèle. Et elle rayonne ! L’air détaché, vous lui posez quelques questions. Votre cœur bat la chamade.
Vous gardez encore le secret mais vous savez déjà, c’est un signe fort.
L’idée d’être sophrologue fait son chemin, vous excite, vous donne du courage et quand, le lendemain, vous relisez le message « Devenez sophrologue », vous l’êtes déjà un peu...
Vous surfez sur Internet : combien de temps dure la formation, combien coûte-t-elle, peut-on obtenir des aides ? Le site d’une école vous attire plus qu’un autre, c’est le « feeling » qui parle et vous le laissez parler.
Vous commencez à comprendre que cette reconversion peut se faire de manière assez simple.
Un seul mot à dire, demander une aide, un congé à votre entreprise, vous inscrire à la formation, cela prendra un peu de temps mais un jour, ces trajets aller-retour, cette fatigue, tout cela sera derrière vous. Vous exercerez un métier dans lequel vous vous épanouirez ! Terminé les patrons exigeants, les collègues grincheux, les contraintes horaires : une nouvelle vie, un nouveau départ s’annoncent déjà ! L’excitation monte... Vous commencez à en parler à vos proches : changer de métier pour un métier d’aide. Vous avez toujours aimé écouter, aider n’est-ce pas ? Cette idée mûrit, devient concrète, possible, jusqu’à ce que votre gardienne d’immeuble vous pose cette question, qui n’est pas un piège : c’est quoi, être sophrologue ?