S'il existe depuis près de trente ans, ce n'est que récemment, et grâce aux évolutions technologiques notamment (miniaturisation, baisse des prix, apparition des smartphones et tablettes...), que le monde de la domotique est devenu accessible au plus grand nombre – tant dans son coût que dans son installation.
LE GUIDE DE RÉFÉRENCE DE LA MAISON CONNECTÉE
Que vous habitiez dans un appartement ou une maison, des dizaines d'objets connectés se proposent aujourd'hui d'entrer dans vos foyers pour faciliter vos tâches du quotidien : un thermostat intelligent augmentera ou baissera la température en fonction de vos allées et venues, des automatismes permettront de fermer votre store automatiquement à une certaine heure, un robot pourra tondre la pelouse ou passer l'aspirateur, des ampoules connectées, commandées par votre smartphone, changeront la couleur des lumières de votre salon, ou encore simuleront une présence pour dissuader les cambrioleurs... Tout ceci n'est pas de la science-fiction, le matériel existe bel et bien à des prix abordables, et surtout, il est simple d'installation et d'utilisation.
Pourquoi parler d'objets connectés et de domotique dans un même ouvrage ? La raison est simple : la domotique est l'ensemble des objets connectés rendant la maison elle-même connectée, ou communicante. On parle même parfois de maison intelligente, ces différents objets connectés permettant à la maison de réagir automatiquement en fonction d'événements (fermer les volets en cas tempête, passer en mode éco du chauffage lors d'une absence imprévue…). L'objectif de cet ouvrage, illustré et pratique, est de faire le point sur ce que propose aujourd'hui le marché en termes de domotique et d'objets connectés. Il vous accompagnera dans le choix d'une solution adaptée à vos besoins et vous permettra de combiner économies d'énergies, confort et sécurité.
Issu d'une formation financière, Cédric Locqueneux a été contrôleur de gestion, puis responsable informatique pendant huit ans. Passionné de nouvelles technologies, il a lancé un blog sur la domotique alors qu'il construisait sa propre maison, il y a huit ans. Son blog (www.maison-et-domotique.com) est devenu un webzine de référence dans le domaine, avec plus de 300 000 visiteurs uniques et plus d'un million de pages vues chaque mois.
Cédric Locqueneux est également aujourd'hui l'un des administrateurs de la Fédération française de domotique, et travaille chez Domadoo, une société revendant de l'équipement domotique.
À qui s'adresse cet ouvrage ?
Au grand public qui souhaite rendre sa maison ou son appartement « intelligent »
À celles et ceux qui veulent simplement améliorer la sécurité de leur logement
À celles et ceux qui désirent gagner en confort, pour eux ou leurs proches
Et enfin à tous ceux qui souhaitent réaliser des économies grâce à la domotique

eBook - ePub
Le guide de la maison et des objets connectés
Domotique, smart home et maison connectée.
- 284 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
Le guide de la maison et des objets connectés
Domotique, smart home et maison connectée.
À propos de ce livre
Approuvé par les 375,005 étudiants
Accès à plus d'un million de titres pour un prix mensuel raisonnable.
Étudiez plus efficacement en utilisant nos outils d'étude.
PARTIE 1
Introduction à la maison connectée
Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de bien comprendre de quoi il s’agit. Bien que les objets connectés soient à la mode, pour beaucoup de gens cela reste encore une idée très vague, tout comme la domotique, qui véhicule avec elle depuis très longtemps la mauvaise réputation d’être chère et compliquée à mettre en place.
Tout d’abord, pourquoi parler d’objets connectés et de domotique dans un même ouvrage ? La raison en est simple : la domotique n’est autre qu’un groupement d’objets connectés rendant la maison elle-même connectée, ou communicante. D’ailleurs, Orange, dans sa solution domotique Homelive, fait référence à tous les périphériques comme des objets connectés. Même si on se contente de placer quelques objets connectés dans une maison pour des besoins précis, nous verrons un peu plus loin que cela peut aboutir sur une solution domotique relativement complète, alors que ce n’était sans doute pas le but recherché au départ.
Faisons donc un peu le point sur ces termes importants à comprendre.
1
Les objets connectés
Qu’est-ce qu’un objet connecté ?
Même si le terme est à la mode, il est parfois encore difficile de définir ce qu’est un objet connecté, tant il englobe d’innombrables choses.
La définition qu’on trouve dans Wikipédia est la suivante : « Objet électronique connecté sans fil et partageant des informations avec un ordinateur, une tablette électronique, un smartphone ou autre appareil. »
Avez-vous compris ? À vrai dire, même avec cette définition, c’est toujours aussi vague. Si on la prend à la lettre, nos smartphones sont des objets connectés ! Certains vont même jusqu’à dire que nos bons vieux modems 56 k étaient déjà des objets connectés il y a près de 30 ans. Ils ont peut être raison...
Dans cet ouvrage, je dirai qu’un objet connecté est un objet électronique relié à Internet et capable de communiquer des informations, apportant ainsi un service ou une valeur ajoutée.
À ma connaissance, le premier objet connecté était la lampe DAL (figure 1-1), lancée en 2003 par Rafi Haladjan. Sensible au toucher et au bruit, cette lampe communiquait des informations sur la météo, la bourse, la pollution, des alertes Google et même des messages, grâce à neuf LED de couleur. Véritable innovation, ce concentré de technologie fut récompensé de nombreux prix. Malheureusement, vendue 850 € à une cinquantaine d’exemplaires, ce fut un échec. La technologie était là, mais encore très coûteuse, et le monde n’était pas prêt.

Figure 1–1 DAL, premier objet connecté, trop en avance sur son époque.
Rafi Haladjan
Rafi Haladjan
Ce grand visionnaire ne s’avoua pas vaincu pour autant : ce premier travail fut la base pour la création du Nabaztag, le premier « lapin communiquant », lancé en 2005 (figure 1-2). Ce lapin disposait de plusieurs moyens de communication : un système de LED pour transmettre différents messages, sur le même principe que la lampe DAL, mais également des oreilles motorisées, indiquant diverses informations en fonction de leur position. Une synchronisation entre deux lapins était même possible : si par exemple une personne abaissait l’oreille gauche de son Nabaztag, l’oreille gauche d’un autre lapin à plusieurs kilomètres, ou même à l’autre bout du monde, s’abaissait également, pour dire par exemple « je pense à toi ». Enfin, une synthèse vocale lui permettait d’émettre des informations parlées, plus naturelles pour le commun des mortels. Connecté à Internet en Wi-Fi, il disposait même d’un magasin d’applications pour lui ajouter des fonctions, comme des comptines pour les enfants. Une version encore plus évoluée sortit quelques années plus tard, cette fois sous le nom de Karotz, suite au rachat de la société Violet, à l’origine du projet.

Figure 1–2 Nabaztag, le premier objet connecté « grand public ».
Violet
Violet
Pour approfondir
Si vous souhaitez en découvrir un peu plus sur le Karotz, un test complet est disponible sur http://goo.gl/wn22x8.
Ces deux premiers objets connectés correspondent bien à la définition que j’ai donnée précédemment : des appareils électroniques apportant un service, une valeur ajoutée. Certes, ils ne sont pas indispensables, mais connaître d’un coup d’œil la météo avant de s’habiller le matin, ou être prévenu de l’état de la circulation avant de partir travailler peut s’avérer utile.
Malgré tout, ces premiers objets furent réservés à un public essentiellement geek, ne pouvant résister à l’attrait de cette nouveauté. Ce ne fut malheureusement pas suffisant pour permettre le maintien de cet élevage de lapins, dont beaucoup finirent en presse-papier, les serveurs de la société Violet ayant fermé. Encore une fois, Rafi Haladjan était trop en avance sur son temps. En fait, il avait à peine une dizaine d’années d’avance, puisque les objets connectés se sont vraiment développés à partir de 2013. Depuis, le mot « connecté » est ajouté à tout : c’est tendance et ça fait vendre. Mais pourquoi cet engouement ?
Que fait un objet connecté ?
Cette explosion d’objets connectés a de nombreuses causes.
Tout d’abord, la technologie a beaucoup évolué et est devenue accessible. Aujourd’hui, tout le monde dispose d’un accès à Internet, en général du Wi-Fi et d’un smartphone, voire d’une tablette.
Ces derniers ne sont d’ailleurs pas étrangers non plus à la montée en force des objets connectés : leurs interfaces tactiles permettent d’installer très facilement une application puis de l’utiliser. Un enfant de deux ans peut les utiliser (testées et approuvées par mes enfants !).
Enfin, les fonctions proposées aujourd’hui vont beaucoup plus loin que la simple annonce de la météo. Prenons l’exemple du thermostat Qivivo (figure 1-3), qui permet non seulement de piloter son chauffage à distance, ce qui est déjà bien pratique, mais également d’obtenir un diagnostic de sa consommation d’énergie, des conseils d’optimisation et même d’être mis en relation avec des professionnels afin d’étudier les possibilités d’amélioration de son logement. Confort et économies sont au rendez-vous, des sujets qui parlent tout de suite plus à tout le monde.
Les usages ont donc su se développer et, aujourd’hui, les objets connectés sont partout. Ils sont particulièrement appropriés dans certains domaines.

Figure 1–3 Sur le Qivivo, c’est l’application smartphone qui permet de tout régler, chez soi ou même à distance.
Qivivo
Qivivo
La santé et le sport
Les objets connectés ont commencé à arriver en masse vers 2012-2013, notamment via les bracelets sportifs, capables de mesurer le nombre de pas effectués sur la journée et, par déduction, de vous indiquer le nombre de kilomètres parcourus. Ce sont des sortes de podomètres évolués, puisque les résultats sont alors consultables sur l’application mobile et peuvent même être partagés avec ses amis. Voilà un bon moyen d’entrer en compétition et donc de bouger un peu plus et de lutter contre la sédentarité. Fitbit (figure 1-4) et Nike étaient sans doute les précurseurs dans ce domaine, proposant même d’autres fonctionnalités, comme l’analyse du sommeil (qui est un vrai problème à notre époque), le relevé de fréquence cardiaque, certains autres fabricants proposant même la reconnaissance des exercices effectués, comme l’Amiigo, parfait pour une séance de musculation par exemple.

Figure 1–4 En proposant des modèles adaptés à tous les usages, Fitbit est rapidement devenu l’un des leaders dans le domaine des traqueurs d’activité.
Fitbit
Fitbit
Aujourd’hui, il existe de nombreux périphériques adaptés aux sportifs, leur permettant ainsi d’analyser au mieux leurs performances, pour ensuite optimiser leurs entraînements.
Le domaine de la santé est également un secteur très intéressant dans ce domaine. Certains objets connectés suivent quotidiennement la tension, le niveau de diabète, la température, etc. et les partagent automatiquement avec le médecin. Des applications comme celle de Visiomed Group établissent même un prédiagnostic à l’aide des informations recueillies. En effet, cette société spécialisée de longue date dans l’électronique médicale a mis au point une série d’appareils destinée au grand public, en étroite collaboration avec des médecins.

Figure 1–5 Le thermomètre MyThermo de BewellConnect, sans co...
Table des matières
- Couverture
- Page de titre
- Copyright
- Préface
- Table des matières
- Avant-propos
- Partie 1 Introduction à la maison connectée
- Partie 2 L’énergie
- Partie 3 La sécurité
- Partie 4 Le confort
- Partie 5 Faire communiquer un ensemble d’objets disparates
- Annexe Ressources
- Index