Sale temps
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Chroniques du nouveau monde

  1. 329 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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Chroniques du nouveau monde

À propos de ce livre

En évoquant le temps qui passe comme celui qui est passé, le temps suspendu de nos espérances comme les temps durs qui secouent l'actualité, Jean-François Nadeau s'attache à de menus détails de l'existence – les montres ou les vêtements que l'on porte, le chant d'une communauté d'Inuits dans l'Arctique, un livre qu'il a lu, le souvenir de faits historiques oubliés – afin de mieux sonder les servitudes de notre époque et rappeler que les chemins que l'histoire emprunte ne sont jamais tracés à l'avance.

Informations

Éditeur
Lux Éditeur
Année
2022
ISBN de l'eBook
9782898330377

Sale temps

Un jour elle envoya un page voir quelle heure il était à un cadran qui était dans le jardin; mais l’heure qu’il rapporta ne s’accordant pas à sa montre, elle lui soutenait toujours qu’il n’avait pas bien regardé, et le renvoya par deux ou trois fois; enfin le page, las de tant de voyages, lui dit: «Madame, quelle heure vous plaît-il qu’il soit?» Elle fut si sotte que de le faire fouetter.
Tallemant des Réaux, Historiettes, 1657
Au temps où mon oncle François, le jeune frère de ma mère, s’enfermait l’après-midi dans sa chambre pour y jouer de la guitare, je me souviens avoir été un des rares, sinon le seul, à être admis auprès de lui dans cet antre enfumé. Je pouvais rester là, terré tout l’après-midi, à condition de ne pas trop le déranger. De ce privilège, je tirais honneur et bonheur. Dans le coin de sa chambre où je me recroquevillais pour l’écouter répéter se trouvait, dans un équilibre précaire, une haute pile de magazines américains consacrés au monde de l’automobile. Il m’arrivait de les feuilleter tout doucement, intrigué par ces orgies de couleurs métalliques et de moteurs chromés auxquels se résumait, semble-t-il, une Amérique lancée à tombeau ouvert à la conquête de son territoire. Mon attention se posait surtout sur les dragsters et les funny cars, ces bolides voués à accélérer si puissamment qu’ils parvenaient à franchir la distance du quart de mile américain en un temps record. Je me suis plus d’une fois attardé en particulier sur les pages qui se vouaient à relater, avec d’infinis détails, la formidable puissance d’accélération dont fut capable, à l’automne 1970, une voiture baptisée Blue Flame, un long cylindre effilé propulsé par un moteur-fusée alimenté au gaz naturel.
Aux commandes de Blue Flame, le pilote Gary Gabelich, 31 ans, avait poussé, autant qu’il lui était possible, cette flèche lancée sur la surface plane du désert de sel de Bonneville, en Utah. Au milieu de cet espace sans vie, après quelques essais infructueux, Gabelich avait franchi, sous le regard circonspect d’un officiel aux cheveux gris désigné par l’Auto Club des États-Unis, le seuil des 1 000 kilomètres à l’heure. Ce curieux exploit d’une fusée roulante, concrétisé en marge d’un engouement pour le programme spatial américain auquel ce pilote aux allures de hippie avait lui-même participé, avait été réalisé à l’endroit où, un siècle plus tôt, des pionniers à la peau burinée par l’action combinée du soleil et du sel étaient passés en clopinant, poussant et tirant la charge de lents attelages voués à l’avancée de la colonisation de l’Ouest américain.
Le moteur de Blue Flame, alimenté par un mélange de peroxyde d’hydrogène et de gaz naturel, avait permis de propulser son pilote à une vitesse encore jamais mesurée au sol, soit très exactement 1 014,511 kilomètres à l’heure. D’une main, Gabelich guidait le véhicule, tandis que de l’autre, à cette haute vitesse, il ajustait la pression des réservoirs dans la volonté de l’équipe qui l’avait engagé de défier le temps comme jamais. L’instant que dura cette gloire vaine fut capté sur pellicule et recomposé par la suite en de multiples reportages, illustrés de photographies aux couleurs saturées qui, à elles seules, indiquent déjà bien l’époque à laquelle elles appartiennent. L’American Gas Association fit paraître, au cours de l’année 1971, des publicités affirmant que «la voiture la plus rapide du monde pouvait aider dans la course contre la pollution».
Bien que Gabelich ait été un pilote de second choix pour Blue Flame, sa notoriété fut soudain démultipliée. Il fit le tour des États-Unis, invité de tous les plateaux de télévision, accompagné à l’occasion de son épouse, Kathy Foster, une jeune femme aux mêmes allures californiennes que lui et qu’il avait rencontrée alors qu’elle travaillait comme bunny au Hollywood Playboy Club. L’armée américaine crut même bon d’envoyer Gabelich en tournée au Vietnam, afin de remonter le moral de troupes qui, matées par les soldats vietcongs et invitées à rentrer aux États-Unis par les opposants à cette guerre, trouvaient de plus en plus le temps long.
Combien d’heures ai-je passées à scruter des images de Blue Flame, à les interroger tout en déchiffrant tant bien que mal les textes anglais qui les accompagnaient? Du fond de la chambre où j’étais terré pour écouter l’instrument de bois qu’animaient les fines mains de mon oncle adoré, il me fallait beaucoup plus de temps pour lire au sujet d’accélérations pareilles qu’il n’en avait fallu à la poussière salée pour retomber sur le désert de Bonneville, après le passage de Blue Flame. Je découvrais en quelque sorte, à parcourir ces magazines consacrés aux hot rods et aux muscle cars, que le temps peut s’étirer à loisir, un peu comme de la tire Sainte-Catherine. Ou plutôt, j’apprenais que le temps pouvait se densifier: quelques secondes, une fois transformées en de longs reportages, deviennent quasi infinies, comme l’espace à jamais fixé par une photographie, une fraction de temps, 1/125 ou 1/250 de seconde, prenant dès lors la forme figée de l’éternité. Au milieu de l’engouement pour les moteurs à explosion et pour les fusées dont était friande cette Amérique, je me retrouvais, bercé par des airs de guitare, devant une expérience profonde du temps, autrement dit dans l’antichambre de l’histoire, de la littérature et de l’art de la photographie, mais sans bien le savoir encore.
* * *
En 1907, Marcel Proust fait une promenade en automobile, ce nouveau véhicule qui promet de reléguer les chevaux aux écuries. Proust demande à son chauffeur-mécanicien – la conduite étant alors indissociable de connaissances en mécanique – de s’arrêter un moment pour mieux admirer des clochers d’église sur une route qui fend un immense paysage de ciel et de végétation.
J’avais demandé au mécanicien de m’arrêter un instant devant les clochers de Saint-Étienne; mais me rappelant combien nous avions été longs à nous en rapprocher quand dès le début ils paraissaient si près, je tirais ma montre pour voir combien de minutes nous mettrions encore, quand l’automobile tourna et m’arrêta à leur pied. Restés si longtemps inapprochables à l’effort de notre machine qui semblait patiner vainement sur la route toujours à la même distance d’eux, c’est dans les dernières secondes seulement que la vitesse de tout le temps, totalisée, devenait appréciable.
Chez Proust, grand maître de la plongée dans les profondeurs du temps, nous sommes loin de la volonté de réduire son passage à la mécanique d’un chronomètre, comme on le ferait pour un bolide du genre de Blue Flame. Proust, au contraire, considère plutôt des phénomènes de suspension du temps auquel la montre n’aide guère la compréhension.
«Longtemps, je me suis couché de bonne heure», écrit Proust comme toute première phrase de Du côté de chez Swann. Cet incipit, parmi les plus célèbres de l’histoire de la littérature, donne d’emblée une durée indéfinie au temps. L’adverbe «longtemps» place au neutre toute idée d’un début ou d’une fin. Il n’est pas question en tout cas, dans l’œuvre de Proust, de mesurer le temps avec précision, mais bien d’en apprécier les épaisseurs, dans des jeux infinis de transparence qui permettent de voir se dégager les pensées du narrateur devant ses personnages et des situations en apparence anodines. Comme l’expose son récit d’une balade en voiture en 1907, les aiguilles de la montre de Proust ne sauraient mesurer autre chose que leur inutilité dès lors qu’il s’agit de sonder les profondeurs de la temporalité. Le temps, chez Proust, dépasse toute mesure mécanique. Son expansion infinie découle d’abord des ramifications profondes de l’imagination. L’automobile témoigne à cet égard de façon exemplaire des limites de cette vision mécanisée du temps engendrée par la révolution industrielle, laquelle préside par ailleurs au développement de ce véhicule motorisé. Le seul objectif de l’automobile face au temps devient une volonté de l’écraser tandis que l’écrivain espère le dilater pour se l’approprier.
Un siècle plus tard, en une époque où se multiplient les bouchons de circulation que provoque l’usage collectif de l’automobile, entraînant des problèmes d’horaires, mais aussi de graves phénomènes de pollution, le fantasme de la course automobile persiste, témoignage d’un désir tenace de soumettre le rythme de nos existences à l’accélération que suppose la puissance industrielle. Se poursuit ainsi inlassablement le rêve renouvelé et jamais dépassé d’une époque où l’horloge servit à scander et discipliner les jours de la plus grande partie de la population, jusqu’à parvenir à la tenir plus fermement que jamais en laisse.
À partir de la révolution industrielle, les horloges sont indissociables du travail et de l’accélération des cadences que commande le développement du capitalisme. Sur la masse des ouvriers qui s’en vont peupler les usines s’impose alors un temps abstrait, éloigné de la pratique des paysans qui vivent encore à l’heure de leurs seuls besoins, selon les nécessités variables des jours. Les heures de l’atelier doivent être uniformes afin de pouvoir les mesurer en d’incompressibles intervalles. Pareille mesure du temps permet de s’affranchir de toute considération envers les ouvriers. Ils deviennent ni plus ni moins interchangeables dès lors que leurs gestes et leur labeur sont réduits en des unités simples que l’on peut chronométrer et comptabiliser. Le temps finement mesuré devient ainsi le principal terme d’une équation de l’argent où le savoir global de l’ouvrier est dévalué. L’ouvrier ne détient plus un savoir particulier, mais est réduit à la quantité d’heures qu’il peut consacrer à une tâche particulière. Assujetti à la séquence d’opération dont l’organisation et la temporalité lui échappent, soumis à la tyrannie d’un cadran, le cerveau de l’ouvrier est littéralement saisi par l’esprit du capitalisme, comme l’a montré Simone Weil dans son Journal d’usine. La comptabilité constante du temps devient ainsi un carcan capable de discipliner même les corps, en leur imposant un rythme et un contrôle aussi fermes qu’homogènes. Dans ce cadre, la diffusion de l’horloge mécanique va permettre à ceux qui tirent les ficelles du capital de ligoter le temps et la vie des autres.
L’idée de découper le temps en tranches fines, propres à être mesurées avec précision, ne suscite, aux premiers élans de la révolution industrielle, qu’un profond désintérêt de la part des classes laborieuses. À l’aube de l’expansion rapide du capitalisme, le temps ne saurait encore être compris par les masses comme un écoulement homogène. Il s’envisage plutôt sous forme d’accélérations, de pauses, de développements, d’immobilités, un peu comme au pays éternel où semble baigner l’enfance, là où les jours et les heures nous apparaissent infinis parce que la vie s’y est dilatée au point d’occuper tout l’espace de l’attention. L’historien Edward P. Thompson a expliqué le choc subit par les premières générations d’ouvriers soudain soumis à l’horaire strict d’un travail défini par les aiguilles de l’horloge.
La montre à gousset et la montre-bracelet, d’abord des attributs des industriels, des bourgeois et des propriétaires qui contrôlent la démultiplication de leur argent par la mesure du temps, deviennent bientôt des objets courants sans pour autant qu’on perde tout de suite le sens de ce temps flottant au sein du monde ouvrier. Les patrons ont beau posséder les plus belles montres, les ouvriers expriment de multiples façons qu’ils possèdent, eux, tout leur temps. Les ouvriers comprennent-ils d’instinct que le cadran est un geôlier dont il faut savoir se libérer?
Walter Benjamin prétend que oui et relate une manifestation de la haine de l’horloge dans les milieux populaires[1]. En 1830, durant la révolution de Juillet en France, Benjamin affirme qu’«on vit en plusieurs endroits de Paris, au même moment et sans concertation, des gens tirer sur les horloges. Un témoin oculaire, qui devait peut-être sa clairvoyance au hasard de la rime, écrivit alors: “Qui le croirait! On dit qu’irrités contre l’heure, / De nouveaux Josués, au pied de chaque tour, / Tiraient sur les cadrans pour arrêter le jour.”» Envisagée comme un malheur, l’heure appellera à l’occasion à des éclats aux visées aussi ambiguës qu’extravagantes. Au nom de la liberté de son art, dans l’exercice d’une folie absurde qu’il envisage dans un flou créateur, il arriva ainsi à Alfred Jarry, l’auteur d’Ubu roi, de brandir son vieux revolver de type Bulldog au nez de passants qui osaient lui demander l’heure.
Au début du XIXe siècle, la masse de la population a beau, encore et toujours, ignorer le temps scandé par les aiguilles qui forment l’étau de l’horloge, l’injonction d’un horaire à suivre se fait de plus en plus sentir sous l’impulsion de ceux à qui profite cette organisation temporelle. Au développement rapide des usines est associée la production de tocantes bon marché. Pour que triomphe le nouvel ordre du jour, la mesure du temps doit s’institutionnaliser. La production de montres est en forte croissance, ce dont témoigne très vite l’émergence d’un fort marché parallèle pour s’en procurer. Ce n’est pas par hasard qu’à compter du milieu du XIXe siècle gonflent, dans les journaux autant que dans la littérature populaire, des histoires de voleur à la tire qui font main basse sur les montres. «Au voleur! Au voleur! On m’a volé ma montre!» Le recel de ces objets, alimenté par des pickpockets professionnels, témoigne de leur importance devenue majeure dans le paysage social.
Le grand cadran du temps est l’œil à travers lequel maîtres et contremaîtres surveillent la bonne marche des engrenages de leur pouvoir. Mais pour que s’opère la maîtrise du temps des ouvriers, il ne suffit pas que ceux-ci connaissent l’heure et possèdent une montre. Encore faut-il qu’ils soient prêts à obéir à cette marche imposée par le pas rythmé de la grande et de la petite aiguille. Comment en arriver à se lever le matin, selon une règle inflexible fixée par autrui, à s’organiser et à se conditionner pour arriver à l’heure prescrite par la seule volonté d’un patron invisible? À la fin du XIXe siècle, le réveille-matin se développe et devient indispensable à qui souhaite répondre à l’horaire fixé par les maîtres des horloges. L’invention du réveille-matin remonte à une époque beaucoup plus lointaine. Il daterait de 1440, si on en croit Pascal Dibie qui parle de diverses inventions du genre dans son Ethnologie de la chambre à coucher. Mais jamais avant le XIXe siècle il n’avait été nécessaire d’envisager la production et la diffusion de réveils à large échelle. Le réveille-matin va devenir à partir de là un objet du quotidien sur lequel se canalisera la haine qu’on éprouve contre le fait de se voir imposer une vie d’automate.
L’importance des aiguilles de la montre pour la gestion du travail va vite s’accroître avec les besoins de plus en plus grands de synchroniser les activités de production. L’usine déstructure le travail pour mieux le recomposer par la combinaison de ses fractions. L’ensemble des opérations du travail est désormais soumis au rythme impitoyable du tic-tac des cadrans. L’horloge est la mère de toutes les machines, y compris la machine humaine envisagée par Descartes.
À l’entrée des usines est apparu ce précieux allié du réveille-matin qu’est l’horloge pointeuse. Meuble souvent imposant dans ses premiers temps, l’horodateur se dresse tel un autel élevé à la gloire du contrôle du rendement. Comme un coffre garde l’argent, l’horloge pointeuse garde sous clé le temps de travail de l’ouvrier. Elle compulse la journée de chaque travailleur et l’astreint à s’autosurveiller par le décompte des heures sur lesquelles se fonde le paiement d’un salaire. Le regard inflexible de ce secrétaire mécanique du patron fait l’impasse sur toute discussion concernant ce que représente humainement le temps de travail. Est ainsi passé sous silence le temps qu’il faut pour se rendre jusqu’à son emploi, celui nécessaire pour manger, organiser son logis, se vêtir et se laver, en somme toutes ces choses qui sont pourtant essentielles pour continuer jour après jour son labeur. Dans l’angle mort de cette organisation des heures et des minutes, on trouve très souvent des femmes. Par leur labeur domestique, elles vivent un esclavage qu’aucune horloge ne compulse et qui rend pourtant possible au quotidien l’engagement des ouvriers envers leur patron, tout comme il rend possible la constitution de nouvelles vagues humaines destinées à éponger la soif de main-d’œuvre de leurs entreprises.
Willard Legrand Bundy, un bijoutier américain installé dans l’État de New York, est un de ceux qui vont perfectionner ces machines. Deux ans après ses premiers essais, il fait breveter en 1890 un procédé de son invention. S’il n’est pas le premier à proposer un rapport désormais direct entre l’horloge et le salariat, ce sont bien ses horloges pointeuses qui popularisent, en Amérique du moins, l’idée que la valeur du travail est associée à un temps qu’il faut contrôler en le minutant. En 1900, sa prospère Bundy Manufacturing s’unit à deux autres entreprises ayant la même vocation. La nouvelle entité créée porte le nom d’International Time Recording Company (ITR). En 1911, quatre autres entreprises du même type s’unissent par des acquisitions de titres autour de la Bundy Manufacturing pour former une nouvelle compagnie, cette fois baptisée Computing-Tabulating-Recording Company (CTR). Celle-ci sera éventuellement renommée International Business Machines, mieux connue aujourd’hui sous son sigle: IBM. En inventant des procédés pour mécaniser les transactions, sur la base des appareils à cartes perforées qui découlent de son expertise en matière d’horloges pointeuses, IBM se développera jusqu’à finir par produire et assembler des puces de semi-conducteurs dorénavant présents dans tous les secteurs de contrôle de la vie humaine. Les logiciels de gestion cybernétique du travail, implantés désormais en entreprise, ne sont que l’héritage technologique des premières horloges pointeuses. Les termes de leur fonctionnement n’ont pas été tellement remis en question. Cet ordre du monde nous fabrique encore et toujours. Nous participons paradoxalement à cr...

Table des matières

  1. Couverture
  2. Page de titre
  3. Crédits
  4. Table
  5. Sale temps
  6. Les invisibles
  7. Les rois nus
  8. Tourner le dos
  9. La mouche
  10. L’arme de jacques ferron
  11. À quoi sert le ciel?
  12. Matagami
  13. Autopsie d’une baleine
  14. Le soleil aveuglant de l’ouragan
  15. Gagner un voyage humanitaire?
  16. Un tournant
  17. L’invisible
  18. L’estomac
  19. Coupables
  20. La tortue
  21. Tout plane
  22. Dans le béton
  23. Une conduite de droite
  24. Cathédrale du pétrole
  25. Nos bouddhas
  26. L’obsession identitaire
  27. Les identités passagères
  28. La main invisible
  29. La mascarade
  30. La thèse immunitaire
  31. Un pou
  32. Kébëc
  33. Les vivants et les morts
  34. La fraise
  35. Les petits canadas
  36. La dépossession
  37. Des temps meilleurs
  38. Une volonté commune
  39. Royal
  40. L’or du far west
  41. Petits et gros moyens
  42. L’attaque
  43. La pâte molle
  44. Ressac
  45. Sur des rails
  46. Le zoo
  47. Le bison
  48. Une noyade
  49. Le prestige de façade
  50. Le choc électrique
  51. Un cas de cannibalisme
  52. Manger l’autre
  53. Le salaire maximum
  54. Joe le taxi
  55. Les héritiers
  56. Un enracinement
  57. Remerciements
  58. Sources iconographiques
  59. Du même auteur
  60. Quatrième de couverture

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