RÉSUMÉ: Dans "La vie du prophète Mahomet (570-632)", Washington Irving offre une exploration détaillée et nuancée de la vie du fondateur de l'islam, Mahomet. Ce livre s'attache à retracer le parcours d'un homme qui, de ses débuts modestes à La Mecque, a su transformer les croyances religieuses de toute une région. Irving, connu pour sa rigueur historique, s'appuie sur des sources variées pour dépeindre Mahomet non seulement comme un prophète, mais aussi comme un leader politique et un réformateur social. Le récit commence par la naissance de Mahomet, son enfance marquée par des pertes familiales et son mariage avec Khadija, une veuve aisée qui jouera un rôle crucial dans sa vie. Le livre décrit ensuite ses premières révélations, reçues dans la grotte de Hira, et les défis qu'il a affrontés pour propager son message dans une société polythéiste. Irving examine aussi les batailles et les alliances qui ont marqué la consolidation de l'islam, notamment les conflits avec les tribus mecquoises et les traités avec les tribus juives et chrétiennes. L'auteur ne se contente pas de relater des événements historiques; il s'efforce de comprendre les motivations et les convictions profondes de Mahomet. En fin de compte, ce livre est un hommage à la capacité de Mahomet à inspirer et à guider, tout en offrant une perspective historique sur les origines de l'islam. Grâce à un style accessible et une approche érudite, Irving réussit à rendre cette biographie captivante pour les lecteurs modernes, tout en respectant la complexité et la profondeur de son sujet.__________________________________________BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR: Washington Irving, né le 3 avril 1783 à New York, est un écrivain et historien américain célèbre pour ses contributions à la littérature et à l'historiographie du XIXe siècle. Bien que surtout connu pour ses récits de fiction tels que "La Légende de Sleepy Hollow" et "Rip Van Winkle", Irving a également marqué le domaine de l'histoire avec ses travaux sur des figures historiques notables. Sa fascination pour les cultures et les histoires du monde l'a conduit à explorer des sujets variés, allant des biographies de Christophe Colomb à celle du prophète Mahomet. Après des études de droit, Irving s'est tourné vers l'écriture, trouvant un succès immédiat avec ses récits humoristiques et ses critiques sociales.

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La vie du prophète Mahomet (570-632)
Mahomet et les origines de l'islam
- 206 pages
- French
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À propos de ce livre
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Informations
XII
VOYAGE DE NUIT DU PROPHÈTE DE LA MECQUE À
JÉRUSALEM ; PUIS AUX SEPT CIELS
Comme Mahomet avait trouvé asile dans la maison de Muten-Ibn-Adi, il s’aventura de retourner à la Mecque. Sa visitation surnaturelle par les génies dans la vallée de Naklah, fût très rapidement suivie par une vision ou révélation bien plus extraordinaire, et qui depuis est demeurée in thème de commentaires et de conjecture parmi les Mahométans dévots. Nous faisons allusion à son voyage de nuit à Jérusalem, ainsi qu’au sept ciels. Leurs particularités, ainsi que le disent les mots même de Mahomet, repose simplement sur la tradition ; quoique cependant certains cite des textes qui la corrobore, dispersé çà et là dans le Coran.
Nous ne prétendons pas rapporter cette vison ou révélation dans son amplitude et sauvage extravagance, mais nous nous efforceront d’en rendre les traits les plus essentiels.
La nuit ou cela se produisit est décrite comme l’une des plus sombres et des plus solennellement silencieuses que l’on eût jamais connues. Pas de chants de coqs, ni d’aboiements de chien ; pas de hurlements de bêtes féroces ; les hiboux se taisaient ; les eaux même cessèrent de murmurer et les vents de siffler ; toute la nature semblait immobile et morte. Au milieu de la nuit, Mahomet fut réveillé par une voix qui criait : « Debout, dormeur ! » L’ange Gabriel était devant lui. Son front était clair et serein, son teint blanc comme de la neige ; sa chevelure flottait sur ses épaules ; il avait des ailes de diverses couleurs éblouissantes ; ses vêtements étaient semés de perles et brodés d’or.
Il conduisait à Mahomet un cheval blanc, de forme et de qualités merveilleuses, ne ressemblant à aucun animal connu, et en vérité, il diffère de tous ceux dont on ait jamais fait la description. Il avait un visage humain, mais les joues d’un cheval ; ses yeux étaient comme des jacinthes et brillaient comme des étoiles. Il avait des ailes d’aigle toutes chargées de rayons de lumière, tout son corps resplendissait de joyaux et de pierres précieuses. C’était une jument et à cause de son éclat éblouissant et de son incroyable marche, elle s’appelait Al-Borak, ou l’Éclair.
Mahomet se disposait à monter ce coursier surnaturel, mais comme il étendait la main, celui-ci se retira et se cabra.
— Sois tranquille, ô Borak ! dit Gabriel, respecte le prophète de Dieu ; tu ne fus jamais montée par un mortel plus honoré d’Allah.
— O Gabriel répliqua Al-Borak, qui à cet instant fut merveilleusement douée de parole, est-ce qu’autrefois Abraham, l’ami de Dieu, ne me monta pas quand il rendit visite à son fils Ismaël ? O Gabriel ! n’est-ce pas là le médiateur, l’intercesseur, l’auteur de la profession de foi ?
— Justement, ô Borak ! c’est là Mahomet-Ibn-Abdallah, de l’une des tribus de l’Arabie-Heureuse, et de la vraie foi. C’est le chef des enfants d’Adam, le plus grand des envoyés, le sceau des prophètes. Aucune créature n’entrera dans le Paradis que sur son intercession. Le ciel est à sa droite pour être la récompense de ceux qui croient en lui ; le feu de Jehennam est à sa gauche, dans lequel seront jetés ceux qui font opposition à ses doctrines.
— O Gabriel ! dit Al-Borak d’un ton suppliant, par la foi qui est entre toi et lui, obtiens qu’il intercède pour moi au jour de la résurrection.
— Sois assurée, ô Borak ! s’écria Mahomet, que par mon intercession, tu entreras dans le Paradis.
Il n’eut pas plus, tôt prononcé ces mots que l’animal s’approcha et se laissa monter ; alors, se levant avec Mahomet, il prit son essor bien au-dessus des montagnes de la Mecque.
Comme ils passaient avec la rapidité de l’éclair entre ciel et terre, Gabriel cria à haute voix : « Arrête, ô Mahomet ! descends sur terre et fais la prière avec deux inflexions de corps. »
Ils descendirent sur la terre, et ayant fait la prière : — Oh ! ami et bien aimé de mon âme ! dit Mahomet, pourquoi me commandes-tu de prier en ce lieu ?
— Parce que c’est le mont Sinaï, sur lequel Dieu parla à Moïse.
S’élevant, ils passèrent rapidement entre ciel et terre, jusqu’à ce que Gabriel cria une seconde fois :
« Arrête, ô Mahomet ! descends et fais la prière avec deux inflexions. »
Ils descendirent, Mahomet pria et demanda de nouveau :
— Pourquoi m’as-tu ordonné de prier en cet endroit ?
— Parce que c’est Bethléem, où naquit Jésus, fils de Marie.
Ils reprirent leur course à travers l’espace, jusqu’à ce qu’on entendit une voix sur la droite qui s’écriait :
« O Mahomet, attends un moment que je puisse te parler ; je suis de tous les êtres créés, celui qui t’est le plus dévoué. »
Mais Borak continua, et Mahomet s’abstint de rester, car il sentait qu’il ne lui appartenait pas d’arrêter sa course, mais à Dieu le tout-puissant et glorieux.
Une autre voix se fit alors entendre à gauche, invitant Mahomet en termes semblables à attendre ; mais Borak continua, et Mahomet n’arrêta pas. Il vit ensuite devant lui une jeune fille d’une beauté ravissante, parée avec tout le luxe et toutes les richesses de la terre. Elle lui fit signe de la main, avec des sourires séducteurs : « Attends, un moment, ô Mahomet, que je puisse te parler, je suis de tous les êtres, celui qui t’est le plus dévoué. » Mais Borak continua et Mahomet ne s’arrêta pas, considérant que ce n’était pas à lui d’arrêter sa monture, mais à Dieu le tout-puissant et glorieux.
Toutefois, s’adressant à Gabriel :
— Quelles sont ces voix que j’ai entendues, dit-il, et quelle est cette jeune fille qui me faisait signe ?
— La première, ô Mahomet, était la voix d’un juif ; si tu l’avais écouté, toute ta nation aurait été gagnée au judaïsme.
La seconde était la voix d’un chrétien ; si tu l’avais écouté, ton peuple eût penché vers le christianisme.
La jeune fille était le monde, avec toutes ses richesses, ses vanités et ses séductions ; si tu l’avais écoutée, ta nation aurait choisi les plaisirs de la vie, plutôt que le bonheur de l’éternité, et aurait été condamnée à la perdition.
Continuant cette course aérienne, ils arrivèrent à la porte du saint temple de Jérusalem, où mettant pied à terre, Mahomet attacha Borak aux anneaux où les prophètes avant lui l’avaient attachée. Alors, entrant dans le temple, il y trouva Abraham, Moïse et Isa (Jésus), et plusieurs autres prophètes. Après qu’il eut prié quelque temps avec eux, une échelle de lumière descendit du ciel jusqu’à ce que l’extrémité inférieure reposât sur le Schakra ou pierre de fondation de l’édifice sacré, qui n’était autre que la pierre de Jacob. Aidé de l’ange Gabriel, Mahomet gravit cette échelle avec la rapidité de l’éclair.
Arrivés au premier ciel, Gabriel frappa à la porte. Qui est-là ? demanda-ton de l’intérieur.
— Gabriel.
— Qui est avec toi ?
— Mahomet.
— À-t-il reçu sa mission ?
— Oui.
— Alors il est le bien venu ! et la porte s’ouvrit.
Ce premier ciel était de pur argent, et à sa voûte resplendissante les étoiles étaient suspendues par des chaînes d’or. Dans chaque étoile, un ange est placé en sentinelle, pour empêcher les démons d’escalader les demeures sacrées. Comme Mahomet entrait, un vieillard s’approcha de lui et Gabriel dit : « Voici ton père Adam, salue-le. » Ce que fit Mahomet, et Adam l’embrassa, l’appelant le plus grand d’entre, ses enfants et le premier d’entre les prophètes. Il y avait dans le ciel d’innombrables animaux de toutes sortes que Gabriel dit être des anges, lesquels sous ces formes intercédaient auprès d’Allah en faveur des diverses races d’animaux qui sont sur terre. Parmi eux était un coq d’une blancheur éblouissante, et d’une taille si merveilleuse, que sa crête touchait le second ciel, quoiqu’il soit éloigné du premier de cinq cents années de marche. Cet étonnant oiseau saluait chaque matin l’oreille d’Allah de son chant mélodieux. Toutes les créatures sur terre, l’homme excepté, sont réveillées par sa voix et tous les volatiles de son espèce chantent des alléluias en émulation de sa note.15
Ils montèrent alors au second ciel. Gabriel frappa encore à la porte ; les mêmes questions et les mêmes réponses ayant été échangées, la porte s’ouvrit et ils entrèrent.
Ce ciel était tout d’acier poli et d’un éclat éblouissant. Là ils trouvèrent Noé, qui, embrassant Mahomet, le salua comme le plus grand d’entre les prophètes.
Arrivés au troisième ciel, ils entrèrent avec les mêmes cérémonies. Il était tout semé de pierres précieuses et trop brillant pour des yeux de mortel. Là était assis un ange d’une hauteur incommensurable, dont les yeux étaient écartés de soixante-dix mille jours de marche. Il avait à ses ordres cent mille bataillons d’hommes armés. Devant lui, était ouvert un immense livre sur lequel il écrivait et effaçait continuellement. « Ceci ô Mahomet ! dit Gabriel, est Azraël, l’ange de la mort, qui est dans la confiance de Dieu. Sur le livre qui est devant lui, il inscrit continuellement les noms de ceux qui vont naître, et efface les noms de ceux qui ont vécu leur temps, et qui, en conséquence, meurent immédiatement. »
Ils montèrent alors au quatrième ciel, fait de l’argent le plus fin. Parmi les anges qui l’habitaient, il y en avait un haut de cinq cents jours de marche. Il paraissait troublé, et des torrents de larmes coulaient de ses yeux. « C’est, dit Gabriel, l’ange des larmes, désigné pour pleurer sur les péchés des enfants des hommes et prédire les maux qui les attendent. »
Le cinquième ciel était de l’or le plus pur. Mahomet y fut reçu par Aaron avec force embrassades et compliments. L’ange de la vengeance habite ce ciel, et y préside à l’élément du feu. De tous les anges que vit Mahomet, c’était le plus hideux et le plus terrible. Son visage ressemblait à du cuivre et était couvert de loupes et de verrues. Ses yeux lançaient des éclairs, et il tenait à la main une lance flamboyante. Il était assis sur un trône entouré de flammes, et devant lui était un monceau de chaînes rouge de feu. S’il descendait sur la terre dans sa vraie forme, les montagnes seraient consumées, les mers taries, et tous les habitants mourraient de terreur. C’est à lui et aux anges ses ministres qu’est confiée l’exécution de la vengeance divine sur les infidèles et les pécheurs.
Quittant cet épouvantable séjour, ils montèrent au sixième ciel, composé d’une pierre transparente appelée Hasala, dont on peut faire une escarboucle. Il y avait là un ange très grand, composé moitié de neige et moitié de feu ; cependant ni la neige ne fondait, ni le feu ne s’éteignait. Autour de lui un chœur d’anges inférieurs s’écriait continuellement : « O Allah ! qui as uni la neige et le feu, unis tous tes fidèles serviteurs dans l’obéissance à ta loi. »
« Ceci, dit Gabriel, est l’ange gardien du ciel et de la terre. C’est lui qui envoie les anges aux individus de ta nation, pour les disposer en faveur de ta mission et les appeler au service de Dieu, et il continuera à agir ainsi jusqu’au jour de la résurrection. »
Là était le prophète Musa (Moïse), qui pourtant, au lieu de recevoir Mahomet avec joie, ainsi que l’avaient fait les autres prophètes, versa des larmes en le voyant.
— Pourquoi pleures-tu ? demanda Mahomet.
— Parce que je vois un successeur qui est destiné à conduire plus de personnes de sa nation en Paradis, que je ne puis y conduire d’enfants apostats d’Israël.
Montant de là au septième ciel, Mahomet fut reçu par le patriarche Abraham. Ce bienheureux séjour est formé de divine lumière et d’une gloire si transcendante que la langue humaine ne peut le décrire. L’un de ses célestes habitants suffira pour donner une idée du reste. Il dépassait en grandeur la terre entière et avait soixante-dix mille têtes ; chaque tête, soixante-dix mille bouches ; chaque bouche, soixante-dix mille langues ; chaque langue parlait soixante-dix mille idiomes différents, et toutes étaient employées à chanter les louanges du Très-Haut.
Pendant qu’il contemplait cet être extraordinaire, Mahomet fut tout d’un coup transporté sur le sommet de l’arbre à lotus appelé Sédras, et qui fleurit à la droite du trône invisible d’Allah. Les branches de cet arbre s’étendent plus loin que la distance du soleil à la terre. Des anges plus nombreux que les sables du bord de la mer, ou des lits de tous les torrents et les rivières, se réjouissent sous son ombre. Les feuilles ressemblent à des oreilles d’éléphants ; des milliers d’oiseaux immortels jouent dans ses branches, répétant les sublimes versets du Coran. Ses fruits sont plus doux que le lait et plus suaves, que le miel. Si toutes les créatures de Dieu étaient réunies, l’un de ces fruits suffirait à leur nourriture. Chaque pépin renferme une houri, ou vierge céleste, destinée à la félicité des vrais croyants. De cet arbre jaillissent quatre rivières ; deux coulent dans l’intérieur du Paradis, deux au-delà et deviennent le Nil, et l’Euphrate.
Mahomet et son guide céleste se rendirent alors à Al-Mamour, ou la maison d’adoration, formée de jacinthes rouges et de rubis, et entourée d’innombrables lampes, qui brûlaient continuellement. Comme Mahomet passait sous le grand portail, trois vases lui furent offerts contenant : l’un du vin, un autre du lait et le troisième du miel. Il prit le vase contenant le lait et en but un peu.
« Tu as bien fait ; ton choix est heureux, » s’écria Gabriel, « si tu avais bu du vin, ton peuple se serait égaré. »
La maison sacrée a la même forme que la Kaaba à la Mecque, et est perpendiculairement au-dessus d’elle dans le septième ciel. Elle est visitée chaque jour par soixante-dix mille anges, de l’ordre le plus élevé. Ils faisaient à ce moment même le saint circuit, et Mahomet se joignant à eux, en fit le tour sept fois.
Gabriel ne pouvait pas aller plus loin. Mahomet alors parcourut, plus rapidement que la pensée, un espace immense, traversant deux régions d’une lumière éblouissante,...
Table des matières
- Sommaire
- I — Notice préliminaire sur l’Arabie et les Arabes
- II — Naissance et famille de Mahomet — Son enfance
- III — Traditions concernant la Mecque et la Kaaba
- IV — Premier voyage de Mahomet avec la caravane allant en Syrie
- V — Occupations commerciales de Mahomet, — son mariage avec Kadichah
- VI — Conduite de Mahomet après son mariage — Il rêve une réforme religieuse — Ses habitudes d’abstraction solitaire — La vision de la caverne — Son annonciation comme prophète
- VII — Mahomet inculque ses doctrines secrètement et lentement — Il reçoit d’autres révélations et de nouveaux ordres — Il annonce sa mission à ses parents — De quelle façon on le reçoit — Enthousiaste dévouement d’Ali — Sinistres présages chrétiens
- VIII — Quelques mots sur la foi musulmane
- IX — Ridicule jeté sur Mahomet et ses doctrines — Demandes de miracles — Conduite d’Abou-Taleb — Violence des Koreischites — Rokaia, fille de Mahomet, se réfugie en Abyssinie avec son oncle othman et quelques disciples — Mahomet dans la maison d’Orkham — Animosité d’Abou-Jarl — Sa punition
- X — Omar-Ibn-Al-KhattÂB, neveu d’Abou-Jahl, entreprend de venger son oncle en tuant Mahomet — Son étonnante conversion — Mahomet cherche un refuge dans le château d’Abou-Taleb — Abou-Sofian à la tête de la branche rivale des Koreischites, persécute Mahomet et ses adhérents — Obtient contre eux un décret de mise au ban — Mahomet quitte sa retraite et fait des conversions pendant le mois de pèlerinage — Légende de la conversion d’Habib-le-sage
- XI — Le ban d’interdiction mystérieusement détruit — Mahomet peut retourner à la Mecque — Mort d’Abou-Taleb ; de Kadichah — Mahomet se fiance à Aiescha — Il épouse Sada — Les Koreischites renouvellent leur persécution — Mahomet cherche un asile à Tayef — Il en est expulsé — Il est visité par des génies dans le désert de Naklam
- XII — Voyage de nuit du prophète de la Mecque à Jérusalem ; puis aux sept ciels
- XIII — Mahomet convertit des pèlerins de Médine — Il prend la résolution de se réfugier dans cette ville — Complot pour le tuer — Il y échappe miraculeusement — Son hégire ou fuite — Sa réception à Médine
- XIV — Les Musulmans à Médine — Mohadjerins et Ansariens — Le parti d’Abdallah-Ibn-Obba et les hypocrites — Mahomet bâtit une mosquée ; prêche ; fait des conversions parmi les chrétiens — Lenteur des Juifs à croire — Fraternité établie entre les fugitifs et les alliés
- XV — Mariage de Mahomet avec Aiescha — De sa fille Fatimeh avec Ali — Leur intérieur
- XVI — L’épée annoncée comme l’instrument de la foi — Première incursion contre les Koreischites — Surprise d’une caravane
- XVII — Bataille du Bedr
- XVIII — Mort de la fille du prophète Rokaia — Sa fille Zeinab lui est rendue — Effets de la malédiction du prophète sur Abou-Lahab — Rage frénétique de Henda femme d’Abou-Sofian, Mahomet échappe miraculeusement à un assassinat, — Ambassade des Koreischites — Le roi d’Abyssinie
- XIX — Pouvoir croissant de Mahomet — Son ressentiment contre les Juifs — Insulte faite à une jeune arabe par la tribu juive de Kainoka — Tumulte — Les Beni-Kainoka se réfugient dans leur château — Vaincus et punis de confiscation et de bannissement — Mariage d’Othman avec la fille du prophète, Omm-Colthum, et du prophète avec Hafza
- XX — Henda excite Abou-Sofian et les Koreischites à venger la mort de leurs parents tués à la bataille du Bedr — Les Koreischites se mettent en mouvement, suivis par Henda et ses compagnes — Bataille d’Ohod — Horrible triomphe de Henda — Mahomet se console en épousant Hend, fille d’Omeya
- XXI — Trahison de certaines tribus juives ; leur punition — Dévouement de l’affranchi Zeid ; il divorce d’avec Zeinab pour qu’elle puisse devenir femme du prophète
- XXII — Expédition de Mahomet contre les Beni-Mostalek — Il épouse Barra, une captive — Trahison d’Abdallah-Ibn-Obba — Aiescha diffamée — Sa justification — Son innocence prouvée par une révélation
- XXIII — Bataille du fossé — Bravoure de Saad-Ibn-Moad — Défaite des Koreischites — Prise du château juif de Koraida — Saad décide quel sera le châtiment des Juifs — Mahomet épouse Réhana, captive juive — Sa vie mise en péril par un sortilège ; sauvée par une révélation de l’ange Gabriel
- XXIV — Mahomet entreprend un pèlerinage à la Mecque — Il échappe à Khaled et à une troupe de cavaliers envoyés contre lui — Campe près de la Mecque — Négocie avec les Koreischites pour obtenir la permission d’entrer et de compléter son pèlerinage — Traité pour dix ans qui lui permet de faire une visite annuelle de trois jours — Il retourne à Médine
- XXV — Expédition contre la ville de KhaÏBar — Siège — Exploits des capitaines de Mahomet — Combat d’Ali et de Marhab — Assaut donné à la citadelle — Ali se fait un bouclier d’une porte — Mahomet empoisonné ; il épouse Safiya, une captive, et Omm-Habiba, une veuve
- XXVI — Mahomet envoie des ambassades auprès de différents princes ; à Héraclius ; à Chosroës II ; au préfet d’Égypte — Leur résultat
- XXVII — Pèlerinage de Mahomet à la Mecque ; son mariage avec Maimuna — Kaled-Ibn-Waled et Amrou-Ibn-Aass se convertissent
- XXVIII — Un envoyé musulman tué en Syrie — Expédition pour venger sa mort — Bataille de Mouta — Ses résultats
- XXIX — Projets de Mahomet sur la Mecque — Mission d’Abou-Sofian — Son résultat
- XXX — Mahomet s’empare de la Mecque par surprise
- XXXI — Hostilités dans les montagnes — Camp de l’ennemi dans la vallée d’Autas — Bataille au défilé d’Honein — Prise du camp ennemi — Entrevue de Mahomet avec sa nourrice — Partage du butin — Mahomet au tombeau de sa mère
- XXXII — Mort de Zeinab, la fille du prophète — Naissance de son fils Ibrahim — Députations venues de tribus éloignées — Combien Mahomet était sensible aux charmes de la poésie — Soumission de la ville de Tayef ; destruction de ses idoles. Négociations avec Amir-Ibn-Tafiel, Orgueilleux chef bédouin : caractère indépendant de ce dernier — Entrevue d’Adi, autre chef, avec Mahomet
- XXXIII — Préparatifs d’une expédition contre la Syrie — Intrigues d’Abdallah-Ibn-Obba — Contributions des fidèles — Marche de l’armée — La région maudite d’Hedjar — L’armée campe à Tabouk ; soumission des provinces circonvoisines — Khaled surprend Okaider et son château — Retour de l’armée à Médine
- XXXIV — Entrée triomphale de Mahomet à Médine — Punition de ceux qui avaient refusé de se joindre à l’expédition — Effets de l’excommunication — Mort d’Abdallah-Ibn-Obba — Dissensions dans le harem du prophète
- XXXV — Abou-Bekr conduit les pèlerins à la Mecque — Mission d’Ali pour annoncer une révélation
- XXXVI — Mahomet emploie ses capitaines dans des entreprises éloignées — Désigne des lieutenants pour gouverner l’Arabie heureuse — Envoie Ali réprimer une insurrection dans cette province — Mort du seul fils du prophète, Ibrahim — Conduite de Mahomet auprès du lit de mort et du tombeau — Ses infirmités croissantes — Son pèlerinage d’adieu à la Mecque ; sa conduite et ses prédications pendant son séjour dans cette ville
- XXXVII — Des deux faux prophètes, Al-Asouad et Moseilma
- XXXVIII — L’armée est prête à marcher contre la Syrie — Commandement donné à Osama — Adieux du prophète aux troupes — Sa dernière maladie — Ses sermons dans la mosquée — Sa mort ; circonstances qui l’accompagnent
- XXXIX — Portrait de Mahomet — Considérations sur sa carrière prophétique
- Page de copyright
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