Double appât pour un guet-apens
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Double appât pour un guet-apens

  1. 256 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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Double appât pour un guet-apens

À propos de ce livre

Désabusé par son boulot de flic, mais ayant toujours soif de justice et de vérité, Benjamin Lecomte devient son propre patron en ouvrant une agence de détectives à Paris. Lorsque Maryline Zammer, fait irruption dans son bureau, il est loin d'imaginer l'enquête hors-norme qui l'attend. Elle lui explique que sa fille Charlotte, tout juste âgée de 16 ans, n'a plus donné signe de vie depuis trois semaines et que la police ne parvient pas à retrouver sa trace. Il faut dire que l'hypothèse d'une fugue est largement privilégiée. Le nouveau privé, lui, prend cette disparition au sérieux et se lance à la recherche de l'adolescente. Alors qu'il est sur le point de la localiser, un événement inattendu fait basculer l'enquête...

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Informations

ISBN de l'eBook
9782336953205

DEUXIÈME PARTIE


GUET-APENS POUR L’ENFER

CHAPITRE 18

Trois heures d’insomnie, cinq heures de délires oniriques, vingt minutes de douche et de rasage, quelques minutes supplémentaires pour finir de me préparer firent qu’il était huit heures et demie lorsque je quittai la chambre et descendis au rez-de-chaussée pour prendre le petit déjeuner.
Le rouge et les trois cognacs de la veille m’avaient empâté la bouche. Je bus plusieurs tasses de café, enfournai deux croissants chauds et parcourus les journaux locaux du matin. La découverte du corps de la noyée faisait la une de la plupart d’entre eux. Son autopsie avait permis d’établir qu’elle avait été frappée au visage. Mais les coups assénés, bien que violents, n’étaient pas la cause de sa mort. Le décès était dû à une overdose d’héroïne. Cette drogue avait été décelée dans son sang en quantité mortelle, et les multiples traces de piqûre relevées sur ses avant-bras ne laissaient aucun doute sur le mode d’administration. Cela dit, rien ne permettait pour le moment de savoir s’il s’agissait d’un accident ou d’un assassinat. Quant à son identité, mystère et boule de gomme. La victime n’avait toujours pas de nom.
J’étais en train de sentir l’angoisse me revenir comme de l’ail, avec un zeste de colère, lorsque mon portable sonna dans ma poche. C’était Marina Vaskov. Mon cœur bondit dans ma poitrine. J’eus un moment de doute, tremblotant comme un vieillard anxieux et désorienté.
- Comment allez-vous depuis hier ? commença-t-elle.
Elle avait la voix d’une femme qui a vraiment envie de faire la fête, à la fois suave et enjouée.
- Très bien, merci. Alors ? m’impatientai-je.
- Tout est arrangé pour votre plus grand plaisir. Ma copine me rejoint à midi. Nous irons déjeuner toutes les deux et nous serons chez moi à 14 heures. Pour vous, rien que pour vous.
- Et… c’est la fille dont tu m’as parlé ? demandai-je d’un ton assuré assez voisin du grincement d’une girouette rouillée sur un vieux toit.
- Oui, c’est elle, une adolescente toute mignonne, toute mince, et française, comme promis.
Je n’en croyais pas mes oreilles. L’espoir renaissait tout d’un coup. J’étais subitement soulagé de la vision horrible qui me hantait depuis la veille, heureux de m’être raconté des bobards.
- Je serai chez toi à 14 heures 30.
- Nous serons prêtes, monsieur Bingo.
De retour dans ma chambre, je composai le numéro de Sandro Carpelli, mais tombai directement sur sa messagerie. Mes deux autres tentatives dans l’heure qui suivit ne furent pas plus fructueuses.
Dommage, j’aurais bien aimé savoir avant de partir si son entretien de la veille avec le mafieux russe avait réglé mon problème, de façon à adapter ma prestation chez Marina.
Après une collation de fruits, histoire de refaire ami-ami avec mon amour-propre, je me rendis chez elle, déterminé à ne pas en revenir bredouille. La tempête de la nuit avait laissé place à un temps radieux, frais et bleu, et j’eus l’impression de découvrir une autre ville en arpentant le pavé niçois. Les rues attaquées par la colère des éléments quelques heures plus tôt étaient maintenant accueillantes sous le soleil, et l’atmosphère y était presque joyeuse.
En arrivant devant l’immeuble, je vis que l’un des battants de la porte cochère était entrouvert. C’était bon signe. Je le poussai et entrai. Sans croiser personne, je pris l’ascenseur jusqu’au dernier étage, me présentai devant le domicile de Marina et sonnai, avec cette appréhension qu’on a juste avant l’épreuve orale d’un concours quand l’examinateur décachète son enveloppe contenant le sujet. Appréhension grandissante, car personne ne vint m’accueillir. Le bon signe battait de l’aile.
Je collai une oreille contre le panneau froid. Pas le moindre bruit à l’intérieur. Je tournai délicatement la poignée. La porte s’ouvrit. J’entrai doucement et la refermai derrière moi, m’immobilisai et écoutai. Aucun mouvement perceptible. La pièce était vide.
- Il y a quelqu’un ?
Pas de réponse.
Je pris un couloir sombre et avançai lentement, passant devant deux portes closes pancartées « Toilettes » et « Salle de bains ». Tout au bout, il desservait une troisième et dernière pièce dont la porte était grande ouverte et d’où émanait une odeur incommodante. Je passai le seuil. La lumière du jour qui filtrait par les persiennes éclairait vaguement l’endroit. C’était une chambre aussi parfaitement silencieuse que le reste de l’appartement. L’odeur me parut être celle d’un parfum bon marché mêlée à un relent de shit.
Une blonde se mit à glousser dans le lit. J’entrai et reconnus Marina.
- Tu es seule ?
- Non, Charlotte est en train de se préparer dans la salle de bains. Elle va arriver. Nous vous avons préparé une petite surprise.
- Ah, oui ?
- Mais venez d’abord me rejoindre, monsieur Bingo.
Marina, étendue sur le dos, sortit ses bras nus de dessous les draps et les tendit vers moi. Visiblement, bien que la couette pût me faire mentir, ses bras n’étaient pas les seules parties dénudées de son corps. Je m’approchai. Elle sourit. Ses dents blanches étincelèrent dans un rayon de soleil qui passait à travers le volet.
- Et tes reins, comment vont-ils ?
- Nettement mieux. Vous avez des mains absolument exceptionnelles, répondit-elle avec l’ardeur soudaine d’une femelle en rut.
- C’est mon métier.
En se trémoussant, la jeune allumeuse avait provoqué un glissement de couette, dévoilant ses seins en poires dressés dans ma direction tels deux obus pointés vers leur cible. On eût dit qu’elle ne l’avait pas fait exprès.
Là, j’avais un problème. Un gros problème. Il fallait que je gagne du temps jusqu’à ce que Charlotte nous rejoigne, mais celle-ci ne semblait pas pressée d’arriver. J’étais comme un joueur de poker, sans jeu en mains, qui joue au bluff pour rouler ses adversaires.
J’enlevai ma veste, la jetai sur une chaise, puis m’assis au bord du lit. Comme mue par un ressort, Marina se dressa sur ses fesses et s’adossa à un énorme coussin moelleux. La couette, maintenant, ne pouvait plus me faire mentir. Rien ne couvrait le corps de la jolie blonde hormis peut-être une paire de socquettes qui échappait encore à ma vue.
Ce bruit qui me faisait penser au cri d’un volatile de basse-cour, le gloussement, reprit de plus belle tandis que je regardais furtivement autour de moi en quête d’une solution pour temporiser. Inespérément je vis un jeu de cartes rangé dans la niche de la table de chevet. J’allais pouvoir véritablement bluffer.
Marina cessa de caqueter quand je pris les cartes pour les mélanger. Je le fis avec la dextérité d’un joueur professionnel, ce qui eut le don de lui faire oublier passagèrement la raison de ma présence dans sa chambre.
- Je me fais les cartes tous les jours, dit-elle lorsque j’eus fini de les battre.
- C’est marrant ! C’est ce que je pensais à l’instant. J’allais te dire : je parie que tu te tires les cartes tous les matins. Moi, je préfère te tirer les vers du nez…
Elle ouvrit de grands yeux.
- … Oui, pour que de confidence en confidence, tu me révèles tous tes fantasmes, même les plus inavouables.
Là, j’y étais peut-être allé un peu fort. Elle gloussa de nouveau. Puis, manifestement très motivée par mes paroles, elle saisit la couette des deux mains, la balança sur le côté, plia les jambes tout en les écartant légèrement. À cet instant, je pus constater qu’elle ne portait pas non plus de socquettes. Elle était nue comme une jument et ne faisait rien pour changer son statut de jeune putain s’exhibant sans pudeur devant un homme qui aurait pu être son père.
- Je vous plais ? demanda-t-elle quand je l’eus détaillée quelques instants.
Son corps n’avait pas changé depuis la veille, ses charmes étaient toujours aussi pulpeux. C’était une belle créature et elle le savait.
- Je dois avouer que tes arguments sont si conva...

Table des matières

  1. Couverture
  2. 4e de couverture
  3. Titre
  4. Copyright
  5. Sommaire
  6. Première partie - Disparition inquiétante et règlements de comptes
  7. Deuxième partie - Guet-Apens pour l’enfer
  8. Épilogue
  9. Adresse