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Ă propos de ce livre
Voici le tĂ©moignage choc d'un mĂ©decin qui nous dit qu'on ne peut plus bien soigner Ă l'hĂŽpital. Les Ă©tablissements de soins ne sont plus en mesure d'assurer des conditions d'accueil dĂ©centes. Ce livre est le cri d'alarme d'un psychiatre qui voit le systĂšme de santĂ© s'effondrer et devenir dĂ©shumanisant, pour les patients comme pour les soignants. L'hĂŽpital est au bord du gouffre. C'est le triste constat de Bernard Granger, qui montre combien le rĂšgne de la bureaucratie et les politiques technocratiques ont dĂ©truit le systĂšme de santĂ©. Les soignants s'Ă©puisent Ă la tĂąche et dĂ©sertent les Ă©tablissements publics. Il est urgent de trouver des solutions : la santĂ© des Français est en jeu. Bernard Granger est professeur de psychiatrie Ă l'universitĂ© Paris-CitĂ©, responsable de l'unitĂ© de psychiatrie de l'hĂŽpital Cochin. TrĂšs engagĂ© dans la dĂ©fense de l'hĂŽpital public, il est membre de la commission mĂ©dicale d'Ă©tablissement et du conseil de surveillance de l'Assistance publique-HĂŽpitaux de Paris. Il a publiĂ© La Psychiatrie d'aujourd'hui et, avec Daria Karaklic, Les Borderlines.Â
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Informations
CHAPITRE 1
Naissance dâun monstre
La bureaucratie nâest pas nĂ©e dâhier. Elle a une longue histoire et viendrait de loin, de Chine peut-ĂȘtre, comme les nouilles et la poudre. On en trouve des traces dans les plus anciennes civilisations, mais nous nous limiterons ici Ă la pĂ©riode moderne, oĂč elle a sans doute atteint une expansion inĂ©galĂ©e.
Dans Les Employés, paru en 1838, Balzac écrit :
« La bureaucratie, pouvoir gigantesque mis en mouvement par des nains, est nĂ©e ainsi. [âŠ] Les Bureaux se hĂątĂšrent de se rendre indispensables en se substituant Ă lâaction vivante par lâaction Ă©crite, et ils créÚrent une puissance dâinertie appelĂ©e le Rapport. [âŠ] La France allait se ruiner malgrĂ© de si beaux rapports, et disserter au lieu dâagir. Il se faisait en France un million de rapports Ă©crits par annĂ©e ; aussi la bureaucratie rĂ©gnait-elle ! [âŠ] Enfin elle inventait les fils lilliputiens qui enchaĂźnent la France Ă la centralisation parisienne, comme si, de 1500 Ă 1800, la France nâavait rien pu faire sans trente mille commis. »
Balzac a donc vu comment la graine bureaucratique a germĂ© en France. Il en a dĂ©celĂ© immĂ©diatement les tares congĂ©nitales : la manie du rapport, la paralysie due Ă la centralisation et la ruine comme rĂ©sultat inĂ©luctable. Pour complĂ©ter le tableau, ajoutons lâorganisation incessante de rĂ©unions, ne serait-ce que pour fixer la date de la prochaine rĂ©union. Le refus de participer Ă une rĂ©union est vĂ©cu comme le dernier outrage par les bureaucrates, ou comme le signe dâune rĂ©bellion Ă mater toutes affaires cessantes.
Balzac nâĂ©tait pas le seul Ă avoir pressenti les ravages de la bureaucratie. Comme le rappelle le sociologue Michel Crozier :
« Tocqueville a dĂ©jĂ dĂ©montrĂ© que cette administration omniprĂ©sente, qui sâoccupe de tout et qui sait toujours mieux que les citoyens ce qui leur convient, Ă©touffe leurs initiatives, diminue leur intĂ©rĂȘt pour le bien public et engendre constamment par son agitation brouillonne les problĂšmes quâelle devra finalement rĂ©soudre. [âŠ] Ne pouvant tout contrĂŽler, elle sâacharne Ă dĂ©velopper des rĂšglements, ajoutant la mĂ©fiance au contrĂŽle et forçant tout le monde Ă lâirrĂ©gularitĂ©1. »
LâhĂŽpital public est un terrain dâobservation privilĂ©giĂ© du phĂ©nomĂšne bureaucratique. Lâopium des directions hospitaliĂšres actuelles est « le projet ». Quand un directeur ne sait plus quoi vous rĂ©pondre et cherche Ă se dĂ©barrasser de vous, il ordonne : « Ăcrivez-moi un projet ! » Tout est projet : projet mĂ©dical, projet managĂ©rial, projet social, projet de soins, projet dâĂ©tablissement, projet financier, projet de pĂŽle, projet de dĂ©partement, projet de service, projet de chefferie de service, projet pĂ©dagogique, projet des reprĂ©sentants des usagers, et le dernier-nĂ© projet psychologique. Aucun projet ne se rĂ©alise comme prĂ©vu, ni mĂȘme connaĂźt un dĂ©but de rĂ©alisation pour certains, car câest une littĂ©rature de fiction qui donne lâimpression dâavoir Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e sous lâemprise de stupĂ©fiants.
Et que dire de ces rapports annuels dâactivitĂ©, enquĂȘtes administratives, rapports dâĂ©tapes, feuilles de route, plans stratĂ©giques, boĂźtes Ă outils, Ă©tats prĂ©visionnels, plans locaux de santĂ©, plans globaux de financement pluriannuels, stratĂ©gie nationale de santĂ©, pilotages de la transformation (lĂ oĂč il faudrait plutĂŽt une transformation du pilotage), retours dâexpĂ©rience (RETEX, dans ce verbiage bourrĂ© de sigles et dâacronymes dont plus personne ne finit par connaĂźtre la signification) ? Qui sâintĂ©resse Ă ces fadaises ? Qui lit ces documents destinĂ©s Ă une Ă©tagĂšre empoussiĂ©rĂ©e puis Ă la dĂ©chĂšterie ?
En 2014, sous le titre Oui-Oui fait de la stratĂ©gie, jâavais Ă©crit ce petit texte ironique sur le plan stratĂ©gique de lâAP-HP alors en prĂ©paration.
Tous les personnels de lâAssistance publique-HĂŽpitaux de Paris (AP-HP) viennent de recevoir de la part de la direction gĂ©nĂ©rale le Livre Vert, plan stratĂ©gique de lâAP-HP 2015â2019. Il sâagit dâun opuscule de 44 pages, dĂ©crivant en quatre parties les grands axes stratĂ©giques du groupe hospitalier francilien dans les annĂ©es Ă venir.
AprĂšs un « prĂ©ambule mĂ©thodologique » et une introduction, il dĂ©taille la vision par lâadministration centrale de lâAP-HP des sujets Ă dĂ©velopper : le « parcours patient de demain », la place de lâAP-HP comme « acteur des rĂ©volutions mĂ©dicales et numĂ©riques » en partenariat avec les universitĂ©s, lâamĂ©lioration de « la performance sociale et managĂ©riale », enfin la construction dâun « projet financiĂšrement responsable ».
La couverture annonce « une AP-HP Ouverte, Unie, Innovante ». Ă la premiĂšre lecture, cette sĂ©rie dâĂ©pithĂštes sonne un peu faux. Mais, les plus perspicaces dâentre vous auront tout de suite remarquĂ© que les initiales de ces trois adjectifs dissonants forment lâadverbe OUI. Je dirais mĂȘme que, de façon subliminale, cette blague de potache nous Ă©voque le sympathique Oui-Oui.
La lecture de ce document nous dĂ©voile un chef-dâĆuvre digne des plus grands Ă©crivains français. Il Ă©gale ou mĂȘme surpasse Blaise Pascal par la profondeur de sa rĂ©flexion, pour ne pas dire son mysticisme, Bossuet par la hauteur de son inspiration et la portĂ©e de son regard, Voltaire par le classicisme de son expression, Chateaubriand par lâĂ©lĂ©gance de son style, Victor Hugo par la noblesse de ses sentiments et Saint-John Perse par sa lumineuse beautĂ©.
Nous pressentons que toutes les exceptionnelles et puissantes cervelles de lâavenue Victoria*1 ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es pour donner ce quâelles avaient de meilleur. Le rĂ©sultat est en effet impressionnant.
Cependant, nous nous posons quelques questions. Dâabord, pourquoi petit Livre « Vert » ? Câest que le Rouge Ă©tait dĂ©jĂ pris bien sĂ»r. Pourquoi ensuite des majuscules un peu partout ? Câest que probablement la typographie ne fait pas partie des connaissances de base enseignĂ©es dans nos Ă©coles dâadministration.
Ce petit document est trĂšs en deçà toutefois du monumental projet rĂ©gional de santĂ© de lâAgence rĂ©gionale de santĂ© dâĂle-de-France. Apparu sur la scĂšne littĂ©raire en 2012, ce dernier comporte plus de 600 pages et se compose de trois parties.
Un plan stratĂ©gique constitue la premiĂšre. Il est organisĂ© autour de huit principes (prĂ©vention, rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s sociales et territoriales de santĂ©, maĂźtrise des risques sanitaires, organisation des soins, parcours de santĂ©, amĂ©lioration de la qualitĂ© des prises en charge et de lâefficience du systĂšme de santĂ©, renforcement des capacitĂ©s dâobservation de la santĂ© en rĂ©gion : la dĂ©mocratie sanitaire, crĂ©ativitĂ© des acteurs locaux).
Suivent trois schĂ©mas (prĂ©vention, organisation des soins, mĂ©dico-social) et quatre programmes (tĂ©lĂ©mĂ©decine, gestion du risque, accĂšs Ă la prĂ©vention et aux soins, accompagnement des handicaps et de la perte dâautonomie).
Câest un des sommets de la prose bureaucratique, lâHimalaya de la pensĂ©e sanitaire. [âŠ]
Voici quelques phrases du Petit Livre Vert qui resteront Ă jamais gravĂ©es dans les mĂ©moires des humbles producteurs de soins, mais qui frapperont aussi lâesprit des fins lettrĂ©s que compte encore notre pays. La premiĂšre aurait pu ĂȘtre Ă©crite par Stendhal tellement elle est directe et limpide : « LâAP-HP est une grande institution. »
Plus loin, nous dĂ©couvrons la suite logique de cette affirmation peu contestable : « Une grande institution a toujours besoin dâavoir une stratĂ©gie. »
MĂȘme si la phrase est quelque peu osĂ©e, reconnaissons quâelle justifie Ă elle seule lâentreprise rĂ©dactionnelle de ce plan stratĂ©gique qui nous projette dans un avenir radieux.
Pour ne pas lasser le lecteur de ce billet, je terminerai ce court recueil de citations par une phrase dĂ©pourvue de verbe principal mais non dâambition, quâil faut lire bien calĂ© dans son fauteuil pour ne pas tomber Ă la renverse :
« Une stratĂ©gie rĂ©pondant Ă des besoins de santĂ© territoriaux, mais pouvant aussi conforter lâAP-HP comme Ă©tant, au niveau mondial, lâun des pĂŽles de santĂ© les plus innovants, dâun point de vue scientifique comme organisationnel, quâil sâagisse des unitĂ©s qui composent ses hĂŽpitaux, ses groupes hospitaliers, ou encore son siĂšge. »
Tout est dit en quelques mots, avec une ravissante légÚreté.
Nous sommes appelĂ©s par les auteurs de cet exploit Ă amender leur plan et Ă soumettre Ă notre formidable administration quelques idĂ©es personnelles, au cas, bien improbable, oĂč nous en aurions. Jâavoue impossible de toucher Ă une seule virgule de ce texte admirable tellement sa rĂ©daction et son Ă©quilibre touchent Ă la perfection.
Tout au plus, je suggĂ©rerais de reprendre le plan stratĂ©gique 2010-2014 et dâen changer tout simplement le millĂ©sime. En effet, lâordre des rubriques et les termes utilisĂ©s peuvent ĂȘtre diffĂ©rents dâun plan Ă lâautre, mais un examen objectif de ces deux recueils de gĂ©niaux aphorismes montre que leur fond est rigoureusement le mĂȘme. Quelque archĂ©ologue hardi pourrait Ă©galement exhumer des profondeurs de la Terre lâavant-dernier plan stratĂ©gique. On ne sait jamais, il pourrait nous rĂ©server dâimmenses surprises et servir lui aussi de prose de substitution.
Ces propos impertinents sur le petit livre vert ont connu un certain succÚs, mais ont été peu goûtés par la direction générale, qui est devenue toute⊠rouge.
*1.âLe siĂšge de lâAP-HP se situe avenue Victoria Ă Paris.
noteCHAPITRE 2
Le temps dilaté
La plus belle rĂ©ussite de la bureaucratie est sans doute son aptitude Ă dilater le temps. La rĂ©alisation des « projets » a souvent des retards de plusieurs annĂ©es, quand ils ne sont pas abandonnĂ©s en cours de route. Ce qui dans la vraie vie se fait en une heure, prend dans la vie bureaucratique un trimestre, un semestre ou une annĂ©e. Pour justifier son existence, chaque Ă©chelon, et il sâen crĂ©e de nouveaux en permanence, met son grain de sel, un grain de sable en rĂ©alitĂ©, contredit lâĂ©chelon infĂ©rieur, avant dâĂȘtre contredit par lâĂ©chelon supĂ©rieur. Tout acte, mĂȘme le plus simple, comme une commande dâagrafes, nĂ©cessite lâintervention de plusieurs services ou bureaux, et de plusieurs agents, dont on dĂ©couvre parfois lâexistence Ă cette occasion. Leur signature est indispensable, mais se fait souvent attendre ou ne se donne pas sans demande dâexplications. De guerre lasse, il vaut mieux aller acheter soi-mĂȘme les agrafes Ă la papeterie du coin.
Un autre exemple qui montre cette capacitĂ© Ă dilater le temps : le changement de dictaphone. Dans la vraie vie, on va dans un magasin et on achĂšte le dictaphone. Si le magasin nâest pas trop loin de votre bureau, une heure suffit. Dans la vie hospitaliĂšre, il faut attendre environ trois mois. Ayant Ă©voquĂ© cette question avec un collĂšgue historien, il mâa dit que dans son cas, cela pouvait prendre quinze jours seulement, sachant quâil occupe un poste Ă©levĂ© Ă lâuniversitĂ©. Il ajoute que pour ceux qui nâont pas cette chance, le dĂ©lai peut ĂȘtre beaucoup plus long, et mĂȘme le dictaphone ne jamais arriver. AprĂšs la rĂ©ception du nouveau dictaphone, il sâagit de commander des cassettes, dâune durĂ©e de 30 et 60 minutes. Refus de lâencadrement de pĂŽle vertement notifiĂ© Ă la secrĂ©taire, pardon, lâaide mĂ©dico-administrative (AMA) : « Uniquement de 15 minutes, câest moins cher, et de toute façon, tu ne tapes que des lettres de quelques lignes. »
Nous avons disposĂ© dâun local pour installer un nouvel hĂŽpital de jour, mais il fallait le meubler. La commande de mobilier a Ă©tĂ© faite sans dĂ©lai, mais un an plus tard, les meubles nâĂ©taient toujours pas livrĂ©s. Il a fallu amĂ©nager le local comme on a pu avec des meubles de rĂ©cupĂ©ration.
La messagerie Ă©lectronique est une machine Ă perdre son temps. Lâancienne montagne de papier a Ă©tĂ© remplacĂ©e par une avalanche de mails. Ce moyen de communication est dâun emploi plus immĂ©diat et plus rapide, avec une multitude de correspondants possibles, souvent superflus. Cela ne coĂ»te rien dâen diffuser Ă tout propos, pour annoncer lâarrivĂ©e dâun nouveau sous-chef de bureau, rappeler que demain il y a une manifestation sur la voie publique, vĂ©hiculer les Ă©tats dâĂąme de la direction gĂ©nĂ©rale, indiquer que jeudi prochain on va purger les robinets, quâaprĂšs-demain les groupes Ă©lectrogĂšnes seront essayĂ©s Ă 14 heures 30, que la circulation sera bloquĂ©e pendant quinze jours devant le pavillon Tartampion pour travaux, etc. Et que dire de la revue de presse quotidienne, vĂ©ritable bulletin paroissial sur les apparitions mĂ©diatiques de nos chers dirigeants. Pendant la crise de la Covid-19, quasiment tous les jours, et parfois mĂȘme plusieurs fois par jour, nous recevions sur notre messagerie Ă©lectronique des messages ayant pour objet « DGS â urgent ». Quand la Direction gĂ©nĂ©rale de la santĂ© vous Ă©crit, câest sĂ©rieux. Au dĂ©but, on regarde, puis Ă la fin on jette directement Ă la corbeille. Il sâagit le plus souvent de mails portant sur la commande des vaccins ou nous informant de dĂ©cisions lues la veille dans le journal.
Les aberrations de fonctionnement se multiplient comme des lapins. On pourrait en Ă©crire des volumes entiers. En voici dâautres.
Les psychologues titulaires sont rarement remplacĂ©s aprĂšs un dĂ©part Ă la retraite ou une dĂ©mission. Ă leur place, on engage des psychologues contractuels, dont le contrat doit ĂȘtre pĂ©riodiquement renouvelĂ©, avant une hypothĂ©tique titularisation ou lâobtention dâun contrat Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e, selon des rĂšgles arbitraires dâailleurs. Lorsquâil faut renouveler leur contrat, on nous adresse par voie Ă©lectronique un dossier dâĂ©valuation dâune quinzaine de pages, aux questions plus fouillĂ©es les unes que les autres. AprĂšs de timides et courtoises protestations, nous avons pu obtenir un questionnaire abrĂ©gĂ© de trois pages, aux questions tout aussi superflues. Pourquoi ne pas considĂ©rer que si un chef de service demande le renouvellement dâun psychologue, câest quâil en est satisfait et que cela devrait suffire ? Non, il faut que les bureaucrates justifient leur existence par ces questionnaires Ă©reintants.
Il est arrivĂ© quâun mĂ©decin disposant dâun...
Table des matiĂšres
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Avant-propos
- CHAPITRE 1 - Naissance d'un monstre
- CHAPITRE 2 - Le temps dilaté
- CHAPITRE 3 - La langue de la nouvelle barbarie
- CHAPITRE 4 - La fausse monnaie des indicateurs
- CHAPITRE 5 - L'illusion du codage
- CHAPITRE 6 - Le rÚgne de l'irresponsabilité
- CHAPITRE 7 - Les trois ùges de l'hÎpital
- CHAPITRE 8 - La rareté médicale
- CHAPITRE 9 - La psychiatrie, premiÚre victime
- CHAPITRE 10 - Guerre froide
- CHAPITRE 11 - Un encadrement pris en tenaille
- CHAPITRE 12 - La torture au quotidien
- CHAPITRE 13 - Maltraitance institutionnelle
- CHAPITRE 14 - La protection des harceleurs
- CHAPITRE 15 - Redonner du souffle
- CONCLUSION - Réhumaniser l'hÎpital
- Notes bibliographiques
- Sommaire
- Du mĂȘme auteur