
La littérature dépliée
Reprise, répétition, réécriture
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
La littérature dépliée
Reprise, répétition, réécriture
À propos de ce livre
Quand la notion d'intertextualité est apparue à la fin des années 1960, elle s'inscrivait dans une « théorie du texte » insistant sur la « productivité » de l'écriture et la signifiance comme « procès ». Instituée en catégorie générale par ses promoteurs, elle ne prétendait pas constituer un instrument critique, mais participait d'un projet philosophique. Plus tard, quand l'intertexte a commencé à faire l'objet de descriptions dans une visée poéticienne, la critique littéraire y a gagné des concepts opératoires ; elle y a peut-être perdu les perspectives générales que la théorie du texte cherchait à imposer. En se proposant de travailler sur trois mots – reprise, répétition, réécriture – les comparatistes ont voulu relancer l'intérêt pour l'intertextualité en ce début de XXIe siècle où cette notion, employée dans un contexte très éloigné de celui où elle a vu le jour, semble avoir perdu de son pouvoir de questionnement. Or toute étude comparatiste la convoque nécessairement, même si cela reste implicite, au point qu'on oublie de s'interroger sur son sens. Combien d'études de source ou d'influence se sont-elles masquées depuis vingt-cinq ans sous le vocabulaire de l'intertextualité ? Ces trois mots évoquent trois types de lecture des rapports que les œuvres d'art entretiennent avec d'autres œuvres d'art. Le premier est métaphorique : si texte veut dire tissu, comme on le dit couramment depuis Barthes, sa reprise suggère à la fois les fortunes et infortunes de sa réception (accrocs, raccords, raccommodages...) et la nécessité de toujours remettre l'ouvrage sur le métier ; il insiste sur le fait que toujours déjà tout est dit et que pourtant, sans cesse, le langage se réinvente. Le second est pratique et herméneutique : que la répétition porte sur des unités de discours plus ou moins grandes, ou qu'elle renvoie, dans une autre acception, au travail théâtral, elle suppose toujours un usage réfléchi de la langue et implique une transformation, même minimale, de l'énoncé. Le Pierre Ménard de Borges est ici l'exemple canonique ; la répétition interroge paradoxalement l'histoire : que s'est-il passé entre ses deux occurrences pour qu'un énoncé soit devenu différent de lui-même ? Le troisième est scriptural et critique : la réécriture renvoie aux opérations multiples qu'un texte effectue toujours sur d'autres textes et dont on peut entreprendre le repérage et le classement. Les quarante-et-une études de ce volume s'attachent à ces trois perspectives par lesquelles se décrit l'infini travail de pliage et de dépliage en quoi consiste l'écriture.
Foire aux questions
- Essentiel est idéal pour les étudiants et les professionnels qui aiment explorer un large éventail de sujets. Accédez à la bibliothèque Essentiel comprenant plus de 800 000 titres de référence et best-sellers dans les domaines du commerce, du développement personnel et des sciences humaines. Il comprend un temps de lecture illimité et la voix standard de la fonction Écouter.
- Complet est parfait pour les étudiants avancés et les chercheurs qui ont besoin d'un accès complet et illimité. Accédez à plus de 1,4 million de livres sur des centaines de sujets, y compris des titres académiques et spécialisés. L'abonnement Complet comprend également des fonctionnalités avancées telles que la fonction Écouter Premium et l'Assistant de recherche.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Informations
Table des matières
- Pages introductives
- Table des matières
- Soutiens à la numérisation
- Avant-propos
- Reprise, répétition, réécriture
- Histoire de répétition
- Première partie. Traverses
- Seconde partie. Périodes
- Notices sur les auteurs