Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 2, la pellicule
Alfred Kotchitch
Cet ouvrage fait 175 800 caractères, 28 600 mots, soit 146 pages au format papier.
En 1912, un exploitant écossais achète des bobines de mille pieds. Le chiffre n'a rien d'arbitraire : c'est ce qu'une boîte de magasin peut contenir, et c'est pourquoi les films se sont mis à durer dix minutes.
Une bande de celluloïd a une largeur, une longueur, une sensibilité, un point d'inflammation et une durée de vie. Chacune de ces propriétés a décidé, pendant un siècle, ce qu'on pouvait mettre dans un plan.
Ce livre suit la matière. Le nitrate qui brûle sans air et tue par la fumée. L'émulsion orthochromatique qui rendait les ciels blancs et les lèvres noires, et le maquillage qu'il fallait pour y survivre. Le Technicolor qui divisait la lumière en trois et obligeait à rallumer des arcs qu'on venait de remplacer. Les bandes photographiques collées bout à bout en 1959 pour tourner une nuit que l'industrie ne savait pas filmer. Et le vinaigre, qui ronge aujourd'hui ce que le feu avait épargné.
Dans la même collection :
• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 1, l'acteur
• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 2, La pellicule
• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 3, La lumière
• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 4, Le son
• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 5, Le montage
• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 6, La salle
• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 7, L'argent
• Une histoire du cinéma par ses limites - Tome 8, La censure
