Une histoire de l'homosexualité en Italie, des débuts à nos jours
Cesare Malapina
Cet ouvrage fait 333 650 caractères, 51 700 mots, soit 278 pages en équivalent papier.
Au XVe siècle, les Allemands disaient florenzen pour désigner l'amour entre hommes. La même Florence inventait pourtant une police chargée de le traquer, qui mit en cause dix-sept mille personnes en soixante-dix ans. Ce paradoxe traverse toute l'histoire italienne. Le pays fut l'un des premiers d'Europe à cesser de punir les relations entre adultes consentants, et l'un des derniers d'Europe occidentale à reconnaître les couples de même sexe.
Des banquets peints de la tombe du Plongeur aux débats du Parlement d'aujourd'hui, ce livre suit vingt-cinq siècles de désirs, de lois et de silences. On y croise Catulle et Hadrien, Dante sous la pluie de feu, Michel-Ange écrivant à Tommaso de' Cavalieri, Benedetta Carlini dans son couvent et les relégués de l'île de San Domino. On y rencontre aussi Pasolini, les militants de Sanremo en 1972, les femminielli de Naples et les familles arc-en-ciel.
Appuyé sur les travaux les plus récents, ce récit montre comment une société a puni, toléré, chanté et caché l'amour entre personnes de même sexe. Il éclaire ainsi l'Italie elle-même : son Église, ses familles, son art du compromis.
