Dans ces six homélies retrouvées, prononcées entre 1931 et 1943, Dom Aubourg médite les grandes fêtes marialescomme un chemin d'incarnation : Nativité, Présentation, Immaculée Conception, Visitation, Assomption et Sept Douleurs.Sous sa plume, la théologie devient poème : Marie, "commencement du commencement", incarne la transparence de Dieu dansla chair, la victoire de la grâce sur le péché et la joie du monde restauré.Langue ample, rythme d'office, rigueur doctrinale, ce texte, d'une beauté rare, redonne à la parole spirituelle française son éclatet sa verticalité.
Entre Bérulle et Claudel, un grand moment de littérature théologique.
Citations
« La Vierge naît, et l'extension de la pureté va jusqu'à la chair. »
« Dieu est l'éternelle jeunesse, immuable et toujours nouveau. »
« Rien pour rien. Tout pour tout. Dieu à tout coup. »
« La Mère de Dieu, c'est la transparence du divin dans la chair. »
« La joie – comment la définir ? Y toucher, c'est la perdre. »
À PROPOS DE L'AUTEUR
Dom Aubourg fut l'une des figures spirituelles les plus fines de la Normandie du XX? siècle. Né en 1904, ordonné prêtre à Lisieux, il exerça un ministère fécond auprès des jeunes et des malades, notamment à l'Hôtel-Dieu de Caen. Lecteur de Bérulle et de saint Jean de la Croix, il laissa plusieurs cycles d'homélies mariales où se rejoignent contemplation et rigueur doctrinale. Mort prématurément en 1961, il incarne une spiritualité de la lumière et du silence, nourrie d'un amour profond de la Vierge Marie et de la liturgie.
