L'Encre et la Neige
Minase Akira
Cet ouvrage fait 495 000 caractères, 88 400 mots, 412 pages en équivalement papier.
Hiver 1789. À l'extrême nord du Japon, la neige ferme le monde.
Tokyo, novembre 1946. La ville n'est plus qu'un champ de ruines où l'on vend de tout sous les arches d'Ueno : des cigarettes américaines, du riz coupé au sable, de la pénicilline qui ne guérit pas.
Hayami Kazuo a vingt-quatre ans. Il est interprète pour les forces d'occupation, et dans la rue on le traite de chien. Son métier est de ne rien perdre des mots des autres. Les siens, il les tait depuis toujours.
Isamu vend des fioles sous la troisième arche. Ancien soldat, il porte une cicatrice au sourcil, parle l'anglais des GI et crie la nuit dans une langue qui n'est pas la sienne. Il vit sous le nom d'un mort.
Une enquête sur un trafic de médicaments réunit ces deux hommes que tout oppose. Pour démasquer un criminel de guerre et sauver un innocent de la potence, il faudra dire à voix haute ce que tout un pays veut taire : qu'un soldat peut se rendre et rester un homme, et qu'un homme peut en aimer un autre.
« Et la honte, tu la traduis aussi ? »
Entre le marché noir et les tribunaux de Yokohama, entre la neige du Nord et les lanternes de la Sumida, Le Nom sur la pierre raconte la naissance d'un amour qui n'existe dans aucune loi, mais qu'aucune n'interdit.
Dans la même collection :
• L'encre et la neige de Shiraishi Saku
• La chambre noire de Tsukishima Tor?
• Après la vague de Kiry? Ritsu
• La porte basse de Amamiya Chikage
• Le nom sur la pierre de Minase Akira
• L'Onnagata de Kasugai Y?
• Le frère de location de Fujishiro Tamaki
• Le dernier train de Fujishiro Tamaki
• La maison vide de Kurokawa Mio
