Ils détenaient les secrets de l'or, de l'immortalité et de l'Orient. L'Église et les rois les ont fait taire par le feu.
Un sage de Tyane parti à pied chercher la sagesse de l'Inde. Les Cathares de Montségur, montés au bûcher plutôt que de renier leur foi. Les Templiers, leur idole Baphomet et leur rêve secret de gouverner le monde. Nicolas Flamel, humble libraire parisien initié à l'alchimie par le mystérieux livre d'Abraham le Juif. Le comte de Saint-Germain, qui ne mangeait jamais en public et ne semblait pas vieillir. Cagliostro, enfin, et Mme Blavatsky avec ses Maîtres de l'Himalaya.
En 1930, Maurice Magre raconte la vie de ces « messagers » qui, d'âge en âge, auraient porté en Occident une sagesse venue d'Orient, et l'ont presque toujours payée de la calomnie, de la prison ou du bûcher. Ni manuel d'histoire ni traité austère : un livre fervent et engagé, qui prend le parti des hérétiques contre l'Inquisition et aime ses héros jusque dans leurs faiblesses, leurs vanités et leurs tours de charlatan.
Poète, romancier et ardent défenseur de la mémoire cathare, Maurice Magre signe une galerie de portraits lyrique et souvent provocante, écrite en croyant plutôt qu'en historien. Pour les curieux d'alchimie, de sociétés secrètes et d'histoire occulte de l'Occident.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Né en 1877 à Toulouse et mort en 1941, Maurice Magre est un poète, romancier et dramaturge français. Il débute en poésie avec La Chanson des hommes (1898) et reçoit en 1924 le prix Archon-Despérouses pour La Porte du mystère. Ses romans, souvent exotiques ou historiques, vont du Poison de Goa au Sang de Toulouse. Attiré par l'Orient, le bouddhisme et l'ésotérisme, il publie Pourquoi je suis bouddhiste et contribue largement à faire connaître l'histoire des Cathares, cofondant en 1937 la Société des amis de Montségur et du Saint-Graal.
