Sur le pont du cargo, le jeune savant qui le fascine n'est pas celui qu'il prétend être. Et ce n'est que le premier mensonge.
Paris, au lendemain de la Grande Guerre. En pleine nuit, Williams Lecharier tire de son lit Blaze Romerdy, son camarade des tranchées : il faut partir sur-le-champ pour l'Égypte. Officiellement, une affaire de famille. En réalité, une mission dont Williams ne dit rien. À Marseille, ils embarquent sur un cargo japonais avec une étrange expédition française : un chef hautain, un voyageur de commerce trop aimable, un fonctionnaire qui n'en est peut-être pas un, et un jeune savant au charme troublant.
De Port-Saïd sous surveillance anglaise aux palmeraies de Bassorah, chacun joue double jeu. Un coup de feu claque dans la nuit, des lettres compromettantes surgissent dans les bagages, et Blaze, épris malgré lui, ne sait plus à qui se fier. Tandis que la caravane remonte le Tigre vers Bagdad, la question n'est plus de savoir qui ment, mais qui tirera le premier.
Auteur de récits de guerre et de voyage, ami de Pierre Benoit et de Roland Dorgelès, Émile Zavie signe un roman d'espionnage nerveux et désenchanté, où l'amitié, le désir et la trahison se jouent sous l'œil des Anglais. Pour les amateurs d'intrigues orientales et d'agents secrets à l'ancienne.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Émile Zavie (1884-1943) est un écrivain français. Soldat de 1914, il tire de la guerre deux témoignages, "Prisonniers en Allemagne" (1917), préfacé par Henry Céard, et "La Retraite" (1918), récit d'un soldat de l'été 1914. Il se tourne ensuite vers l'Orient avec "D'Archangel au golfe Persique" (1919), "Les Beaux Soirs de l'Iran" (1920) et "Chasseurs de nomades", puis publie des romans comme "Paris-Marseille" (1921) et "Poutnick le proscrit" (1922). On lui doit aussi, avec Léon Deffoux, un essai critique, "Le Groupe de Médan" (1920). Il était l'ami de Pierre Benoit, Francis Carco et Pierre Mac Orlan.
