Elle avait huit ans quand son père l'a repoussée de toutes ses forces. Elle ne lui a jamais pardonné.
Au lendemain de la mort de sa femme adorée, dans leur villa de Cavalaire, le banquier François Mitry découvre des lettres cachées : Thérèse aurait aimé un autre homme, et la petite Nora ne serait pas sa fille. Fou de jalousie, il repousse brutalement l'enfant, qui ne comprendra jamais pourquoi.
Livrée à une gouvernante intrigante, à un précepteur allemand douteux et à son fidèle terre-neuve Jupiter, Nora grandit en sauvageonne entre les pinèdes des Maures et la mer : fière, rusée, indomptable. Jusqu'au retour de Guy de Fresnay, diplomate de vingt-huit ans son aîné, le seul homme qui lui ait jamais parlé avec bonté. Entre la jeune fille qui exige d'être aimée et l'homme mûr qui craint de vieillir naît une passion orageuse, faite de révoltes et d'abandons, que la jalousie guette à chaque instant.
Poète de la Provence et membre de l'Académie française, Jean Aicard signe un roman ardent et sombre, porté par une héroïne hors du commun. Pour les amateurs de drames passionnels et de romans de mœurs fin de siècle.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Né à Toulon en 1848 et mort à Paris en 1921, Jean Aicard est un poète, romancier et dramaturge français, grand chantre de la Provence. Ses Poèmes de Provence (1874) et La Chanson de l'enfant (1876) sont couronnés par l'Académie française. Au théâtre, il connaît le succès avec Le Père Lebonnard ; en prose, il signe notamment Le Roi de Camargue (1890) et Maurin des Maures (1908), savoureuse épopée d'un braconnier varois. Il est élu à l'Académie française en 1909, au fauteuil de François Coppée.
