Les hommes l'adorent quand elle chante. Aucun ne songe à l'épouser.
Paris, 1899. Ruinée par le krach qui a emporté la fortune de son père, Denise Muriel, vingt ans, fait vivre les siens grâce à sa voix. Dans les salons qui la recevaient autrefois en amie, on la paie désormais pour chanter. Le compositeur Vanore veut la lancer à l'Opéra-Comique ; elle redoute le théâtre, ses dangers, son monde.
L'été venu, à Gérardmer, entre le lac, les sapins et les sommets des Vosges, le comte Bertrand d'Astyèves, diplomate blasé et mélomane, la poursuit de son admiration. Tout le monde le destine pourtant à Yvonne Arnales, l'héritière blonde aux neuf cent mille francs de dot. Denise se sait de celles qu'on aime sans les épouser, et se l'est juré : elle ne donnera son cœur qu'avec son nom. Mais les promenades au crépuscule, les confidences et les nuits de clair de lune entament peu à peu sa sagesse.
Romancière parmi les plus lues de son temps, couronnée par l'Académie française, Henri Ardel signe un drame sentimental lucide sur l'amour, l'argent et la fierté des femmes sans dot. Pour les lectrices de romans d'amour d'autrefois qui préfèrent la vérité des cœurs aux contes de fées.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Henri Ardel est le pseudonyme de Berthe Abraham, née à Amiens le 6 juin 1863 et morte le 6 janvier 1938. Romancière parmi les plus populaires de la Belle Époque et de l'entre-deux-guerres, elle publie l'essentiel de son œuvre chez Plon. Son premier grand succès, Cœur de sceptique (1894), reçoit le prix Botta de l'Académie française. Suivent notamment Mon cousin Guy, L'Heure décisive, L'Été de Guillemette, Seule et Le Mal d'aimer. Ses romans sentimentaux, attentifs aux jeunes filles sans fortune et aux pressions de la société, ont été lus par des générations de lectrices.
