Quatre ans après sa mort au front, elle n'aime que lui. Un autre homme est prêt à tout pour la faire douter.
Novembre 1922, sur les rives girondines de la Garonne. Élisabeth, trente ans, belle et toujours en deuil, vit enfermée dans le souvenir de Georges Borderie, jeune peintre tombé dans la dernière année de la guerre et que personne au pays n'a jamais compris. Contre l'avis de ses parents et les insinuations de sa belle-mère, elle part pour Paris rouvrir l'atelier de son mari et organiser l'exposition qui fera enfin reconnaître son talent.
Pour l'aider, Lucien Portets, ami d'enfance de Georges, écrivain ombrageux revenu de captivité, qui vient la voir chaque jour et brûle pour elle en silence. Entre les salons mondains, les rumeurs et un doute qui la ronge (Georges l'a-t-il vraiment aimée ?), Élisabeth sent vaciller la fidélité qui faisait sa fierté. Jusqu'où peut-on rester la femme d'un mort quand la vie, à trente ans, réclame encore sa part ?
Couronnée du Grand prix du roman de l'Académie française en 1928, la Bordelaise Jean Balde signe un roman d'une grande finesse sur le deuil, la fidélité et le désir, baigné de la lumière de la Gironde. Pour les lectrices de Mauriac et des romans d'âme de l'entre-deux-guerres.
À PROPOS DE L'AUTRICE?
Jean Balde est le pseudonyme de Jeanne Alleman, née à Bordeaux en 1885 et morte à Latresne, en Gironde, en 1938. Professeur de lettres à Bordeaux et amie proche de François Mauriac, elle publie d'abord des poèmes, Âmes d'artistes et Mausolées, couronnés par l'Académie française. Romancière de la terre girondine et des âmes inquiètes, elle reçoit le prix des Annales pour Les Ébauches (1911), le prix Northcliffe pour La Vigne et la Maison, puis le Grand prix du roman de l'Académie française en 1928 pour Reine d'Arbieux.
