Un étalon blanc aux oreilles noires, que nul n'a jamais pris. Et qui s'évapore sous ses yeux, en pleine plaine nue.
Mexique, en pleine guerre. Le capitaine Worfield s'ennuie à mourir dans un village perdu quand une lettre lui apprend qu'on a vu le Cheval blanc de la prairie, ce mustang de légende plus rapide que le vent. Il part aussitôt avec ses chasseurs, lasso au poing. Mais la course l'entraîne seul, très loin, à travers la plaine, jusqu'à ce que l'étalon disparaisse sans laisser de trace.
Égaré, affamé, assoiffé, sans repère sous un soleil écrasant, Worfield découvre que la prairie ne pardonne rien. Un ours gris surgit d'un ravin, de vieux trappeurs sortent de son passé, des cavaliers armés se profilent à l'horizon et, la nuit venue, des Comanches rôdent dans l'herbe haute. Lassos, couteaux de chasse, escalades sous l'orage : une course-poursuite sans répit au pays des mustangs.
Lui-même ancien soldat de la guerre du Mexique, Mayne Reid, l'auteur qui fit rêver Conan Doyle et Nabokov, signe un western court et nerveux, raconté à la première personne comme un souvenir de bivouac. Pour les amateurs de Fenimore Cooper, de chevaux sauvages et de grands espaces, dès l'adolescence.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Thomas Mayne Reid (1818-1883), dit le capitaine Mayne Reid, est un romancier irlandais né à Ballyroney, dans le comté de Down. Émigré en Amérique, il s'engage dans la guerre américano-mexicaine et est grièvement blessé à la bataille de Chapultepec en 1847. Installé ensuite en Angleterre, il tire de ses années américaines une abondante œuvre d'aventures, des Chasseurs de chevelures au Cavalier sans tête. Traduit très tôt en français, il a marqué des générations de jeunes lecteurs, parmi lesquels Arthur Conan Doyle, Theodore Roosevelt et Vladimir Nabokov. Il meurt à Londres en 1883.
