En 1926, une journaliste française parcourt seule l'URSS, du Kremlin au Caucase, sans escorte et carnet en main.
Automne 1926. Andrée Viollis passe près de trois mois en Union soviétique, libre de voir ce qu'elle veut, prisons politiques exceptées. De Moscou, où l'horloge du Guépéou luit face à sa fenêtre, à la foire de Nijni-Novgorod, de la Volga à Kazan, de Leningrad déchue aux puits de pétrole de Bakou et à l'Arménie dévastée par un séisme, elle observe un peuple qui se réinvente dans la pauvreté et la ferveur.
Elle questionne Tchitcherine, la sœur de Lénine et Alexandra Kollontaï, assiste aux audiences du président Kalinine, visite usines, écoles, tribunaux et prisons, croise les enfants abandonnés qui écument les rues et retrouve, devenu ouvrier, un petit aristocrate connu à Paris. Ni apologie ni réquisitoire : un témoignage vif, ironique et souvent ému sur le travail, l'amour, le divorce, la place des femmes et la peur de la police secrète au pays des Soviets.
Pionnière du grand reportage, Andrée Viollis livre un document de première main sur l'URSS des années 1920, entre Lénine embaumé et rêves d'industrialisation. Pour les passionnés d'histoire russe, de récits de voyage et de femmes reporters d'exception.
?À PROPOS DE L'AUTEUR
Andrée Viollis, de son vrai nom Andrée Jacquet de La Verryère (1870-1950), est une journaliste et écrivaine française, pionnière du grand reportage. Infirmière puis correspondante pendant la Première Guerre mondiale, elle couvre une vingtaine d'années durant l'actualité internationale pour Le Petit Parisien. De la Russie soviétique à l'Inde, de l'Afghanistan à la Chine et au Japon, elle publie de nombreux livres de reportage, dont "Indochine S.O.S. (1935)", qui dénonce la répression coloniale. Sous le Front populaire, elle dirige l'hebdomadaire "Vendredi".
