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Gille a vingt-sept ans, un charme dangereux et la réputation d'un séducteur que rien ne retient. Invité chez Finette, riche veuve cynique et raffinée, il passe d'une femme à l'autre : la plantureuse Molly, Françoise la cavalière au fond d'un sous-bois, une lady couverte de diamants, les filles de Paris. Mais le soir où Finette s'offre enfin à lui, son corps se dérobe.
Commence alors une confession sans fard : la débauche précoce, les maisons closes, les images qui l'obsèdent, et le souvenir de Jacqueline, aimée pendant la guerre, qui reparaît soudain au fond du parc. Entre cocktails, opium et confidences crues, dans une maison où chacun cherche le plaisir et fuit l'amour, Gille ne poursuit qu'une question : peut-on encore aimer une seule femme quand on les a toutes désirées ?
Publié en 1925 et dédié à Louis Aragon, ce roman de jeunesse du futur auteur du Feu follet et de Gilles est une confession érotique, crue et désenchantée de l'après-guerre. Pour les lecteurs de Morand, de Radiguet et des romans de la débauche mondaine.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Pierre Drieu La Rochelle (1893-1945) est un écrivain français né à Paris. Blessé pendant la Première Guerre mondiale, il en tire son premier recueil de poèmes, Interrogation (1917), puis s'impose dans l'entre-deux-guerres comme romancier de la jeunesse désenchantée : Le Feu follet (1931), adapté au cinéma par Louis Malle, La Comédie de Charleroi (1934), Rêveuse bourgeoisie (1937) et Gilles (1939). Rallié au fascisme, il dirige la Nouvelle Revue française sous l'Occupation. Menacé d'arrestation à la Libération, il se donne la mort à Paris en mars 1945.
