ATTENTION — CONFESSIONS LIBERTINES DU SIÈCLE DE LOUIS XV, RÉSERVÉES À UN PUBLIC AVERTI.
Paris, sous Louis XV. Jeune conseiller au Parlement, beau, riche et doté d'un tempérament de feu, "Thémidore" raconte sans fausse pudeur ses bonnes fortunes à un ami parti à l'armée. Soupers fins dans la petite maison de son ami le Président, où le champagne coule et les canapés en savent long, filles galantes rieuses, et surtout la belle Rozette, courtisane rouée qui se refuse pour mieux se donner et mène son amant de délices en supplices.
Mais un laquais perfide, un fiacre au numéro 71 et un père magistrat bien décidé à sauver l'honneur de la famille vont changer cette idylle en affaire de police. Déguisements, parloirs de couvent, dévotes moins sages qu'elles n'en ont l'air, philtre d'amour aux effets désastreux dans une paroisse picarde : le jeune libertin multiplie les conquêtes avec une insolence joyeuse, sans jamais oublier celle qu'il aime. Un récit vif et spirituel, où la volupté se dit par allusions galantes et métaphores guerrières plutôt que par mots crus.
Fermier général et écrivain à ses heures, Claude Godard d'Aucour signe l'un des petits romans libertins les plus enlevés du règne de Louis XV, activement recherché par la police à sa parution. Pour les amateurs de Crébillon fils, des Liaisons dangereuses et de l'esprit frondeur du siècle des Lumières.
?À PROPOS DE L'AUTEUR
Né à Langres en 1716, fils d'un marchand drapier, Claude Godard d'Aucour mène de front une brillante carrière dans la finance et une œuvre littéraire d'amateur, presque toujours publiée sans nom d'auteur. Fermier général en 1754, puis receveur général des finances à Alençon, il porte le titre de marquis de Plancy. On lui doit des comédies pour le Théâtre-Italien et la Comédie-Française, les "Mémoires turcs", l'"Académie militaire ou les Héros subalternes" et "La Pariséide", mais c'est "Thémidore", roman libertin du règne de Louis XV, qui lui vaut sa postérité. Il meurt à Paris en 1795.
