Le grand retour
eBook - ePub

Le grand retour

le réveil autochtone

  1. 338 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub

Le grand retour

le réveil autochtone

À propos de ce livre

Fidèle à lui-même, John Saul nous raconte l'histoire du Canada de manière que nous puissions mieux comprendre le présent - et mieux préparer l'avenir. Il y a toujours une bonne part d'inconfort dans les « moments historiques », nous prévient John Saul en nous exhortant à embrasser et à soutenir la résurgence des peuples autochtones sur la scène politique. Il s'agit, à ses yeux, de la question la plus cruciale de notre époque, la pièce majeure qui manque encore dans la construction du Canada. Les événements qui se sont succédé depuis la crise d'Oka jusqu'au mouvement Idle No More ne constituaient pas de simples nuages passagers venant assombrir les relations entre les autochtones et les autres Canadiens. Et ce qui se passe aujourd'hui dans nos communautés ne se résume pas à une question de culpabilité, de pardon, de bons ou de mauvais sentiments. Il s'agit avant tout d'une question de droits, de citoyenneté. L'heure est venue de reconstruire des liens qui étaient à l'origine même du Canada et qui seront tout aussi essentiels à la survie du pays. En replaçant les Indiens au centre de notre histoire, nous arriverons à imaginer de nouvelles façons de nous percevoir et articulerons de nouveaux récits, plus convaincants, pour raconter notre aventure collective. Fruit d'une vaste recherche, Le Grand Retour présente un étonnant portrait de la réalité autochtone, bien loin du pessimisme et du misérabilisme habituellement véhiculés par les médias et le discours politique. John Saul illustre sa réflexion en nous proposant un florilège de lettres et de textes qui nous font entendre la parole autochtone, à travers les siècles, dans toute sa richesse.

Approuvé par les 375,005 étudiants

Accès à plus d'un million de titres pour un prix mensuel raisonnable.

Étudiez plus efficacement en utilisant nos outils d'étude.

Informations

Année
2015
ISBN de l'eBook
9782764644065
1
L’imminence de l’histoire
Nous savons que l’histoire se fait sous nos yeux. Nous savons aussi que nous pouvons peser sur le cours des choses, quoique jamais autant que nous le voudrions. Et quand nous parvenons à agir, notre action est indissociable de la force immense du mouvement de l’histoire, qui marche dans le temps à grandes enjambées. L’effet de notre intervention – bénéfique ou nocif – ne se révélera que peu à peu, au fil des décennies, voire des siècles. L’histoire nous est donc entrave et âpre exigence tout à la fois. La plupart du temps, nous ne pouvons entrevoir la forme qu’elle prend, avec pour conséquence que nous nous sentons captés par des mouvements de marée mystérieux, dont nous ne pouvons même pas imaginer le cycle. Peut-être parce que nous ne voulons pas.
Mais nous sommes toujours quelque part dans le mouvement de l’histoire. La houle nous secoue ou nous précipite sur les récifs. Ou alors nous pagayons sereinement comme si de rien n’était.
C’est dans cette logique qu’il nous faut méditer les événements de l’hiver 2012-2013, au moment où Idle No More a fait irruption dans nos vies. On a vu alors des Autochtones se masser en des lieux où la contestation n’a normalement pas droit de cité : aux carrefours, dans des centres commerciaux un peu partout au pays, ainsi que sur la colline du Parlement à Ottawa. Dans tous les médias, de nouveaux jeunes chefs faisaient entendre leur voix. Les pouvoirs constitués, non autochtones aussi bien qu’autochtones, les médias, les commentateurs patentés, ont tenté en vain d’instrumentaliser ou de juguler cette expression spontanée de frustration et de colère. Ainsi, des leaders politiques fédéraux sont allés marquer leur sollicitude au chef Theresa Spence pendant sa grève de la faim sur l’île Victoria. Si elle avait péri des suites de son jeûne hydrique, à quelques mètres du parlement provincial, la catastrophe était assurée. Le tissu social canadien aurait subi un tort irréparable, sa mort aurait été une version moderne de la pendaison de Louis Riel. On aurait pu perdre la maîtrise des événements. Violence ? On ne peut pas savoir. Nous avons fini par sortir de la crise à tâtons. Le gouverneur général a reçu les chefs autochtones dans une atmosphère trouble. Et il y a eu cette rencontre avec le premier ministre à laquelle certains chefs éminents refusaient d’assister à moins que le gouverneur général soit présent.
Tout le pays semblait tétanisé par l’arrivée apparemment soudaine des Autochtones au cœur même de la conscience nationale. Je dis « apparemment » parce que les Canadiens et notre gouvernement n’avaient pas voulu voir. Il ne s’agissait pas ici d’une mauvaise passe comme tant d’autres dans les relations entre les Autochtones et les autres Canadiens. Il ne s’agissait pas de personnalités ou d’un problème particulier. Le mouvement Idle No More n’était pas là pour renverser l’Assemblée des Premières Nations. Ce n’était pas non plus un conflit opposant certains chefs et le chef national de l’APN. Ou ceux qui faisaient la grève de la faim, d’une part, et ceux qui voulaient négocier, d’autre part. Tout cela s’inscrivait en fait dans une vaste fronde impulsée par les forces de l’histoire. Hier comme aujourd’hui, chacun de nous, Autochtones et non-Autochtones, doit tâcher d’y voir clair. Les peuples autochtones avaient pris leur place dans l’arène nationale parce cette place leur revient. Sauf que cette fois-ci, leur irruption légitime au cœur de la conscience nationale rappelait les enjeux d’hier et d’aujourd’hui à tous ceux qui étaient prêts à écouter. C’est la grande problématique de notre époque, l’immémorial contentieux du Canada qui dictera le jugement de l’histoire.
Bien sûr, l’histoire contemporaine a déjà été témoin de maints drames concernant les Autochtones, certains ayant connu un dénouement heureux. C’est le Québec qui donne le ton ici. Quatre années d’affrontements judiciaires et toute une série de conflits et de négociations politiques ont débouché sur la Convention de la Baie-James et du Nord québécois de 1975. Preuve que la réconciliation et la restitution étaient imaginables, même si cet accord n’a pas réussi à satisfaire les Cris et qu’il a fallu négocier une seconde convention pour eux. L’accord du Nunavut de 1993, entré en vigueur en 1999, n’a pas été respecté dans son intégralité par Ottawa mais constituait néanmoins un événement favorable. Lorsque le traité des Nisga’as a été conclu en 1999, leur chef, Joseph Gosnell, a déclaré que son peuple avait enfin trouvé sa place au Canada par la négociation. L’entente intervenue avec les Cris du Nord québécois en 2002, qu’on appelle la Paix des Braves, est peut-être le traité le plus complexe jamais négocié. Et pourtant, il n’a fallu qu’une année pour en venir à un accord : signe que, lorsque la bonne foi et la volonté politique sont au rendez-vous, il y a toujours moyen de bâtir de nouveaux ponts dans le temps de le dire.
L’ennui, c’est que ces avancées n’ont modifié en rien le récit central de la majorité des Canadiens. Il s’agissait en effet de changements énormes intervenus dans ce lointain Nord où nous ne mettons jamais les pieds. L’accord de la baie James a apporté de grands bienfaits aux gens du Sud parce que l’hydroélectricité produit des revenus généreux et stables. Mais la crise d’Oka a démontré que l’incidence des accords nordiques sur les non-Autochtones restait largement abstraite. Les autres flambées qui ont marqué le pays depuis – la confrontation du lac Gustafsen (Colombie-Britannique), Ipperwash (Ontario), Burnt Church (Nouveau-Brunswick) et Caledonia (Ontario) – descendent en ligne droite du calvaire d’Oka.
Il n’est pas de moment historique sans malaise. Les contradictions stratégiques y bousculent à coup sûr, les contradictions tactiques aussi. La recherche de gains politiques fait naître des factions querelleuses : caractéristique obligée des mouvements qui aspirent à de grandes mutations sociales. Quant aux gouvernants, ils subissent de multiples tiraillements dans un climat de crise qui grippe la mécanique normale du pouvoir.
Et pour ceux qui sont pris à partie – dans le cas d’Idle No More : le gouvernement canadien et certains éléments de l’élite non autochtone de la société canadienne –, ces scissions semblent faire le jeu du cynisme. Par exemple, on joue un groupe d’Autochtones contre un autre. On discrédite les chefs autochtones en fustigeant la prodigalité d’une poignée d’entre eux. On fait le procès de la corruption ici, on dénonce l’inefficacité là. Tout est bon pour éviter de s’attaquer aux problèmes réels qui se posent depuis trop longtemps. Mais ce ne sont là que mirages opportunistes. Une fausse lecture de la réalité sur le terrain.
L’habileté tactique ou les mesures dilatoires n’ont jamais pour effet de faire disparaître le problème et ne règlent rien. Chose des plus importantes, sans la recherche sérieuse de solutions, les lacunes fondamentales de cette relation ne se feront que plus troublantes pour nous tous et risquent de compromettre encore plus l’existence du Canada.
Cette réalité historique n’est aidée en rien par la tendance naturelle des médias et des stratèges politiques à interpréter la réalité dans les limites du petit quotidien. Chose naturelle, voire nécessaire. Ils n’ont d’yeux que pour les personnalités, les rivalités, les mésententes et les échecs. C’est ainsi qu’ils imaginent leur action, rappelant par là les devins qui interrogent les entrailles des poulets pour nous dire si César doit se rendre ou non au Forum.
Cela peut également faire problème lorsqu’une crise éclate, particulièrement une crise qui n’en finit plus. Nous sommes alors tous empêtrés dans le récit au goût du jour. Et dans ce récit, chacun de nous ne voit que sa réalité à lui. Seules comptent alors nos habitudes, dictées par des considérations pratiques ou par nos émotions. Rien de plus normal. Et en temps normal, ça peut aller. Mais pour maîtriser une vraie crise, une crise qui transcende nos réalités personnelles, il faut savoir s’écarter de la normalité. Si la crise nous dépasse, nous devons repenser le récit, sans quoi celui-ci risque de nous annihiler. Par exemple, le premier ministre Harper, lorsque survient un danger, s’enferme habituellement aussitôt dans une lecture économiste de l’événement. Et son interprétation économique quitte rarement une certaine ornière. C’est sa réalité à lui. Quant aux millions d’autres Canadiens, ils vivent dans des réalités plurielles. Pour certains, une seule chose compte, c’est arriver au travail à l’heure ou avoir l’assurance de pouvoir faire le plein quand il le faut. Tout ce qui se met en travers de notre chemin nous agace. Une pléthore d’ambitions et de soucis pèse sur nos familles, notre emploi, notre quotidien.
Lorsqu’il s’agit des grandes questions sociales, nous avons tendance à remarquer très vite le moindre signe de souffrance. La souffrance nous trouble, surtout celle d’autrui. C’est là une expression d’empathie traditionnelle qui est d’origine judéo-chrétienne, disons plutôt abrahamique. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Cela nous rend plus sensibles aux drames sociaux. Mais si les non-Autochtones n’entrevoient leur rapport avec la réalité autochtone que par le prisme de leurs émotions, il est plus tentant pour eux de rester spectateurs du drame, car cela les dispense de rechercher une solution à ces problèmes. Ce genre de pitié risque de renforcer le vieux récit selon lequel les « Indiens » posent un problème, qu’ils sont inaptes à survivre dans une société « moderne » parce que nous leur avons inspiré une telle honte d’eux-mêmes qu’ils n’ont plus la confiance en soi nécessaire pour fonctionner dans la réalité. Lee Maracle, dans une conversation avec l’animateur de la radio de CBC Michael Enright, le 18 mai 2014, a torpillé cette pitié délétère. « Les autres appellent ça de la honte. Mais personne ne dit ça en parlant de soi. » Dans ce cas-ci, si honte il y a, elle devrait être ressentie par les fautifs. Maracle : « Si l’on veut qu’il y ait réconciliation, l’auteur de votre malheur doit être un participant. »
Quelle que soit notre vision de la réalité, l’histoire suit toujours son cours. Mais quand nous essayons de situer notre place exacte dans cette histoire, nous dépassons rarement l’approximation. L’histoire avance toujours dans des directions diverses et à des vitesses diverses au même moment. C’est un mouvement constamment agité de courants sous-marins et de lames de fond traîtresses.
Pourtant, il me semble que nous pouvons en ce moment discerner au moins une tendance. Et même s’il ne s’agit que d’une tendance parmi tant d’autres, je crois que non seulement nos vies à titre individuel mais le Canada lui-même vont se ressentir de la façon dont nous allons y réagir. Si nous intervenons intelligemment, consciemment, et avec une idée du sens de notre trajectoire historique, nous saurons changer notre récit. J’entends par là que nous allons nous affranchir d’un récit qui est resté étonnamment colonial dans sa nature, et embrasser un point de vue qui donne sens à ce que nous faisons et pouvons faire à la place. La tendance est nette. En cent ans, les peuples autochtones sont parvenus à conjurer la mort. Retour en force exemplaire quand on sait l’abjection dans laquelle ils croupissaient : proches de l’extinction démographique, leur existence juridique avoisinant le mépris, leurs civilisations guettées par la caducité. Vers quoi tend cette résurgence ? Vers une position de force, d’influence et d’inventivité civilisationnelle en ce territoire qui a nom Canada.
La plupart des Canadiens ne comprennent toujours pas cela parce que nous n’avons de souvenirs que pour la souffrance de nombreuses nations autochtones, leurs carences, leurs échecs. Ce qui conduit certains non-Autochtones à éprouver de la culpabilité, d’autres de l’empathie, d’autres encore à regarder les diverses sociétés autochtones comme des civilisations en perdition. Ce sont là à peu près les mêmes construits qui nous habitaient il y a un siècle, sauf que les parts de culpabilité et de pitié sont beaucoup plus élevées et la part de dédain beaucoup plus faible. Mais tous trois sont essentiellement pernicieux et nous éloignent du courant dominant de l’histoire. Sans parler de nos obligations.
Ce que je veux dire, c’est que ces trois états d’âme occultent le fait qu’il existe des solutions à la plupart des problèmes auxquels les Autochtones font face. Et notre pessimisme – notre culpabilité, notre pitié, notre dédain – fait obstacle à ces solutions parfaitement réalisables. Les Autochtones sont en voie de les résoudre. Mais nous leur barrons encore la route.
Au début du xxe siècle, les Premières Nations et les Métis ont atteint le nadir de leur effondrement démographique. Des près de 2 millions qu’ils avaient été, leur nombre avait fondu en à peu près soixante-quinze ans à environ 150 000. Hémorragie vertigineuse, causée par la perte de leur mode de vie, de leur bien-être économique, de leur bien-être social et de leurs sources de nourriture, sans compter l’avènement d’une nouvelle vague de maladies européennes particulièrement dévastatrice notamment à cause de l’affaiblissement de leur condition physique. Et tout cela était favorisé ou carrément causé par la politique gouvernementale, l’immigration soutenue et les changements qui en résultaient dans l’utilisation du territoire.
Autrement dit, ce fut là une ère où régnaient des contradictions profondes entre la réalité et la mythologie de la vie canadienne. L’histoire nationale classique présente le tournant du siècle comme une époque de créativité et de construction de l’État. L’immigration connaissait une cadence encore inégalée aujourd’hui. Dans la décennie précédant la Première Guerre mondiale, c’est plus de 400 000 immigrants qui entraient chez nous chaque année. On défrichait la terre, on bâtissait des bourgades. Le chemin de fer s’étendait dans toutes les directions, les villages devenaient des villes. Vrai, tout ça, mais précisément au même moment, dans le même pays, les Autochtones souffraient ou agonisaient, ou ne faisaient plus d’enfants à cause des conditions atroces auxquelles ils avaient été réduits, et tout cela se passait dans de petites localités éloignées, loin des yeux et loin du cœur d’une population canadienne d’origine principalement européenne.
Les effectifs autochtones diminuant sans cesse, le système politique canadien, enhardi par une démographie croissante et une puissance également grandissante, prédisait avec assurance la fin du monde autochtone. Il était désormais évident – ou du moins, c’est ce que disait la thèse courante et intéressée du temps – que ces populations étaient malheureusement inadaptées au monde moderne. Arriérées, anémiques, embourbées dans des cultures sans importance. Une bonne part de cet argumentaire trouva vite à se reloger dans l’idéal de charité chrétienne que charriait l’impérialisme victorien.
C’était l’époque de la mythologie impériale triomphante. Partout sur le globe, la puissance impériale et les mythes conquérants d’une poignée de pays dominaient la pensée et l’action. Il nous est difficile aujourd’hui d’imaginer la force et le rayonnement international de ces mythologies hégémoniques. On se surprend aussi de voir combien elles étaient étriquées. Ainsi, de petits pays peu peuplés comme la Grande-Bretagne et la France devaient servir de modèles au monde. L’évolutionnisme de Charles Darwin, révélé au monde en 1859, fut vite assimilé à un di...

Table des matières

  1. Page couverture
  2. Les Éditions du Boréal
  3. Faux-titre
  4. Du même auteur
  5. Titre
  6. Crédits
  7. Dédicace
  8. 1A Traité
  9. 1B Traité
  10. 1 - L’imminence de l’histoire
  11. 2 - Des droits plutôt que de la pitié
  12. 3 - L’évitement judiciaire
  13. 4 - Autorité et pouvoir
  14. 5 - Le ministère des bonnes oeuvres
  15. 6 - Le racialisme : toujours vivant !
  16. 7 - Sur les manières de débattre
  17. 8 - Au nom du père…
  18. 9 - Le grand retour
  19. 10 - Une nouvelle élite
  20. 11 - L’immaturité pérenne de nos gouvernants
  21. 12 - Le pouvoir sur la terre
  22. 13 - Le droit d’être divisés
  23. 14 - Prendre la rue
  24. 15 - Les lois omnibus
  25. 16 - Les atermoyeurs
  26. 17 - Le leadership
  27. 18 - La grande question de notre époque
  28. 19 - Et si on commençait par le plus facile
  29. 20 - Le choix
  30. Les mots des autres
  31. Notes
  32. Remerciements
  33. Crédits et remerciements
  34. Fin
  35. Quatrième de couverture

Foire aux questions

Oui, vous pouvez résilier à tout moment à partir de l'onglet Abonnement dans les paramètres de votre compte sur le site Web de Perlego. Votre abonnement restera actif jusqu'à la fin de votre période de facturation actuelle. Découvrir comment résilier votre abonnement
Non, les livres ne peuvent pas être téléchargés sous forme de fichiers externes, tels que des PDF, pour être utilisés en dehors de Perlego. Cependant, vous pouvez télécharger des livres dans l'application Perlego pour les lire hors ligne sur votre téléphone portable ou votre tablette. Apprendre à télécharger des livres hors ligne
Nous sommes un service d'abonnement à des ouvrages universitaires en ligne, où vous pouvez accéder à toute une bibliothèque pour un prix inférieur à celui d'un seul livre par mois. Avec plus d'un million de livres sur plus de 990 sujets, nous avons ce qu'il vous faut ! En savoir plus sur notre mission
Recherchez le symbole Écouter sur votre prochain livre pour voir si vous pouvez l'écouter. L'outil Écouter lit le texte à haute voix pour vous, en surlignant le passage qui est en cours de lecture. Vous pouvez le mettre sur pause, l'accélérer ou le ralentir. En savoir plus sur la fonctionnalité Écouter
Oui ! Vous pouvez utiliser l'application Perlego sur les appareils iOS et Android pour lire à tout moment, n'importe où, même hors ligne. Parfait pour les trajets quotidiens ou lorsque vous êtes en déplacement.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application
Oui, vous pouvez accéder à Le grand retour par John Ralston Saul, Daniel Poliquin en format PDF et/ou ePUB ainsi qu'à d'autres livres populaires dans History et North American History. Nous disposons de plus d'un million d'ouvrages à découvrir dans notre catalogue.